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0000 DiaporamaAu soleil des Alpilles

24 - 26 juin 2011
par Jean-Paul Lamy – Région Auvergne
 

Triumph TR3A BleueComme nous l’espérions tous, les sorties interrégionales sont une véritable réussite et cette troisième édition de la saison 2011 vient le confirmer avec brio. Six équipages venus de la région Provence-Méditerranée, quatre de Rhône-Alpes, quatre d’Auvergne et deux d’Helvétie se retrouvent ainsi au soleil des Alpilles, qui est bien au rendez-vous.

C’est avec plaisir que nous accueillons les nouveaux membres venus récemment rejoindre notre club. Mais il nous manque ce pauvre Michel Montfort, retenu par des ennuis de santé. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Isle sur la SorgueSuper Claudette

C’est une sortie organisée par Claudette, il y a des signes qui ne trompent pas. On part un peu avant l’heure, question de principe et surtout, gare à celui qui se risquerait à un commentaire sur l’itinéraire, ou pire encore sur l’horaire. Il sera gentiment mais efficacement rappelé à l’ordre avec un grand sourire. Clap de départ ! « Super Claudette » prend la tête d’un convoi qui s’ébroue dans la bonne humeur, malgré un soleil qui en fait un peu trop ! Direction les Alpilles. Passé Orgon, les petites routes sont quasi désertes et les jolies Triumph, pimpantes et vrombissantes, s’en donnent à cœur joie.

Les Baux de ProvenceLes Baux de Provence

Le ciel est d’un bleu intense, grâce au Mistral qui souffle tout sur son passage. Au terme d’une petite route escarpée enchâssée dans les rochers, le groupe gare les voitures à une encablure des Baux de Provence. C’est l’heure de la visite et un guide, assez porté sur la mise en scène, mais plus décontracté côté références historiques, nous fait découvrir l’univers minéral et les tribulations de la cité provençale. Les premiers touristes sont bien là, salués par une joyeuse fanfare itinérante. Les échoppes envahissent les « calades » et les tenanciers des rares buvettes sont débordés.

La belle arlésienne

Mausanne La Belle ArlesienneIl est temps de rejoindre Fontvieille, où nous sommes attendus dans des ruines neuves. En effet, le restaurant de construction récente mise tout sur son image d’ancienne auberge provençale typique. Y verrons-nous la belle arlésienne, comme le laisse supposer le nom de l’établissement ? Que nenni, fidèle à sa légende, la belle se dérobera à nos regards. C’est l’heure du repas et pour nous rappeler que nous sommes au pays des manades, on nous sert un plat local roboratif à souhait, une « gardiane » de taureau. Olé ! L’excellent rosé du terroir contribue à la bonne ambiance et créée derechef un climat sympathique entre les participants venus de différents horizons du grand sud-est.

Montmajour

Au sortir de table, personne n’ose refuser la proposition de Claudette : faire un léger détour pour un pèlerinage à l’abbaye de Montmajour. Sous un soleil toujours torride, notre convoi s’approche de l’édifice Montmajourqui domine orgueilleusement la plaine de Camargue, toute proche. De loin, on dirait un immense tas de pierres, un gigantesque champ de ruines. Mais quelle surprise une fois dans la place ! La nef jamais terminée est immense, le décor est d’une austérité qui fait presque peur, la tour s’avère bien haute pour les quelques courageux qui ont entrepris malgré la chaleur l’ascension de l’interminable escalier à vis. A l’intérieur de l’édifice, des artistes (?) ont suspendu un immense sablier en tulle bizarrement entouré de cornes de bovidés, tMontmajour Cloitreandis que des vidéos nous montrent la vie bourdonnante et trépidante de colonies de mouches endiablées, quel bon goût ! Devant notre perplexité manifeste, une charmante guide nous explique qu’il s’agit d’une prochaine exposition sur l’infinie précarité de l’homme face à la fuite éternelle et sans hâte du temps... Où l’art ne va-t-il pas se nicher ? Malgré le soleil, nous retrouvons le mistral presque avec plaisir, puis on rissole à petit feu en attendant l’inévitable retardataire de service.

