Quoi de neuf ?

0000 Derniers Articles 1 France 1 Verte
0000 Vichy 1 France 1 Verte
0000 Forez Acte 3 1 France 1 Verte
2018 Franco Suisse 1 0000 Franco Suisse 1
2018 Event 1 0000 Champagne 1
2017 TR Euromeeting 1 0000 Drapeau Allemand 1
2016 Entente Cordiale 1 France 1 Verte
0000 Splendida Sicilia 1 0000 Drapeau Italien 1
Imprimer Envoyer

2018 06 Guide Achat TR (11)2018 06 Guide Achat TR (1)Guide d'achat d'une Triumph TR2-TR3

 

Triumph du mois de juin 2018

Site internet motorlegend.com

Article de Didier Lainé du 21 juillet 2003

 
 

L'efficacité procède souvent de la simplicité. Tel est le cas des Triumph TR2 et TR3, deux « sacrés numéros » qui résument le meilleur de la voiture de sport anglaise d'après-guerre.

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.2018 06 Guide Achat TR (12)

 

La recette du succès

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage : la Triumph TR2 n'est pas née en un jour. Quelques brouillons sympathiques l'ont précédée dans ces années d'après-guerre où tout était à réinventer. On connaît bien l'histoire de ces milliers de MG et de Jaguar qui ont réussi à se frayer un chemin difficile jusqu'en Californie en passant par la Floride. Ce sont elles qui ont sauvé l'industrie automobile anglaise après 1945, ce sont elles qui ont convaincu les bureaucrates travaillistes du gouvernement Attlee que ce secteur d'activité méritait peut-être qu'on s'y attarde. Les amateurs américains les ont aimées, beaucoup, passionnément, au point de faire la fortune de leurs constructeurs respectifs qui n'en espéraient pas tant. En industriel avisé qu'il était, Sir Black, patron tyrannique et néanmoins inspiré du groupe Standard-Triumph, estima qu'il pourrait en faire autant. Dont acte.

Au Salon d'Earl's Court d'octobre 1952, le prototype de la future Triumph TR2 attend fébrilement le verdict du public sur le stand de Triumph. Verdict mitigé. Râblé et même un peu étriqué côté postérieur, l'engin manque encore de sex-appeal. Mais l'idée est dans l'air du temps. A ce même Salon, MG, Frazer-Nash et Austin-Healey ont justement travaillé sur le même thème : celui d'une voiture de sport « moderne », tout est relatif, destinée à prendre la place de la MG TC dans le cœur des sportsmen américains en rééditant à une échelle plus modeste l'effet de mode de la Jaguar XK 120.

Ce marché en émergence ne demandait qu'à être conquis, séduit, investi. Mais il y avait urgence. Miracle : en quelques mois, le brouillon prometteur du Salon d' Earl's Court va connaître une singulière métamorphose orchestrée par le talentueux tandem composé d'Harry Webster et de Ken Richardson. Et c'est à Genève, en mars 1953 que tout va vraiment commencer pour la dynastie des TR. Une dynastie née dans la précipitation mais les hommes de Triumph ont assurément bien travaillé. Voici donc venir la TR2 qui nous rappelle incidemment qu'il n'y eut pas officiellement de TR1. C'est comme ça et c'est très anglais, dans un sens.

Première du genre à connaître le stade suprême de la production, ladite TR2 a donc initié une « recette », aujourd'hui on parlerait plutôt de « concept », en reprenant à son compte des ingrédients privilégiés depuis des lustres par d'autres constructeurs anglais : un châssis robuste capable d'encaisser les coups de raquette avec flegme, un moteur coupleux emprunté à la grande série, celui de la TR2 avait déjà fait ses preuves sous le capot des « vilaines » Standard Vanguard comme des « moins vilaines » Triumph Renown, sans parler du tracteur Massey Ferguson, des suspensions rustiques mais somme toute efficaces, permettant de vivre la route en direct et si possible sans en sortir, le tout habillé d'une carrosserie suggestive et juste assez « ouverte » pour inciter les frimeurs à sauter dedans sans ouvrir la porte…

 

La TR2

2018 06 Guide Achat TR (3)Sur la TR2, le chauffage était proposé en option. Tant qu'à faire de dépenser plus, mieux valait toutefois s'offrir un overdrive pour la bonne santé du moteur ou des sièges en cuir pour le plaisir des sens et du séant.

