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Restauration d'une GT6 Mk3

Mai 2012
par Brad Richards de la région Bretagne
 
 Restauration d'une Triumph GT6 Mk3

En 1994, j’avais décidé de mettre ma GT6 au garage et d’entreprendre quelques petits travaux ; des ennuis de mise au point et la rectification de deux zones de peinture en préparation pour le Contrôle Technique. Finalement j’ai terminé les travaux en 2011 ! Voilà l’historique d’une restauration longue durée, que j’ai transportée sur plateau entre cinq maisons pendant différentes déménagements au Royaume-Uni et finalement, sur un ferry vers la France, avant d’arriver à sa fin.

Pendant les travaux de 1994, j’ai rapidement découvert que la caisse de la GT se trouvait en très mauvais état avec de la corrosion partout. A vrai dire, la moitié inférieure de la carrosserie était pourrie, les planchers, bas de caisse intérieurs aussi bien que extérieurs, la jupe arrière, les ailes extérieures et intérieures ainsi que tous les panneaux intermédiaires avaient besoin de réparation. La photo montre l’arrière gauche pendant un essai de montage des panneaux de jupe et de l’aile intérieure et de l’autre côté, les nouveaux panneaux soudés en place avec une couche d'apprêt.

Restauration d'une Triumph GT6 Mk3

Une fois la caisse assez rigide pour être séparée du châssis, la réparation des traverses de châssis pouvait commencer. Le châssis était réparé et envoyé chez un professionnel pour un sablage et un traitement anticorrosion. Pour empêcher d’autres  problèmes de ce genre, l’intérieur du châssis a reçu une injection du produit « Waxoyl ».

Pendant ce temps, le moteur est parti pour une réfection comprenant : passage en bain caustique, rectification du vilebrequin, ré alésage des fûts et surfaçage du bloc, arbre à cames, culbuteurs et pistons neufs. Une nouvelle pompe à l’huile et la culasse a reçu des soupapes et des guides neufs et des sièges de soupapes sans plomb. Comme les réparations de la carrosserie ont traîné à cause des exigences de mon travail, je n’étais pas trop pressé de recevoir le moteur. Finalement il est revenu de l’atelier deux ans et demi plus tard !

Restauration d'une Triumph GT6 Mk3

J’ai complètement démonté la boîte et l'overdrive dans la véranda de la maison, pour ne pas perdre des petites billes pendant les travaux. Le seul problème d’importance fut le solénoïde de l’overdrive qui était hors service à la suite d’une entrée de l’ eau. Après une visite à la bourse d’échange de Beaulieu, je suis rentré chez moi avec une pièce de remplacement acheté à un prix très correct, comparé aux tarifs des fournisseurs Triumph. Pour terminer, le moteur et boîte ont reçu une peinture haute température de couleur Triumph Signal Red.

Plusieurs petites pièces étaient aptes pour un traitement d’embellissement et ainsi une grande boîte de supports, cache culbuteur et plusieurs autres pièces sales et rouillées ont été envoyées chez un professionnel pour un traitement en peinture noire époxy. Cette belle finition durable est presque impossible à reproduire chez soi.

Restauration d'une Triumph GT6 Mk3La prochaine tâche était de repeindre la caisse, d’abord il fallait enlever toutes les anciennes couches à l’intérieur, à l'extérieur et sous la voiture. Ici une vue du dessous de la voiture, qui se trouve sur un vieux matelas. Ne me demandez le nombre d’heures de travail qu'il a fallu pour revenir à la surface métallique ! Une première couche d’apprêt phosphorique « Etch Primer ». Ensuite une couche d’ apprêt suivie par de l’apprêt « High Build », beaucoup de travail avec de la toile « Wet and Dry » et plusieurs couches de Triumph Signal Red. Une fois complètement sèche, chaque cavité a reçu sa dose de « Waxoyl », tout comme le châssis. A l’ autre bout du garage le châssis a reçu le moteur et les différents éléments de la suspension, direction et transmission tous remis en état. Ensuite, avec beaucoup de soins, le châssis a reçu de nouveau sa carrosserie peinte.

A ce moment, j’ai déménagé plusieurs fois et le projet s’est trouvé en attente pendant cinq ans jusqu’à mon arrivée en France. Mais, mon nouveau garage était en mauvais état et sa rigidité était assurée grâce à des étais de maçon ! Alors, la rénovation du garage s’imposée avant de redémarrer les travaux sur la GT6.

Restauration d'une Triumph GT6 Mk3Voilà, après les rénovations. L’aménagement de l’intérieur est toujours un travail fastidieux, en conséquence il m’a pris du temps. J’ai du essayer cinq types de colle en bombe aérosol avant d’en trouver un qui ne réagisse pas avec la peinture cellulosique. Le montage du ciel de toit neuf a été une corvée particulièrement difficile et j’espère ne jamais avoir à refaire les mêmes gestes.

 Une fois l’intérieur terminé, les essais de réanimation de la voiture après dix sept ans d’inactivité furent problématiques. Plusieurs pièces se sont  bloquées ou corrodées et il a fallu les remplacer. Celles-ci comprenaient la pompe à essence, la bobine, les soupapes des flotteurs de carburateurs, des pièces haute-tension de l’allumage, plusieurs interrupteurs, connecteurs des fils électriques, ainsi que tout le système de freinage. Finalement après énormément d’heures de travail, des années d’immobilisation et plus de dépenses que je n’ose compter, elle est sortie de son garage, prête pour le contrôle technique.

Restauration d'une Triumph GT6 Mk3Je suis obligé de dire que je la trouve très, très belle. Je suis fier d'avoir eu le courage de persévérer sur le projet pendant tant d’années. Je réfléchirai très sérieusement avant de me lancer dans une autre restauration... ou peut-être pas !

 

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