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0000 Panorama AuvergnePlaque AuvergneDes vallées aux estives

Dimanche 9 septembre 2018

Jean-Paul Lamy

 

Les trois conditions complémentaires requises pour qu’une sortie soit réussie sont bien réunies : le beau temps, le beau temps et le beau temps !

La chance est est décidément de notre côté, nous garons nos voitures sans difficulté sur la place de Champeix, d’habitude assez encombrée. Avec leur Triumph bien connue, nos amis sont là. Les Martin’s aussi avec leur MG, Jean-Pierre et son amie sur Morgan. Parmi toutes ces belles petites Anglaises découvrables, deux Renault modernes sont courtoisement tolérées : l’Espace de nos nouveaux membres Mireille et Jean-Jacques, qui attendent avec impatience la livraison de leur Triumph TR6 PI « Royal Blue » et la banale Laguna d’Agnès et Jean-Paul. Leur Caravelle leur rappelle, de temps en temps, qu’elle a les roues réellement indépendantes.

Eric, organisateur de cette sortie avec Agnès, est aujourd’hui le maître du temps. Il ne peut que constater l’inertie d’un groupe. Comme pour tout bon animateur, le respect d’un horaire est un combat de tous les instants. Mais il fait preuve d’un calme imperturbable, bravo !

Après le petit déjeuner, départ exotique en terre inconnue pour certains, les steppes du Cézallier. Ce pays lointain, pourtant à nos portes, alterne des vallées, des estives, que l’on redécouvre toujours avec bonheur. De jolies petites routes désertes, quelques passages sous les frondaisons, des prairies à perte de vue avec pour toile de fond les monts du Sancy et du Cantal. Beaucoup de vaches aussi, de toutes races. Malgré un beau soleil, l’air du matin reste un peu frisquet, les voitures roulent capotées en ce début de journée. 

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

2018 Auvergne Cezallier (1)Les esthètes de notre club adorent rouler sans avoir une autre voiture devant eux, aiment profiter d’une vue dégagée, évitent la pollution d’échappements si peu écologiques : liberté chérie ! Mais c’est un rêve inaccessible dès lors que l’on circule en groupe. Sacrée contrainte : on ne peut pas toujours pleinement satisfaire ses envies… Alors le convoi fait preuve d’une grande élasticité, au risque même de se rompre… cela arrive !

Au terme d’une étape d’une cinquantaine de kilomètres le long de petites routes que beaucoup d’entre nous découvrent, les autos se garent pêle-mêle entre le château et l’église de Villeneuve-Lembron. Nous visitons les écuries dont les décors peints ont résisté aux outrages du temps et ont été partiellement restaurés. Un petit tour dans le jardin pour la traditionnelle photo de groupe devant la fontaine, mais il en manque toujours quelques-uns. Nous retrouvons vite les absentes, elles ont préféré la compagnie de la petite chienne format boîte à gants, bien dressée et si facile à maîtriser, on les comprend ! Ah ces Arvernes, toujours rebelles, éternels râleurs, mais bien sympathiques résistants !

         
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Bravo les organisateurs, comment ont-ils fait pour découvrir ces itinéraires inattendus, enfouis dans des vallées, puis débouchant par surprise sur de vastes panoramas ? Que de reconnaissances pour proposer un tel programme ! Éric, grand motard devant l’éternel, y est certainement pour quelque chose, merci les deux roues ! On enchaîne les lacets pervers, les virages vicieux, les rares fragments de ligne droite, sans jamais perdre de vue l’immensité des plateaux du Cézallier, nous sommes dans un autre monde.

Objectif : la butte de Brion qui domine le paysage. Foin des bouses de vaches, des trous qui minent la chaussée, adieu la chocolaterie abandonnée, notre caravane progresse dans les steppes. Nous grimpons sur la célèbre butte qui héberge une fois par an une foire hors du commun.