Les sensations de conduite qu'elle promettait aux plus téméraires ou aux plus inconscients laissaient toujours des souvenirs cuisants sur route sinueuse. Des souvenirs qu'on prenait plaisir à évoquer fièrement dans les soirées entre amis pour mieux se parer de l'étoffe des héros. Ils n'ont cependant pas été très nombreux à s'en vanter. Produite d'août 1953 à septembre 1955, la TR2 n'a duré que ce que durent les bonnes intentions : 8.628 amateurs, presque tous américains, canadiens à défaut, ont tout de même pu découvrir ses charmes révélés et cachés. Deux ans seulement pour convaincre et installer la « TR attitude ». En si peu de temps, la TR2 n'a cependant pas chômé. A peine lancée, elle a su faire parler d'elle en écumant les grands rallyes de l'époque tout en démontrant qu'une « vraie » voiture de sport pouvait être aussi bon marché. Ce grand point fort sera aussi celui de toutes les TR à venir.

 

 

La TR3

Question : qu'est-ce qui ressemble le plus à une TR2 ? Réponse : une TR3. Ce qu'elle a de plus ? Une « vraie » grille de calandre proéminente, cinq chevaux de mieux au début grâce à un nouvel arbre à cames et des carburateurs mieux calibrés, dix chevaux par la suite, le total atteignant donc 100 chevaux tout ronds, en fait des « BHP » qui valent un peu moins que les bons vieux « DIN » allemands. Les performances suivront cette « irrésistible » escalade : bien réglée et moyennant un fort vent arrière, une TR3 vaut désormais près de 175 km/h capotée et 34 secondes environ au kilomètre départ arrêté. La TR2 frôlait déjà les 170 km/h avec 90 chevaux seulement. Voilà pour la série « préliminaire » commercialisée jusqu' à l'automne 1956.

     
2018 06 Guide Achat TR (4)    2018 06 Guide Achat TR (5)
     

C'est alors que la « petite » firme Triumph, elle n'est encore connue que de quelques spécialistes, notamment en France, va trouver le moyen d'étonner le monde en faisant profiter sa TR3 d'une paire de freins à disque avant fournis en sous-traitance par l'honorable maison Girling. Innovation, révolution : en 1956, seule la très avant-gardiste Citroën DS l'a précédée dans cette voie. La TR3 qui n'en demandait sans doute pas tant s'en trouvera fort bien pourvue. La clientèle aussi qui va bientôt affluer dans les show-rooms de la marque et pousser sensiblement les cadences de productions des modestes chaînes de l'usine.

     
2018 06 Guide Achat TR (6)    2018 06 Guide Achat TR (7)
     

Encore un petit effort et la TR3 deviendra TR3A un an plus tard. Quoi de neuf ? Peu de choses ! Des poignées de portes « extérieures » peuvent, certes, apparaître comme une amélioration manifeste, d'un point de vue ergonomique. Plus anecdotiques, la nouvelle calandre élargie et les phares moins protubérants permettent de distinguer, de loin, la plus « populaire » des TR3, produite à 58.236 exemplaires en l'occurrence, auxquels on ajoutera 3.331 TR3B de fin de série. Un score stakhanoviste à l'échelle de Triumph qui s'explique sans doute par l'introuvable rapport sensations/prix revendiqué par cette voiture de sport aussi sincère qu'efficace et qui a laissé à ses heureux usagers le souvenir d'une « machine » à bouffer du kilomètre, capable de rivaliser en endurance avec un taxi Mercedes 190 Diesel ou quasiment. Tel était le deuxième cadeau des dirigeants de Triumph qui savaient sans doute se mettre à la place du client en passant à la caisse. Il en reste quelque chose…