 

Les Lettres de mon moulin

Moulin de DaudetQue les membres cultivés du prestigieux Triumph Club de France se rassurent, les « Lettres de mon moulin » ne sont pas une dissertation technique sur les moteurs de nos beaux cabriolets, encore fallait-il le préciser. Rappelons au passage que « Le sous-préfet aux champs » ne traite pas davantage de l’alcoolémie au pays du rosé et du pastis. Nous arrivons donc au moulin dudit Daudet. Deux Tartarins de Fontvieille se battent « avec l’accent » quant à la procédure à suivre face à une barrière automatique en panne. Leur querelle aussi sotte qu’inutile conduit à une situation grotesque, mais comme dit la chanson, il fait si chaud dans notre midi. Malgré sa taille réduite, le moulin de ce pauvre Alphonse est devenu un véritable bazar, vendant des souvenirs en tous genres et s’épanouissant avec l’afflux des touristes. Est-ce bien le meunier qu’on roule aujourd’hui dans la farine ? Au terme d’un rapide aller-retour au pied de l’illustre moulin à vent, nous rejoignons les voitures et nous quittons sans peine le parking ubuesque de Fontvieille, car la barrière de sortie fonctionne, elle ! Ouf, dire que ça aurait pu être l’inverse !

 

Au cœur des Alpilles

Alpilles VignesNous empruntons la petite route qui virevolte allègrement à travers la chaîne des Alpilles. Le soleil donne... Nous passons sans cesse de l’ombre à la lumière. Nous alternons les belles pinèdes agités par le vent et les panoramas à couper le souffle, baignés de soleil. Sans nous lasser des lacets, nous atteignons Eyguières au terme d’une étape plaisir et là, c’est l’horreur ! Un mauvais génie, psychopathe avéré, a multiplié à l’envie les gendarmes couchés et nos belles voitures ne font que tressauter sans répit d’un obstacle à l’autre. Les accès de la ville sont bloqués pour travaux et renseignements pris, c’est pour ajouter de nouvelles entraves à la circAlpilles Domaine des Glauges Chaisulation : on n’arrête plus le progrès ! Habitué des lieux, votre serviteur guide la caravane de Triumph le long d’un petit chemin cahoteux jusqu’au domaine viticole des Glauges, perdu au fond d’un magnifique vallon des Alpilles. La visite des chais nous offre un moment de fraîcheur bienvenu. Beaucoup apprécient la dégustation des coteaux d’Aix, la production locale trouve ainsi de nouveaux aficionados pour ses blancs, rouges et rosés. Pendant ce temps, d’autres font leurs emplettes de vin et d’huile d’olive. Nous quittons à regret la fraîcheur du domaine, pour nous faire secouer à nouveau sur le chemin du retour : la compagnie de gendarmes couchés d’Eyguières, toujours au grand complet, nous barre à nouveau la route.

 

Retour au Domaine de la Petite Isle

Isle sur la SorgueClaudette a la clé du champ et les Triumph regagnent leur pâturage bien vert, derrière l’hôtel. Elles y seront parquées pour la nuit. Douche réparatrice. Apéritif apprécié. Dîner pour tous. Comme à l’accoutumée, notre président y va de son petit discours, devenu un rituel. Les moins fatigués échangent leurs souvenirs de vétérans du club jusque tard dans la nuit. Le petit déjeuner sera matinal, pour respecter le programme plutôt dense de la journée. Dès potron-minet, le foirail aux voitures connaît une activité intense : pliage de capotes, chargement des bagages, vérifications techniques, préchauffage des mécaniques, débats et anecdotes en tous genres. Les appareils de photo crépitent. Les régionaux de l’étape, Martine et Guy, nous rejoignent au volant de leur coquet roadster « baby blue ». Mais attention, c’est presque l’heure annoncée au programme : Super Claudette siffle déjà le départ.

