Triumph TR Revue Aurocar 1968

5 septembre 1968
Article communiqué par Yves Olivier
Triumph TR-Revue Autocar 1968
La série des voitures de sport Triumph remonte à 1952, quand fut présenté un roadster de sport à deux places, élaboré à partir de la vieillissante Triumph Mayflower, qui ne fut que plus tard appelé TR1. Après un travail intensif de développement durant l’hiver qui suivit, portant notamment sur un nouveau châssis, les premières TR2 furent produites en août 1953. Elles utilisaient le moteur quatre cylindres en ligne 1.991 cc, dérivé de celui de la Vanguard, doté de deux carburateurs SU, d’un arbre à cames haut placé et développant 90 bhp. Un overdrive fut proposé sur le rapport supérieur. Ce dispositif fut étendu aux deuxième et troisième rapports après juillet 1955. Un hard-top fut disponible en cours d’année 1954.

La TR2 devint TR3 à la fin de l’année 1955, avec une puissance accrue de 95 bhp grâce à de plus gros carburateurs SU H6. La TR3 était reconnaissable à sa grille de calandre en forme de boîte à œufs. L’année suivante, tous les modèles furent équipés de freins avant à disque Girling.

La TR3A apparut en janvier 1958, dotée d’une calandre élargie « dollar grin » (sourire dollar), de poignées de portière extérieures et d’un moteur plus puissant de 100 bhp. Cette version fut produite sans changement significatif jusqu’en 1961. Les clients souhaitant s’impliquer en compétition pouvaient disposer d’un moteur de 2.138 cc.

La TR4 apparut en octobre 1961. C’était en fait une plateforme de TR3 aux voies élargies, dotée d’une direction à crémaillère, équipée d’un moteur de 2.138 cc, bénéficiant d’une boîte de vitesses entièrement synchronisée et arborant une nouvelle carrosserie entièrement redessinée. Elle était proposée en cabriolet avec hard-top amovible, soit avec un panneau rigide, soit avec un « Surrey Top » en toile. La carrosserie était beaucoup plus large, avec pour la première fois des glaces latérales descendantes et des ouïes de ventilation sur le tableau de bord. La puissance était toujours de 100 bhp, dorénavant obtenus 4.600 tours minute plutôt qu’à 4.800. Au cours de la vie du modèle, les carburateurs SU furent remplacés par des Stromberg CD, adoptés par la suite par beaucoup de propriétaires des premières versions.

Trois ans et demi après son lancement, la TR4 devint TR4A. Elle conservait la carrosserie et la mécanique de la TR4, mais adoptait un nouveau châssis. La grande innovation était l’adoption de bras de suspension arrière semi-oscillants et de ressorts hélicoïdaux, solution baptisée IRS (Independant Rear System). Quelques améliorations des tubulures et de l’arbre à cames permirent d’élever la puissance à 104 bhp.

La TR4A devint TR5 à l’automne 1958, avec l’adoption d’un moteur 2.5 Litre six cylindres à injection d’essence, ce qui se traduisit par une augmentation très significative de la puissance qui atteignait désormais 150 bhp. La TR5 fut alors produite avec à peu de choses près le même châssis et la même carrosserie que la TR4A.