     
2018 06 Guide Achat TR (8)    2018 06 Guide Achat TR (9)
     

 

 Au volant

Choisir une TR3 quand on s'attribue le titre de « collectionneur », c'est choisir de faire des économies pour rassurer son entourage, sinon à l'achat, tout au moins à l'arrivée, c'est à dire au bout du voyage…

Correctement traitée, une TR3 ne demande guère qu'un peu d'essence, en effet 12 litres aux cent à bonne moyenne, guère plus, un bidon d'huile de 2 litres plein, si possible rangé dans le coffre au cas où, enfin de temps à autre, trois doigts de graisse pour faire l'appoint. C'est à peu près tout et entre nous, ça coûte tout de même moins cher qu'un « contrat entretien » pour une Clio neuve. En contrepartie, la TR3 répond toujours présent quand on lui demande de partir par la route « toutes distances » et à l'intérieur ce n'est jamais le même voyage. Bruit, fureur de vivre, vibrations, tremblements, odeurs et chaleurs « exotiques », commandes rugueuses et poigne de fer, vent dans les cheveux et moucherons en grappe sur les lunettes, tel est le programme minimum qui définit la « TR attitude ». Facile à prendre en main, simple à assimiler, la TR3 sait ce qu'elle a à faire et elle le fait bien. Il y a toujours assez de chevaux sous le pied droit pour s'occuper un peu à « placer » le train arrière quand il s'oublie, mais globalement cette Triumph demeure assez prévisible. Prévisible et très sympathique dans sa façon de prévenir.

Bilan : on s'amuse bien sans se faire peur et sans même devoir y laisser son permis. Et si le confort figure généralement aux abonnés absents, on a tout de même connu pire, dans le genre. Quand on contemple le portrait du très austère Sir Black, le patron toujours tyrannique mais néanmoins inspiré du groupe Standard-Triumph de l'époque, on se demande comment un personnage aussi convivial qu'une cave de HLM à la nuit tombée a pu engendrer un engin aussi déluré. Peut-être faut-il y voir un échantillon de sa « face cachée ». Sir Black trompait peut-être son monde...

 

A vérifier avant d'acheter

Châssis/carrosserie

Traces de corrosion : Joues d'ailes avant, entourages de montants de pare-brise, plancher de coffre, planchers intérieurs, piliers de portes, traverse avant, supports de caisse.

Moteur

Pression d'huile à chaud au moins égale à 60 PSI au régime de 2.000 tours/minute. Des claquements métalliques persistants trahissent des bielles en fin de vie ou des paliers de vilebrequin usés. Niveau d'huile à contrôler tous les 500 kilomètres. Attention aux fuites.

Transmission

Contrôle du niveau de lubrifiant tous les 2.000 kilomètres. Une boîte usée se manifeste par des bruits de pignons lancinants en 1ère et en marche arrière. L'overdrive optionnel, très recommandé, qui agit sur les 3 rapports supérieurs doit s'enclencher et se désengager sans glissement suspect, signe d'usure des solénoïdes.

Suspensions

Vérifiez soigneusement l'état des tourelles de suspension, corrosion apparente, des triangles supérieurs avant et des lames de ressort arrière. Les silentblocs ont également tendance à s'user prématurément, ce qui occasionne des vibrations dans les articulations et rend le comportement routier de plus en plus « incertain » : louvoiements, affaissement de la caisse en virage, déhanchements intempestifs du train arrière, etc. A noter que la plupart des articulations doivent être graissées à intervalle régulier, toute négligence en la matière ayant pour effet d'accélérer leur vieillissement.

 

Notre avis

Si elle est la plus courante, la série TR3A est aussi la plus demandée. Et pour cause : le modèle profite de multiples améliorations qui le rendent plus « fréquentable » à l'usage, à commencer par ses poignées de porte extérieures munies de serrures. Quelques options d'époque peuvent également faire la différence à l'achat : l'overdrive, bien sûr mais également le chauffage non proposé en série, le « tonneau-cover », le lave-glace ou la banquette arrière symbolique, mais qui peut toujours servir.

