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ème Triumph Event

 

0000 DiaporamaJura franco-suisse

 

2 au 5 juin 2011
par Jean-Paul Lamy - Région Auvergne

2011 Event Jura Malbuisson Lac  
  
 
Event encore, Triumph toujours

Le succès du Triumph Event se confirme d’année en année, le nombre de participants ne cessant de croître. Quatre vingt treize équipages se retrouvent ainsi dans le Jura, près de la frontière suisse. Pour remercier nos amis helvètes, qui participent assidument à tous les Events depuis plusieurs années, le Triumph Club de France a tenu à organiser conjointement avec eux cette 23ème édition. La présence de nos amis hollandais, belges et britanniques confirme le côté international de notre manifestation emblématique. Un anglais et un allemand nous font même l’honneur de venir par la route au volant du mythique prototype TS2, ancêtre de la prestigieuse lignée des roadsters TR qui font notre bonheur, quel plaisir de les accueillir.

 

2011 Event Jura Malbuisson HotelUn accueil de congrès international

Comme à l’accoutumée, nos charmantes hôtesses accueillent les nombreux équipages à l’Hôtel du Lac de Malbuisson, sur la rive du lac de Saint-Point. Malgré sa taille impressionnante, l’hôtel ne peut héberger tous les participants et doit en répartir certains dans d’autres hôtels du voisinage immédiat. Heureusement, la salle à manger de l’Hôtel du Lac s’avère assez grande pour nous accueillir tous pour le diner. La vue de cette immense salle regroupant tous les participants est impressionnante. Nous apprécions à sa juste valeur la gentillesse et l’efficacité de la famille gérant l’établissement.

 

Les Triumph sont là…

Triumph TS2Patrice Guérin et Cyril Fessy, vêtus de ce gilet jaune ou orange si seyant, veillent à ce que les voitures soient alignées avec soin. Le vaste parking de l’hôtel est fort animé, avec des minis débats impromptus et moult conseils qui ne demandent qu’à être vérifiés. Les chiffons lustreurs et les produits cosmétiques sont de sortie. Beaucoup de capots sont levés, les vérifications de routine vont bon train, comme les réglages de dernière heure. On débarque les deux TR2 arrivées sur un plateau. Le prototype TS2 fait une entrée remarquée. Tout le monde admire la rare teinte géranium d’un splendide roadster TR2, le 111° exemplaire produit, avec ses étonnants bagages assortis.

Triumph TR2 GeraniumLes commentaires amusés fusent devant certaines voitures. Une Spitfire arbore une surprenante robe rose pailletée, style Barbie à Las Vegas. La calandre d’une Stag est curieusement montée à l’envers, le pauvre cervidé ayant les cornes en bas. Que dire enfin de la Stag verte, d’une couleur impossible que seuls des anglais sérieusement shootés pouvaient imaginer, qui est désormais célèbre dans le club, on s’y habitue.

Un petit mot de consolation pour les quelques malheureux que leur belle mécanique a trahi d’entrée et qui arrivent au volant d’une voiture de location, certes banale mais si rationnelle. L’essentiel est qu’ils puissent participer à cette belle manifestation. Qu’ils n’aient pas honte de leur monture, il y a bien déjà une Caravelle !

 

Triumph Géranium sous la neigeUn lac si discret… en Suisse

Après un petit déjeuner pris de bon matin, le parking se vide progressivement et l’interminable convoi des Triumph s’ébranle vers la frontière suisse. Un hollandais, au volant de l'exceptionnelle TR2 couleur géranium déjà citée, rappelle que selon un usage bien établi, une TR ne se conduit que « nature et découverte », quel que soit le temps. Lausanne BrouillardPour prouver sa détermination, il extrait du coffre de sa voiture la photo saisissante de froid qui illustre cet article. Mais certains ignorent délibérément son conseil !

Un ciel gris et une brume matinale épaisse sont au rendez-vous et c’est avec humour que les participants s’arrêtent docilement aux différents points de vue recommandés par le road-book. Les illustrations des tables d’orientation nous montrent ce que nous aurions du voir, dommage ! Cela n’empêche pas certains de s’exclamer, comme il sied, sur la beauté du panorama, quel talent !