Moulin des BouillonsSaint Pantaléon

Encastré au creux d’une falaise, nous découvrons un moulin à huile traditionnel qui nous montre un aperçu bien concret des techniques d’autrefois. Visiblement à cette époque, la mécanique était surdimensionnée, éprouvée, solide, bien huilée et les risques de pannes étaient minimes. Encore fallait-il que l’âne préposé au manège soit bien disposé. L’atelier est en partie troglodyte, ce qui est appréciable par un temps caniculaire comme aujourd’hui. Mais l’heure tourne et il est temps de sortir pour attendre au soleil la guide qui doit nous faire visiter le musée du verre, tout proche. Si notre guide n’est pas ponctuelle, elle connaît en revanche tout, tout, tout sur le verre et les vitraux. Musee du VerreAdepte inconditionnelle de l’artiste gourou à l’origine du musée (Frédérique Duran), elle vante ses mérites de manière dithyrambique. Ses explications sont captivantes et les objets exposés sont vraiment intéressants. Quant à l’architecte qui a conçu l’horrible bâtiment qui abrite le musée, il n’aura certainement pas droit à notre considération distinguée. Nous avons déambulé dans un hangar industriel au sol vallonné à outrance, couvert d’un toit doté de panneaux solaires rotatifs du plus bel effet. Cet ensemble d’une rare élégance se dégrade avec le temps. Il ressemble à s’y méprendre à un décor imaginé par un Dubout bien en verve, voire à l’œuvre d’un Salvador Dali, la créativité en berne un triste jour de grande déprime. Bref, une vraie pantaléonade !

Les caprices de Mademoiselle

Gordes PanoramaQu'elle est mignonne, la petite Herald « Britt » de nos amis de Villefranche-sur-Saône, mais quel foutu caractère ! Mademoiselle refuse de démarrer tout de go, il lui faut de longs préliminaires. Après que deux ou trois chevaliers servants lui aient soulevé le capot et titillé à loisir un endroit sensible, elle accepte enfin de ronronner. Et les caprices de la miss perdureront jusqu’à son retour « at home ». Ah, ces jeunes anglaises, les vieilles se font moins prier !

Gordes

La guide de la maison de verre et mademoiselle Britt ont mis tout le monde en retard avec une délectation non dissimulée, au grand dam de Super Claudette. Le convoi s’étire enfin vers Gordes, pour une halte minute et la photo souvenir. Là encore, problème de parking avec des gardes-barrières dotés d’un quotient intellectuel de cigale. La patience et quelques euros l’emporteront, mais l’horaire en souffrira. Gordes est vraiment remarquable et mérite mieux qu’une halte rapide. D’ailleurs, beaucoup d’entre nous se sont promis d’y retourner, sans la pression du chronomètre.

SenanqueSénanque

Inutile d’essayer de décrire rapidement le merveilleux site de Sénanque, mes mots seraient désuets, aussi je ne m’y risquerai pas. Mais que dire de la route qui mène de Gordes à l’abbaye ? Elle est magnifique, avec cette descente en corniche qui surplombe un profond vallon. Ah, rouler en ancienne dans ce fabuleux décor, cheveux au vent et coude à la portière, quel bonheur ! Il est difficile de se concentrer sur la conduite tant l’environnement est séduisant. Le paysage est un mélange sophistiqué de blanc minéral et de vert végétal, avec pléthore de camaïeux et de subtils dégradés. Les champs de lavande, d’un bleu incomparable, donnent à l’ensemble une touche de couleur inimitable. A l’abbaye, la messe est dite, nous serons en retard pour déjeuner à Pernes-les-Fontaines, mais qu’importe, c’est si beau ici. Mais Dieu, qu’il fait chaud !