A noter qu'actuellement, la demande dépasse sensiblement l'offre et se concentre surtout sur des modèles en parfait état, déjà restaurés et régulièrement suivis en entretien. Les raisons de ce succès ? La TR3 est réputée pour sa solidité et les pièces sont tout à la fois abondantes et bon marché. Tous ces critères prennent de plus en plus d'importance sur le marché de la voiture de collection…

 

Les TR2 et TR3 en chiffres

Disponibilité des pièces excellente, mais attention à la provenance. Par principe, les refabrications asiatiques sont à éviter.
Principales caractéristiques et chiffres de production :

2018 06 Guide Achat TR Tableau


 

 

 

 

 
Imprimer Envoyer

2018 05 Triumph du Mois Artcturial BandeauArtcurial au volant

 

Une pimpante Triumph TR3A de 1960

 

Triumph du mois de mai 2018

Récolté sur la toile

Commentaires de Jean-Paul Lamy en lettres italiques

 
 

Vieillirons-nous ?

Les prix de nos chères Triumph s’envolent, la population des amateurs prend de l’âge et le parc de nos belles voitures roulantes et saines diminue avec les années. Ainsi va la vie…

Comme Artcurial, les grands professionnels ont pour stratégie de s’approprier toute niche « juteuse », « tendance » et « vacante » du marché. Heureusement, il reste de vrais amateurs, propriétaires de belles Triumph, épaulés par des professionnels passionnés, qui observent lucidement une bulle spéculative qui ne saurait tarder à exploser. Plus les prix s’envolent, plus dure sera la chute !

Sachez garder vos distances vis-à-vis des nouveaux « conquistadors » du marché de l’automobile ancienne, ce sont des professionnels madrés, surfant sur un « buzz » rémunérateur ! Que diantre des vieilles guimbardes, pourquoi laisser à d’autres une marge confortable insoupçonnée jusqu’ici ? Enfin, côté garantie, ils sont experts et excellent à se mettre juridiquement à l’abri de tout recours, bravo ! Dans les salons, leurs surfaces d’exposition envahissantes révèlent une stratégie d’hégémonie calculée, pour monopoliser sans vergogne le marché des voitures anciennes, voire même des « youngtimers », et pourquoi pas demain des vieux diesels voués aux gémonies. Passionarias tendances et autres élus démagogiques à l’appui obligent !

 

Triumph toujours !

On aime renifler les gaz toxiques de nos anciennes, on roule les cheveux au vent, on adore trousser la voiture, surtout regarder sous le capot, quel bonheur ! Mais nous restons attachés à défendre les petits clubs de marque, d’abord et surtout le Triumph Club de France.

 

La parole est à Artcurial

Tout est alléchant ! Que découvre-t-on ?

  • Carte grise française
  • Châssis n° TS71238L
  • Collection d'un passionné de « supercars »
  • Archétype du roadster anglais
  • Construction robuste et fiable
  • Restauration ancienne de qualité
  • Sans prix de réserve

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

2018 05 Triumph du Mois Artcturial VoitureUn argumentaire de vente très affûté

La Triumph TR3 fait partie des roadsters anglais qui ont fait rêver toute une génération. Elle offre d'excellentes performances pour l'époque, atteignant 175 km/h en pointe avec l'overdrive Laycock-de-Normanville en option. Née en 1953 sous l'impulsion de Sir John Black, qui a repris la firme après la guerre, elle répond à la demande de la clientèle pour une voiture simple, sportive et abordable. D'abord sous l'appellation TR2, elle va évoluer en TR3 deux ans plus tard, mais c'est avec la TR3A qu'apparaissent les modifications les plus sensibles : calandre plus large qui lui donne son sourire enjôleur, poignées de portes et de couvercle de coffre, clignotants arrière séparés, phares légèrement reculés.