 

La caverne d’Ali Baba

En descendant vers Neuchâtel, nous sortons enfin du nuage pour aller visiter une collection automobile privée, rassemblée  par un banquier aujourd’hui disparu, qui n’ouvre que rarement ses portes Cortaillaud Musee Renaudà quelques privilégiés triés sur le volet. Merci Adrien d’avoir su convaincre le gardien de ce temple insoupçonné de recevoir simultanément une foule aussi nombreuse. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir quelque quatre-vingt merveilleuses voitures, toutes aussi prestigieuses les unes que les autres et conservées dans un état fabuleux. Beaucoup de ces Rolls-Royce, Isotta-Fraschini, Maybach, Duesenberg, Monteverdi, Bugatti et autres marques aussi prestigieuses, ont une histoire originale, renforçant si besoin était la valeur de cette collection difficilement estimable. Le décor de ce musée confidentiel est à la hauteur des voitures exposées, avec affiches et bibelots d’époque. Malheureusement le temps nous est compté et c’est à regret qu’il nous faut quitter tous ces trésors cachés.

 

Tous à la mine

Val de Travers Mine Wagon LitEn route vers le Val de Travers, haut lieu de la montre suisse, non pour s’intéresser à l’industrie horlogère, mais pour visiter une mine d’asphalte, dont l’exploitation a cessé il y a quelques années. D’entrée, nous découvrons le Café des Mines, avec son décor de planches qui rappelle davantage le Far-West que les montagnes d’Helvétie. On nous sert la spécialité locale, un apéritif à l’absinthe, avant le déjeuner « à Val de Travers ». Réchauffés par le soleil enfin revenu, il nous faut ensuite attendre l’horaire plutôt tardif d’ouverture de la mine, rigueur suisse oblige ! Ce long laps de temps est méthodiquement mis à profit : sieste réparatrice pour les uns, le wagon-lit c'est idéal (photo), découverte de la cuisson du porc dans l’asphalte pour les autres, c’est d’un banal !

Val de Travers Mine GroupeScindés en plusieurs groupes qui se mélangent parfois, faute d’intervalle suffisant, nous parcourons longuement un dédale de souterrains obscurs, un casque vraiment inesthétique sur la tête et une lourde lampe de mineur à la main : look assuré. Ah, qu’il est dur de comprendre les explications souvent humoristiques de nos guides, avec leur accent à couper au couteau suisse. Oh, qu’il est difficile d’entrevoir les écrans de cinéma cachés dans les recoins obscur des galeries, mais ne soyons pas médisants, le premier rang d’au maximum trois personnes aurait paraît-il pu distinguer quelque chose. On connaissait le cinéma muet, pas encore le cinéma aveugle ! Après la nuit et le froid des galeries, nous retrouvons avec plaisir la lumière et la chaleur du jour, le soleil radieux voulant sans doute faire oublier sa longue grève du matin.

 

Retour sur France

Malbuisson ParkingCertains d’entre nous appréhendent le passage de la frontière. Cette crainte s’avère inutile car les gabelous des deux pays se « montrent invisibles », au grand dam de certains qui ressentaient déjà une si agréable montée d’adrénaline. Si les douaniers avaient été là, ils auraient sans doute soupçonné un trafic illicite de Triumph à grande échelle. Nous retournons à l’hôtel par des petites routes fort agréables. Délit d’initiés : certains hérétiques, au risque d’être excommuniés par le club, oublient le sacro-saint road-book et empruntent des chemins de traverse pour admirer le fort de Joux, mais on ne citera pas le nom de ces impies.

A l’hôtel, Bernard nous présente la prochaine édition de l’Entente Cordiale, qui aura lieu cette année dans le Val de Loire, le premier week-end d’octobre. Finis les amateurs, un photographe « officiel » propose des photos des participants, saisis en pleine action au volant de leur bolide. Le premier tirage est offert par le club, un grand merci. La file d’attente pour choisir ses photos est interminable.