Pernes-les-Fontaines

La CamaretteAprès recherche, la bastide qui abrite le domaine de la Camarette était jadis la propriété d’un certain Marquis de Camaret en Provence, qui n’aurait aucun lien de parenté avec un certain curé breton. Cette question hautement culturelle définitivement réglée, nous faisons route en ordre dispersé vers notre destination, la consigne de notre vénérée « lider maxima » étant d’y arriver au plus tôt. Finies les précieuses indications de notre excellent road book, nos fins navigateurs improvisent avec plus ou moins de réussite, certains vont même jusqu’à Triumph TR4Ase perdre au cœur de Venasque. En arrivant à Pernes-les-Fontaines, nous sommes accueillis par un authentique amateur de Triumph, qui expose fièrement une splendide TR4 Signal Red magnifiquement restaurée. Mais ce passionné cache aussi une belle TR6 couleur prune, mise au secret car elle se serait rendue coupable, paraît-il, de caprices irrépressibles comme une certaine demoiselle Britt. Mais oublions un instant les fantasmes de nos voitures. Nous dégustons un excellent repas, servi par nos hôtes du jour dans une ambiance familiale et décontractée, bien abrités sous un agréable patio qui nous protège d’un soleil toujours aussi ravageur.

Au revoir, les Alpilles

Alpilles PanoramaSuper Claudette a eu la bonne idée de s’absenter un moment, vraisemblablement pour payer le restaurant. A son retour, tous les participants lui font une « standing ovation » qui restera dans les annales, d’abord parce qu’elle est amplement méritée, ensuite pour saluer une véritable performance : réussir une sortie interrégionale quasiment seule et loin de son Dauphiné chéri, avec l’aide bienvenue il est vrai de son correspondant local Nostradamus.

Le soleil ardent n’est pas resté qu’au dessus des Alpilles, il continue de tout brûler alentours et l’atmosphère devient suffocante. Ce sont des adieux sous une chaleur torride et chacun s’en retourne vers ses pénates, par petits groupes, dans l’attente de prochaines manifestations aussi réussies, sacré challenge ! Bravo et encore merci, Claudette, pour ces excellents moments passés ensemble, tu as vraiment été « super ».

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  Rocamadour

Rocamadour Triumph Tour

Sortie interrégionale Bordelais
21 et 22 mai 2011

 

 

En attendant le compte rendu de cette sortie,
voici quel en était le programme ...

 

Samedi 21 mai

Après un petit-déjeuner à  l’Hôtel Le clos Roussillon (Vitrac), nous prendrons la route par petits groupes, direction Rocamadour  où nous sommes  attendus pour une visite guidée de la ville (1h30).

Rocamadour, cité médiévale accrochée à sa falaise, splendeur de pierre éclairée par les feux du couchant : voici une image, teintée d’éternité, qui restera dans votre mémoire. Cet extraordinaire village vous transportera dans un autre temps, celui où l’on venait de très loin pour vénérer sa Vierge Noire ! La vue est saisissante quand on arrive par la vallée de l’Alzou, à 120 mètres au-dessous du plateau : Rocamadour est un vrai nid d’aigle, posé en équilibre au-dessus de vos têtes. (Durée de la visite 1h-1h30 – Parking réservé)

Nous remonterons ensuite vers L’Hospitalet,  où nous déjeunerons au Restaurant Le Belvédère (Logis de France) Rocamadourqui nous offrira sa vue imprenable sur la Cité ! L’après midi est consacrée à la Dordogne ! Nous longerons le fleuve autant que possible pour en découvrir ses verts paysages ainsi que ses extraordinaires bâtisses. Découverte de châteaux prestigieux :  Fénélon, Veyrignac… La journée se clôturera par un dîner aux accents du terroir à l’ Auberge de Peyrat.