C'est une TR3A que nous présentons ici, équipée d'un volant bois et de l'overdrive, ce qui permet de moins fatiguer la mécanique. Elle a été restaurée en Italie il y a une dizaine d'années, juste avant d'obtenir sa certification auprès de l'ASI. Elle fut ensuite achetée par un collectionneur basé à Monaco. C'est via un spécialiste monégasque connu que notre collectionneur en fait l'acquisition en 2015, pour l'une de ses filles. Il fait alors réviser la voiture par son mécanicien personnel, et un coupe batterie est monté. La voiture est très saine et se présente dans un état très attrayant. Robuste, charmeuse, amusante à conduire, la TR3A représente un condensé des plaisirs que peuvent offrir les automobiles de collection.

Estimation entre 30.000 € et 40.000 €. Vendue 35.760 €

Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

 

Certes la voiture paraît belle ! Comment en savoir plus ? 

Psychologiquement, il est réconfortant d’apprendre que le projet de restauration du vendeur est d’offrir la voiture à l’une de ses filles, sinon ce serait trop mercantile. Dans le même ordre d’idées, un acheteur monégasque serait-il une garantie ? Par ailleurs, qu’est-ce qu’une certification ASI ? Enfin et surtout, merci pour le coupe-Batterie, élément essentiel et indispensable qui pourrait faire obstacle à la vente !

 


 
Imprimer Envoyer

2018 04 TR3A Felten BandeauRenaissance d'une Triumph TR3A

 

Triumph du mois d'avril 2018

Témoignage de Norbert Felten

 

Merci à cet alsacien passionné de nous faire partager en images la restauration des sa désormais splendide Triumph TR3A. Quel chemin parcouru ! Des photos qui en disent long...

 

Son heureux propriétaire raconte

En Février 2013, nous avons acquis « Triumph'ette » et avons profité de la belle saison pour tester ce joli véhicule ancien qui était roulant, Martine étant partie prenante. De décembre 2013 au 18 Juin 2017, j'ai restauré entièrement « Triumph'ette », il suffit de regarder les photos pour découvrir le travail accompli. De rouge, elle est devenue bleue... mais elle en a vu de toute les couleurs. Un rêve d'enfant qui s'est réalisé grâce à l'aide de quelques copains et de nos deux fistons, mais aussi par les connaissances acquises lors des différents stages organisés par le Triumph Club de France. 

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

  2018 04 TR3A Felten (1)     2018 04 TR3A Felten (2)     2018 04 TR3A Felten (3)
           
  2018 04 TR4A Felten 1 (13)   2018 04 TR4A Felten 1 (15)   2018 04 TR4A Felten 1 (16)
           
  2018 04 TR4A Felten 1 (17)   2018 04 TR4A Felten 1 (3)   2018 04 TR4A Felten 1 (4)
           
  2018 04 TR3A Felten (31)   2018 04 TR3A Felten (32)   2018 04 TR3A Felten (33)
           
  2018 04 TR3A Felten (34)   2018 04 TR3A Felten (35)   2018 04 TR3A Felten (22)
           
  2018 04 TR4A Felten 1 (18)   2018 04 TR4A Felten 1 (5)   2018 04 TR4A Felten 1 (20)
           
  2018 04 TR3A Felten (23)   2018 04 TR3A Felten (24)   2018 04 TR3A Felten (21)
           
  2018 04 TR3A Felten (20)   2018 04 TR3A Felten (19)   2018 04 TR3A Felten (18)
           
  2018 04 TR3A Felten (17)   2018 04 TR3A Felten (16)   2018 04 TR3A Felten (15)
           
  2018 04 TR3A Felten (14)   2018 04 TR3A Felten (13)   2018 04 TR3A Felten (25)
           
  2018 04 TR3A Felten (26)   2018 04 TR3A Felten (27)   2018 04 TR3A Felten (28)
           
  2018 04 TR3A Felten (10)   2018 04 TR3A Felten (11)   2018 04 TR3A Felten (12)
           
  2018 04 TR3A Felten (29)   2018 04 TR3A Felten (30)   2018 04 TR3A Felten (9)
           