Nous garons nos voitures au beau milieu du pâturage. Georges soulève délicatement les jupes de sa pimpante TR5 PI « Valencia Blue » pour donner à Mireille et Jean-Jacques un aperçu du bonheur qui sera le leur à la fin de la semaine prochaine, dès qu’ils auront pris possession de leur belle auto. Encore un peu de patience, les amis !

         
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Le bistrot du coin nous attend, perdu au milieu du désert et auquel tout un chacun ne prêterait pas attention. Histoire de nous dérouter un peu, il se nomme « L’Ecir et l’Angélique ». L’angélique, vous aviez deviné, mais savez-vous que l’Ecir est le vent local glacial qui accompagne l’hôtesse des lieux dans sa cueillette écologique de plantes originales. Ce sont celles que vous retrouvez habituellement dans votre assiette, pour votre plus grand plaisir.

Hélas, pour notre repas de groupe, le savoir-faire artisanal de la patronne habituel n'est pas au rendez-vous et le mélange de riz et de légumes a plus réveillé les critiques que charmé les papilles. Pourquoi ne retrouve-t-on pas la finesse des plats approuvés lors de nos reconnaissances ?

Retour aux voitures. Les routes proposées sont toujours aussi originales et belles. Nous nous aventurons plus avant dans les steppes sauvages jusqu’au Luguet, sans doute le lieu le plus perdu du Cézallier. Heureusement, le porche de la chapelle locale est fermé par un lourd portail de bois, sinon Georges, flairant la bonne affaire, y aurait volontiers garé sa belle auto. Mais c’est la forge locale à l’ancienne qui nous attend.

Plus l’altitude est élevée, plus il fait frisquet dehors, plus on s’entasse avec un bonheur difficile à dissimuler dans les espaces les plus confinés, surtout s’ils sont chauffés. La forge nous accueille sur des bancs, comme de jeunes écoliers. L’homme de fer nous fait une belle démonstration : le « savoir-fer » à travers les âges, la finesse du marteau, la légèreté de l’enclume, la chaleur de l’âtre, le vent du soufflet en cuir (à chambres de compression multiples et ouverture des soupapes différée, pour un souffle continu).

Notre hôte est un grand communiquant, forgé aux dernières techniques du chaud-business. Pour sa démonstration, il fait appel à des volontaires dans la salle. Il constate que les fayots du premier rang se font soudainement très discrets, voire tout petits. Seuls Eric, Georges, Jean-Pierre et Jean-Paul se relayent pour activer l’impressionnant soufflet. Notre shérif, qui n’a pas voulu activer le soufflet, admire Jean-Pierre ranimant la flamme et baptise l’arpette d’un jour : « Souffleur de Charmes ». Bien vu !

         
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Clou du spectacle, le forgeron forge un clou, si, si, chapeau l’artiste ! Heureusement, la forge à l’ancienne sait se montrer accueillante et nous offre le verre de l’amitié. Nous sommes au bout du monde, dans un atelier d’un autre âge. Nous bénéficions d’une vue splendide sur un désert vert, sous un soleil bienvenu. Que doivent être ces plateaux isolés en hiver, loin de notre civilisation trépidante ?

2018 Auvergne Cezallier (16)Bons Gaulois, nous quittons les hauteurs pour redescendre dans la plaine. Nous traversons Ardes-sur-Couze avant de rejoindre Saint-Germain-Lembron, dernière étape de notre périple. Tous nos amis auvergnats connaissent bien le bar « Le Paris », point de départ ou de retour de nombreuses sorties. Comme à l’accoutumée, nous réaménageons la terrasse de l’établissement à notre goût, le Triumph Club de France Auvergne, c’est comme ça !

Nous suivons avec plaisir les gorges de l’Alagnon pour rejoindre le monde moderne. Nous admirons au passage les châteaux perchés sur les rives du torrent : l’antique forteresse de Léotoing et la villégiature de Torsiac. Tout le monde rentre à bon port, belle journée !

Merci encore à Agnès et Eric, on leur fait entièrement confiance pour nous organiser de belles sorties, on ne change pas une équipe qui gagne !

0000 Road BookAttention : 2 pages.

 

 



 

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