 

Dimanche 22 mai

Départ matinal vers Sarlat-la-Canéda par la vallée des Châteaux (Beynac, Lacoste, Castelnau, Feyrac, Marqueyssac…)

Sarlat, un goût de terroir… Inscrite dans un triangle d'or entre Dordogne et Vézère qui l'enserrent comme un delta, Sarlat, capitale du Périgord Noir, noir comme la truffe - le diamant noir - ou comme les chênes verts qui couvrent ses coteaux ou encore la terre fraichement labourée de ses vallées fertiles, semble vraiment avoir été bénie des dieux. Sarlat, dont la richesse de la vie culturelle ou de la gastronomie n'a rien à envier à la beauté de ses ruelles bordées de vieilles demeures de pierre ocre, se découvre tout au long de l'année, au rythme des saisons. (Durée de la visite + apéritif/dégustation environ 1h30 – parking réservée par la Mairie de Sarlat)

Ensuite, direction La Roque-Gajeac  par les   crêtes sarladaises pour un déjeuner sur les bords de la Dordogne… … l’après-midi sera libre, retour pour les plus lointains, farniente…

 

 
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6ème Triumph Auvergne Tour - La route 89

8 et 9 mai 2011
par Jean-Paul Lamy - Région Auvergne

Les Triumph sont venues en nombre, même d’assez loin, contribuant ainsi au très net succès de cette sortie interrégionale. Merci à nos amis d’Ile de France et de Rhône Alpes, du Périgord et même de Suisse, d’être venus se joindre aux nombreux auvergnats. Comme nous allons le rappeler, cette sortie s’est déroulée sous le signe du temps.

Hotel des Puys OrcinesLa météo d’abord : un temps comme on en a toujours rêvé pour vagabonder au volant de nos jolies voitures, si agréables quand elles sont découvertes. Nos amis Guérin, excellents organisateurs comme à l’accoutumée, ont su convaincre l’Office du Tourisme du Puy de Dôme de nous concocter le meilleur climat possible, mais nous ignorons toujours quels ont été leurs arguments. Qu’importe, le résultat est bien là : un soleil radieux nous baignant dans une douce chaleur.

Tout le monde s’est retrouvé au camp de base, l’hôtel « Le Relais des Puys » tenu par un sympathique membre de notre club, un hôtelier appréciant sa TR6 ne pouvant être que recommandable. L’accueil est chaleureux et chacun reçoit son paquetage : la plaque de rallye route 89, le road book cousu main, la bouteille de vin étiquetée aux armes du club, le traditionnel kilo de dépliants touristiques, le tout dans un sac tout mignon d’un rose à faire rougir…

2011 Auvergne N89 Orcival BasiliqueLe premier temps fort du périple est la visite de la célèbre basilique d’Orcival, joyau de l’architecture romane, blottie dans son décor de verdure. Notre groupe est aussitôt pris en main par une redoutable militante des GIR, les guides interprètes régionaux. Si elle maîtrise parfaitement son sujet jusque dans les moindres détails, notre guide n’a aucune notion du temps et distille son discours, passionnant au demeurant, sans souci des heures qui s’égrènent inexorablement. Elle a manifestement l’art de résumer en trente minutes ce qu’elle a appris en cinq. Heureusement que notre organisateur, montre en main, traque les minutes. Il doit se résoudre, d’abord bon enfant puis de plus en plus pressant, à bousculer notre intarissable érudite qui à l’évidence n’a jamais su conclure.

Pendant ce temps, les membres de notre groupe qui ont perdu patience au cours de l'interminable visite de la basilique sont partis admirer un de ces fameux toits de lauzes qui font la beauté d'Orcival. Plutôt malins, ils avaient remarqué que ce beau toit de pierres abritait une chocolaterie. Après un gentil film documentaire décrivant les mystères exotiques de l'origine du cacao et les subtilités de la fabrication du chocolat artisanal, Col de Gueryils se sont attardés dans le magasin de vente, plus pour déguster que pour acheter, il est vrai.