  2018 04 TR3A Felten (8)   2018 04 TR3A Felten (7)   2018 04 TR3A Felten (6)
           
  2018 04 TR3A Felten (4)   2018 04 TR3A Felten (5)   2018 04 TR4A Felten 1 (21)
           
  2018 04 TR4A Felten 1 (9)   2018 04 TR4A Felten 1 (11)   2018 04 TR4A Felten 1 (22)
           

 


 

 


 
Imprimer Envoyer

2018 03 Triumph du Mois Macao BandeauTriumph Spitfire Macao

 

Triumph du mois de mars 2018

 

Triumph in Italy - www.TriumphInItaly.it

Traduit de l'italien par Jean-Paul Lamy*

 

L'histoire de cette extraordinaire Spitfire commence en 1965 lorsque le concessionnaire Triumph de Hong-Kong, Walter Sulke's ZF Garage, demande au Département Course de Triumph l’étude d’une voiture « spéciale » pour participer au célèbre Grand Prix de Macao en novembre de la même année.

Harry Webster et l'entreprise, toujours prêts à relever de nouveaux défis techniques, commencent aussitôt l'étude de faisabilité qui conduit à développer la Spitfire jusqu’à un stade d'évolution maximal pour la course, conformément aux exigences de Sulke. Les techniciens de la Direction de la Compétition commencent à travailler sur un châssis Spitfire « Le Mans » allégé dans la version 1965. Côté motorisation, on a évidemment recours à la dernière version utilisée sur la désormais célèbre voiture du Mans, avec tous les progrès réalisés. Ce moteur de 1.147 cc 70X, alimenté par une paire de carburateurs Weber 45 mm, délivre dans cette configuration la puissance respectable de 109 cv à 7.200 t/m.

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

2018 03 Triumph du Mois Macao (1)Contrairement à l'adaptation de la Spitfire « Le Mans », c'est un travail important de transformer le coupé en barquette. La partie arrière de la voiture est remodelée avec une coque en aluminium, conformément aux exigences du client. L'aspect final de cette voiture « spéciale » est caractéristique, avec une partie arrière monobloc en fibre de verre. Cette coque intègre le carénage de l'arceau de sécurité, dans le style de la Jaguar D des années 50.

2018 03 Triumph du Mois Macao (2)Le capot moteur est celui de la Spitfire « Le Mans » avec ses phares, son panneau central en aluminium et deux ailes en fibre de verre. La Macao conserve également les jantes en magnésium, fabriquées à Coventry par Sterling Metals Ltd, reprenant le même design que celles utilisés au Mans, mais élargies de 4,5 à 5,5 pouces. Le réservoir de carburant, d’une capacité de 85 litres, est celui du modèle « Le Mans ».

La voiture est monoplace. Le poste de conduite est bien à droite, jamais transformé en conduite à gauche, comme le prétendent certains. Pour des raisons aérodynamiques, un couvercle de protection souple ferme le compartiment passager.

   
2018 03 Triumph du Mois Macao (3) 2018 03 Triumph du Mois Macao (4)
   

A la fin de l’été 1965, les premiers essais dynamiques ont lieu sur les pistes d’essai de de Mira au Royaume-Uni. Aux mains du pilote d’essai Fred Nickling, la Macao atteint la vitesse de pointe de 130 mph avec une moyenne au tour de 122 mph, le tout avec un rapport final de transmission de 4.11/1.

Envoyé à Hong-Kong en octobre de la même année, la voiture participe au Grand Prix de Macao les 27 et 28 novembre 1965. Sulke au volant, elle termine troisième du Grand Prix à vingt tours du premier.

La « ACP Trophy Race » est une épreuve du Grand Prix de Macao qui se déroule sur trente tours, sponsorisée par l'Automobile Club du Portugal. Au volant de la voiture, le pilote Alber Poon, licencié à Hong Kong, franchit la ligne d’arrivée en deuxième position, derrière John Kirk sur Lotus Elan. Avec la Macao, le pilote Triumph s’octroie le meilleur temps au tour de la catégorie 1500 cc.