Les boutiques française et suisse connaissent un grand succès, une bousculade digne d’un jour d’ouverture des soldes, dans l’ambiance chaude et colorée d’un souk marocain. Notre grand magasinier et ses charmantes vendeuses sont assaillis de tous côtés par une foule pressante, atteinte d’une irrépressible fièvre acheteuse. Le précieux stock fond à vue d’œil. C’est pour le plus grand bonheur du trésorier qui encaisse sans hésitation ni faiblesse, insensible à cette activité bourdonnante. Enfin, allez savoir pourquoi, quelques regards restent fixés sur le grand parapluie Triumph servant de bien sommaire cabine d’essayage.

 

Ornans PanoramaLa belle Hécatombe

De bon matin, en route pour le Doubs avec l’attaque d’un Col de la République, encore un ! Et là, dès les premiers coteaux, c’est le début d’une hécatombe. Sa TR3A se montrant capricieuse, un équipage auvergnat, prudent et avisé, a préféré « assurer » avec sa belle Porsche, mais ne voilà-t-il pas que c’est elle qui tombe en panne ! La légendaire fiabilité allemande ne serait-elle que proverbiale ? Mais l’humour anglais frappe aussi les Triumph. Une belle TR3 méridionale, d’un vert olive original et charmeur, perd au passage quelques rapports de boîte, mais elle pourra continuer cahin-caha. Plus cocasse, une autre TR3 venue de la riviera perd une dent de grande couronne, c’est le « pont » de l’Ascension ! La pauvre Triumph des bords de mer attendra les secours en montagne, au beau milieu du magnifique et impressionnant défilé d’Entre-Roches. Une jolie Spitfire a ses vapeurs, un coup de pompe (à eau), on lui prodigue des sels et elle parvient à repartir sous bonne escorte vers son Auvergne d’attache. Pour clore cette série noire, une splendide TR5 PI « valencia blue » se met à « ratatouiller » et son propriétaire, furieux ou vexé, voire les deux, l’abandonne derechef. Mais il pardonnera vite à sa belle, on le connaît !

 

Republique du Saugais Tuye HotesseIncursion en république du Saugeais

Au sortir des belles gorges d’Entre-Roches, un peu avant la capitale Montbenoît, nous pénétrons incognito dans la république du Saugeais, enclave gauloisement indépendante, inconnue jusque-là de presque tous. Le redoutable douanier de ce micro-état, sanglé dans son bel uniforme, sait se montrer bienveillant à notre égard et nous dispense de taxe, l'octroi républicain local étant exigible en écus du Saugeais. Nous sommes accueillis au Tuyé de Papy Gaby, gigantesque fumoir à jambons, lards et saucisses en tous genres. Une joyeuse hôtesse à l’air futé nous explique malicieusement, avec un accent du terroir marqué, l’art de fumer. Mais surtout, elle nous fait découvrir les traditions et coutumes de sa petite république, assez folkloriques il est vrai. A l’écouter, nous la croyons volontiers, il existerait encore des campagnes où l’on sait s’amuser. Et pendant ce temps, des amas de saucisses de Morteau et des quantités inavouables de bouteilles de vin jaune d’Arbois sont discrètement calés dans les recoins cachés des Triumph, sous le regard complice du douanier.

 

Saut du Doubs CascadeLa croisière s’amuse

Au terme d’une jolie route serpentant le long de la vallée, nous atteignons l’embarcadère habituel des bateaux emmenant les visiteurs vers le célèbre saut du Doubs. Mais c’est marée basse avec la sécheresse. Le niveau de l’eau ne permet plus à nos bateaux d’accoster. Nous abandonnons nos belles voitures et nous partons vers l’aval dans de vieux cars scolaires, n’est-ce pas un comble pour un respectable club de voiture anciennes ? Nous embarquons sur trois bateaux-restaurants : l’organisation est rodée et le programme minuté : apéritif, entrée et plat principal sur le trajet aller, dessert et café sur le chemin du retour. Entre la poire et le fromage, nous arpentons les petits chemins boisés qui mènent aux belvédères qui surplombent les chutes du Doubs, un peu faiblardes en raison du manque d’eau, mais tout de même impressionnantes. Un bel orage précipite le retour vers les bateaux.