En quittant Orcival, notre convoi s’engage dans cette si belle vallée qui monte de Rochefort-Montagne vers le col de Guéry, bien gardé par les orgueilleuses roches Tuilière et Sanadoire, toujours aussi spectaculaires. Après une brève halte pour admirer le panorama, notre colonne s’étire vers l’ouest. Nous traversons Le Mont Dore et La Bourboule, hauts lieux du thermalisme d’été et des sports d’hiver. Au terme de notre équipée vers l’ouest, nous franchissons allègrement la limite du Puy de Dôme et nous retrouvons en Corrèze.

Restaurant Le Chavanon MerlinesLe temps perdu ne se rattrape plus. Nous débutons l’après midi par un repas roboratif au restaurant « Le Chavanon », spécialisé dans la cuisine à base de pommes et qui dit pommes dit cidre. Si nous ne perdons pas de temps au cours de cette étape, nous n’en gagnons pas non plus.

Nous reprenons la route, car il est grand temps de rallier le volcan de Lemptégy, haut lieu de l’Auvergne consacré au volcanisme. Le menu de la visite s’avère très riche. On nous sert en entrée un excellent film documentaire sur les volcans, des origines à nos jours. Cela évitera à beaucoup d’entre nous de se plonger dans la lecture ô combien palpitante de l’incontournable ouvrage : « Les volcans pour les nuls ». Ensuite le plat principal : c’est en petit train que nous parcourons la mine à ciel ouvert d’où l’on a extrait pendant plusieurs décennies de la pouzzolane pour créer les moellons nécessaires à la reconstruction des villes de Normandie détruites par les Lemptegy Carrierebombardements de la seconde guerre mondiale  (ouf !). Déplacer les trous n’est donc pas une utopie ! Et là, le temps ne nous paraît plus long. La frêle jeune fille qui nous sert de guide conduit son train sans sortir de la voie, respecte l’horaire, joue au chef de gare en rappelant la foule qui s’égaille aux différents arrêts, siffle et repart. Jeune géologue « de carrière », elle commente la visite de manière amusante, concise et pertinente, puis nous ramène à l’heure à destination, ce dont on a perdu l’habitude. Avec humour, elle parodie à merveille une célèbre émission de vulgarisation télévisée : « dis Jamie, c’est quoi un volcan ? ». Enfin, certains d’entre nous choisissent un dessert détonant, la « Mine explosive », une animation « catastrophe » dont il est difficile de sortir psychologiquement indemne. Brrr… Décidément, Lemptégy ne craint pas le concurrent d’en face : Vulcania. Malgré l’intérêt du site, le temps passe et il est temps de retourner au camp de base d’Orcines.

Auvergne N89 Panne TR3Dimanche, pas de temps à perdre ! Réveil matinal pour partir vers le levant cette fois-ci, à la découverte de la partie orientale de la route 89. Au sud de Clermont-Ferrand, une TR3 toute rouge nous fait un vilain gros caprice. Les infirmiers Triumph de notre groupe plongent avec délectation dans les dessous de la vieille anglaise. Sous le regard tantôt amusé, tantôt admiratif des autres équipiers, ils parviennent à calmer la lady vermillon en deux temps, trois mouvements. Sans doute ému par cette scène inopinée, un sous groupe distrait perd ensuite le fil du road book et emprunte sans sourciller vers le sud la petite portion d’autoroute qui devant le mener au nord. Mais les auvergnats sont là et les régionaux de l’étape trouvent rapidement un itinéraire de secours pour rejoindre à temps le gros de la troupe, piaffant d’impatience à l’entrée de Thiers.