La Spitfire Macao est de retour au début de 1966, après avoir participé à d'autres compétitions en Asie avec des pilotes locaux. Le 13 mai 1966, la voiture rejoint les Etats-Unis et l’écurie du grand « gourou » Kas Kastner, véritable icône de la course automobile. A cette époque, il gère toutes les activités sportives de Triumph outre-mer. Kas décide d'aligner la Spitfire dans le championnat USRRC, acronyme de « US Championship Road Racing  », confiant le prototype au pilote américain Charlie Gates.

2018 03 Triumph du Mois Macao (5)Dans sa configuration d'origine, la Macao n'a disputé que deux ou peut-être trois courses de championnat, ce qui démontre clairement son manque de compétitivité,  dû pour l'essentiel à une énorme différence de cylindrée et de performances, face aux compétiteurs du championnat fiers d'utiliser des moteurs beaucoup plus gros et plus puissants.

Kas décide alors d’équiper la Macao du moteur six cylindres de la Triumph 2000. Une fois réglé en usine, ce bloc délivre la puissance respectable de plus de 185 cv.

La greffe nécessite d’apporter quelques modifications au châssis et à la carrosserie. Le capot du moteur s'adapte pour accueillir le moteur six cylindres plus long que le quatre cylindres. Le capot reçoit des bossages et des prises d’air supplémentaires permettant d'optimiser les performances. Pour se conformer au règlement du championnat, le siège passager fait son apparition et le pare-brise s'agrandit, pour parachever le côté biplace de la barquette. Un énorme tromblon, sortie de l’unique échappement central arrière, amplifie à l'envi les décibels du moteur.

En 1967, dans une livrée blanche, coiffée d'un capot moteur noir opaque, équipé d'un large arceau de sécurité derrière le pilote, la nouvelle Macao est prête à affronter les grosses voitures américaines sur les pistes d’outre Atlantique. Cette année-là, elle poursuit sa participation au championnat USRRC. Le travail, réalisé avant Noël 1966, offre à la Macao la possibilité de concourir dans la catégorie des 2000 cc, sur un pied d'égalité avec ses concurrentes.

2018 03 Triumph du Mois Macao (6)Le 30 avril 1967 à Riverside, au volant de la Macao, Charlie Gates obtient un excellent résultat : une seizième place au classement général, à treize tours de la Lola T70 MkIII du vainqueur Mark Donohue. En qualification, la Macao signe le trentième temps en 1'42"800. En fin de saison 1967, suite à de nombreuses vicissitudes et à des résultats moins encourageants, le Département Course abandonne la voiture.

En 1968, la Macao finit au Texas où elle participe au championnat SCCA « Sport Car Club of America », une compétition qui réunit de nombreux participants à travers les Etats-Unis. Sans gloire, sans infamie non plus, la Macao poursuit son aventure en compétition jusqu’en 1974. Elle est alors vendue à un particulier qui l'enregistre en 1979 avec PKN 689 pour immatriculation. Vendue à nouveau en en 1981 chez Forristall's GT Cars Inc, toujours au Texas, son nouveau propriétaire l'utilise pour des compétitions telles « l'Atlanta Vintage Gran Prix ».

2018 03 Triumph du Mois Macao (7)

2018 03 Triumph du Mois Macao (8) 2018 03 Triumph du Mois Macao (9)
   

En 1982, la voiture est vendue à Dave Seibert. C'est à cette époque que la Macao bénéficie d'un nouveau lifting : la fameuse bosse sur le capot arrière évolue, avec un volume et des formes différentes. La suspension arrière est remplacée par le triangle inférieur « banane » de la future triumph GT6 Mk2. En 1991, La voiture réapparait en Suisse lors d'une vente aux enchères.