 Saut du DoubsA l’aller comme au retour, la croisière est plutôt animée. Au fil de l’eau, notre capitaine galonné abandonne souvent la barre (!) pour commenter à profusion le site, son histoire, le sapin qui pousse à l’envers en haut de la falaise, le chamois et le castor de service qui apparaissent au bon moment... Ses deux équipières servent le repas et jouent de l’accordéon : fermons les yeux, on n’est plus en Franche-Comté, mais du côté de Nogent... Notre ami Marcel profite ainsi d’une leçon impromptue de piano à bretelles. Déchaînés, nos camarades suisses allemands s’éclatent en chantant à tue tête les rengaines de guinguette jouées avec entrain par nos serveuses accordéonistes. Les décibels pleuvent, c’est la fête. De retour à quai, tout le monde quitte les navires à regret.

 

Malbuisson BanquetSi le fromage m’était Comté

La pluie cesse par intermittence. Nous retrouvons nos voitures et prenons le chemin de Métabief, non loin de notre hôtel, enchaînant les petites routes de moyenne montagne sous quelques ondées. Nous sommes attendus dans une entreprise typique de la région, la Fromagerie du Mont d’Or. Nous saurons tout, tout, tout sur le Comté, film pédagogique et visite commentée à l’appui. Nos amis font des emplettes de fromage, de miel et autres produits locaux. Cette fois-ci, les coffres des Triumph sont pleins à craquer. Puis tout le monde s’en retourne à l’hôtel, se faire beau pour la grande soirée de l’Event.

Malbuisson Couple DormalLe grand soir

La soirée de gala tant attendue arrive. Le buffet habituel cède la place à un repas servi à table. Chacun se regroupe selon ses affinités. La convivialité est au rendez-vous, le champagne aidant. Cerise sur le gâteau, les mots « Triumph Club de France » sont inscrits sur le dessert. Le Président Jacques Chazaud y va de son petit discours et remet les récompenses habituelles aux plus méritants. Il donne la parole aux acteurs marquants de cet Event, notamment Chris Hale, le courageux sujet de sa gracieuse majesté qui a piloté la TS2 superbement restaurée jusqu’à nous.

Nous apprenons que la prochain Event aura lieu dans les Landes et au Pays Basque, avec Bayonne pour port d’attache, mais nous n’en saurons pas plus, il faut savoir distiller les bonnes surprises. Souhaitons bien du courage aux organisateurs Marc Dormal et Charly Madaj. Nous sommes sûrs qu’ils sauront nous concocter un Event à la hauteur de celui-ci. La soirée se poursuit tard dans la nuit sur des airs de jazz manouche, pour le plus grand bonheur des participants.

 

Doubs PanoramaUn dimanche à la campagne

Le départ est un peu moins matinal cette fois-ci, car l’horaire est libre. Nous découvrons l’autre rive du lac de Saint-Point, puis nous mettons le cap sur les célèbres gorges de la Loue. Nous sommes loin d’être déçus. La vallée est splendide, verte et variée, surtout vue des promontoires proposés par l’excellent road-book. Ornans mérite bien son titre de Venise de Franche-Comté. Jura SalinsLa route qui suit la Loue est un vrai bonheur, sans trop de monde en cette saison. C’est une étape idéale et les Triumph s’en donnent à cœur joie. Nous arrivons pour déjeuner à Salins les Bains, au restaurant « Le Ranch » dominant la Furieuse, le bien nommé petit affluent de la Loue.

Après un excellent repas, c’est le temps des adieux : derniers échanges, poignée de mains ou fricassée de museau assaisonnée du choc des lunettes. Un couple inattendu entame même un rock endiablé sur le parking. Puis c’est le départ, de petits convois se formant pour l’occasion en fonction des destinations.

 

En attendant le prochain Event

Bientôt donc l’Event Adour. Mais ne quittons pas notre édition franco-suisse d'aujourd'hui sans féliciter et remercier nos organisateurs : Adrien Adatte et Georges Magris, Bernard Quinty et Patrice Guérin, sans oublier tous ceux qui les ont aidés. Un grand merci aussi à leurs épouses, qui certes ont beaucoup souffert,  mais qui les ont si bien secondés.

En attendant de nous retrouver l’an prochain au Pays Basque, nous aurons surement l’occasion de nous rencontrer au cours des balades interrégionales et régionales que nous apprécions tant. N’est-ce pas qu’il est formidable, notre Triumph Club de France !


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PS : Veuillez me pardonner d’avoir été si long, mais il y avait tant à dire…

 


 

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