Auvergne Coutellerie l'ArbaletePlus le temps de flâner. Notre organisateur, véritable « docteur de la minute », ne lève plus le nez de son chronomètre et nous pousse courtoisement mais fermement vers notre prochaine étape, une usine de coutellerie, dans la plus pure tradition thiernoise. La visite de cette fabrique, sans doute ultra moderne à l’époque, rappelle aux moins jeunes d’entre nous le bon vieux temps, avec des machines vétustes, certainement plus âgées que nos Triumph, le tout dans un décor qui conviendrait parfaitement à un film misérabiliste sur les malheurs du monde ouvrier entre les deux guerres. Sur les rives de la Durolle, Zola n’est pas mort. Notre guide, au discours peu affûté et guère tranchant, doit avoir été formé à la même école que notre GIR d’Orcival. En effet, la notion du temps qui passe lui est aussi totalement étrangère, ô combien ! Cela aurait pu durer des heures, pour faire court, sans la détermination de notre shérif, on était partis pour un remake de la nuit des longs couteaux…

Auberge des Chasseurs NoiretablePour rattraper le temps perdu, marche forcée vers l’est, histoire de dépasser de quelques kilomètres la frontière du département, comme la veille à l’ouest. Nous voici à Noirétable dans la Loire. Rassemblement au « Rendez-vous des Chasseurs ». Repas substantif à l’est tout aussi bon qu’à l’ouest, belle vue sur les monts du Forez. Entre la sauce forestière et le fromage on se congratule, chacun déballe ensuite son petit matériel : l’animateur du jour étale sa mini boutique d’articles Triumph et dégaine ses remerciements, le doyen remet un petit cadeau histoire de faire la bise à l’héroïne du jour, le président y va de son petit discours de circonstance, avec rappel… Bref, les traditions sont respectées. Poignées de main et fricassée de museau. On se quitte ensuite sans tristesse, car on va tous se retrouver rapidement, soit à l’Event, soit sur un lac d’Auvergne, soit au soleil des Alpilles, en un mot partout où notre club organise Auberge des Chasseurs à Noirétableces balades que nous aimons tant.

Il y a un temps pour tout. Malgré quelques contretemps, ses nombreux temps forts ont fait le succès de ce 6ème Triumph Auvergne Tour. Le beau temps a joué aussi un rôle majeur. Désirant renouveler cette expérience, les participants attendent avec une impatience mêlée de curiosité la prochaine édition de cette sortie devenue un grand « classique » pour notre club. En rêvant déjà au prochain printemps, plaignons les organisateurs du 7ème Triumph Auvergne Tour, ceux d’aujourd’hui ont placé la barre très haut. Merci et bravo !

 

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Triumph Neuf Voitures Gauche

2010 Ardeche Pont du Diable 
Week-end en Ardèche 
 
4 et 5 juin 2010
  
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Diaporama de la sortie interrégionale
organisée par les régions Rhône-Alpes et Auvergne


  

 
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Sarlat - Au pays de l'homme

 

24 et 25 avril 2010
 
par Jacques Chazaud - Région Auvergne

Perigord SarlatLe week-end des 24 et 25 avril a eu lieu la 1ère sortie inter-régions du Triumph Club de France, autour de Sarlat. Organisée par Pascal Dejean, de la section Midi-Pyrénées, assisté de Jean-Louis Pomier, du Périgord, cette sortie a réuni 23 équipages, venus parfois de loin (région parisienne, Méditerranée, Auvergne, Pays de Loire).

Il faut dire que les sites périgourdins sont toujours porteurs, surtout avec le soleil, qui ne nous a pas quitté pendant 2 jours. Les petites routes, les visites de château (château des Milandes, fief de Joséphine Baker), la gastronomie locale, le gouffre de Proumeyssac, la vallée de la Vézère, … de Cénac-et Saint-Julien à Domme, les équipages ont pu découvrir le Périgord, «accompagnés» le samedi par des coureurs à pied qui participaient à une épreuve de 100kms !

Une vraie réussite, à renouveler sans aucun doute, puisqu’il reste tant de choses à voir, à commencer par Sarlat, dont la visite nocturne a dû être annulée faute de temps. Une sortie bien dans la tradition du TCF, avec son lot de pannes (un record : 6 pannes sur un week-end !), de road-book mal compris, ou imprécis, ou erroné ! Bref, tout ce qui nous motive à rouler au volant de nos Triumph chéries …

 
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