Acheté par un concessionnaire suisse, Dieter Messmer, la Macao reçoit d'autres améliorations jusqu'en 2001. Puis David Pearson de Canley Classic, son propriétaire actuel, ramène la voiture au Royaume-Uni. La Macao attend d’être restaurée dans sa configuration de 1965, ce qui n'est certainement pas le plus simple. L'objectif est de retrouver la Spitfire Macao « spéciale » dans son état d'origine, avec son moteur 1.147 cc 70X et sa si belle ligne aérodynamique arrière. Nous sommes toujours en contact avec David pour suivre de près la renaissance de la Macao.

2018 03 Triumph du Mois Macao (10)Vous pouvez découvrir Une belle image de trois quarts arrière de la Macao dans sa configuration originale de 1965, prise dans la cour de l'usine de Coventry. Notez les différentes formes de l'arceau, de l’appuie-tête et des ailes. Admirez aussi la Macao en cours de restauration.

   
2018 03 Triumph du Mois Macao (11) 2018 03 Triumph du Mois Macao (12)

2018 03 Triumph du Mois Macao (13)* Le contenu de cet article est protégé par sa licence, voir : www.triumphinitaly.it/disclaimer.ht ml


 
Imprimer Envoyer

2018 02 Triumph du Mois Miglia (0)Triumph speedster Miglia 1971

 

Triumph du mois de février 2018

Signalement de Marc Roudil

 

  Cliquez sur les images pour les agrandir.  
2018 02 Triumph du Mois Miglia (2) 2018 02 Triumph du Mois Miglia (4) 2018 02 Triumph du Mois Miglia (5)
     

Le speedster Miglia est une voiture élaborée sur une base Triumph. Ses lignes classiques évoquent les voitures de sport des années 1950 et revendique haut et fort son prestigieux modèle, la Maserati A6 GCS fabriquée entre 1953 et 1955. La voiture peut être achetée en kit ou assemblée en usine. La plateforme Triumph est soit une Herald, soit une Spitfire, soit une Vitesse, le must ! La grande diffusion de ces voitures présente bien des avantages : disponibilité des pièces et nombreux spécialistes.

Ce speedster répond à de hauts standards de qualité. Les plateformes d’origine sont modifiées de manière significative. L'extérieur présente notamment deux appui-têtes profilés prolongés par un bulbe, plutôt que l'aileron unique inspiré de la Jaguar type D, réservé au seul conducteur.. Merci pour la passagère, ce double bulbe augmente la sécurité et le confort. Des trappes d'aération factices en acier inoxydable, apparemment empruntées à un canot automobile rapide, ornent les parties inférieures des ailes, derrière les arches de roue avant. Le compartiment moteur met en valeur la qualité du travail de l’aluminium.

Très enveloppante, la carrosserie rouge vif est ornée d'une grille en aluminium dotée d’un pare-moustiques. La voiture est chaussée de roues fils de 15 pouces. L'intérieur est garni de rouge avec un tapis noir. Le tableau de bord est en aluminium bouchonné et les sièges « baquet » sont garnis de vinyle rouge. Un volant amovible facilite l'accès.

Mécaniquement, le Speedster est le plus souvent propulsé par un moteur Triumph 2500cc ou 2500cc TC, accessible en ôtant le léger capot amovible. L’alimentation est assurée par une batterie de carburateurs triple corps Weber. Le moteur est accouplé à une boîte manuelle Triumph dotée d’un rapport surmultiplié, entraînant un robuste pont autobloquant.

Le speedster Miglia affiche des performances exceptionnelles, sans nuire à un comportement agréable. Lors d'un récent essai routier, le speedster réalise des performances surprenantes et s’intègre avec aisance dans le rythme de la circulation actuelle. 

  Cliquez sur les images pour les agrandir.  
2018 02 Triumph du Mois Miglia (6) 2018 02 Triumph du Mois Miglia (3) 2018 02 Triumph du Mois Miglia (1)
     

 


 
«DébutPrécédent12345678910SuivantFin»

Page 1 sur 13

© Triumph Club de France- Association à but non lucratif - Loi de 1901 - Logiciel Joomla 1.5.26 - Licence GNU/GPL           V02.5