Quoi de neuf ?

0000 Derniers Articles 1 France 1 Verte
0000 Forez Acte 3 1 France 1 Verte
0000 Vichy 1 France 1 Verte
2018 Franco Suisse 1 0000 Franco Suisse 1
2018 Event 1 0000 Champagne 1
2017 TR Euromeeting 1 0000 Drapeau Allemand 1
2016 Entente Cordiale 1 France 1 Verte
0000 Splendida Sicilia 1 0000 Drapeau Italien 1
Imprimer Envoyer

2013 Normandie Armada Bandeau
Grande Armada de Rouen

du 14 au 16 juin 2013

par Jean-Jacques Robert

 

 0000 Lire Article

Cliquez sur la plaque de rallye ci-contre pour lire le compte rendu de cette belle sortie.


 


 
Imprimer Envoyer

2013 Auvergne Tour Mont Lozere Bandeau
7ème Auvergne Tour

AuvergneSortie inter-régionale entre Margeride et Gévaudan

 8 et 9 juin 2013
par Jean-Paul Lamy

Cliquez sur les photos pour les agrandir 

2013 Auvergne Tour Hotel Poste

 
Organiser une sortie au mois de juin, quel bonheur !

Le printemps se termine avec la promesse de jours ensoleillés. A la veille de l’été officiel, le climat qui règne sur le sud du massif central fait l’objet de toutes les convoitises. De surcroît, le soleil doit se faire pardonner une longue, trop longue absence. Finies donc les averses printanières, hormis peut-être quelques orages de chaleur. Le risque météo est faible, tous les prévisionnistes vous le diront.


Pauvres organisateurs ! Le shérif Patrice et le cow-boy Patrick, associés pour cette belle aventure, n’ont pas réussi à convaincre l’office de tourisme du Gévaudan. Les participants en ont déduit qu’aux confins de l’Auvergne et des Cévennes, il y avait quatre « automne » portant officiellement des noms différents, certains étant même plus froids que les autres. Bigre…

2013 Auvergne Tour Lac 1
Vendredi, il fait beau, ce qui laisse traitreusement augurer d’un bon week-end. Tous les équipages partis des régions Auvergne, Provence, Franche-Comté, Rhône-Alpes, Bordelais, Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Périgord et même Suisse rejoignent le camp de base situé au pied de Châteauneuf-de-Randon, petit bourg perché sur un piton qui domine les plateaux alentours. Pas d’anglais parmi nous cette fois-ci, sans doute n’auraient-ils pas été enchantés d’évoquer les souvenirs de la guerre de cent ans et les exploits d’un certain Du Guesclin qui leur fit bien des misères.

Les participants sont heureux de se retrouver, les deux hôtels sont sympas, le restaurant fait l’unanimité, la soirée est excellente. Tout commence bien…


Le réveil est trop matinal au goût de certains, mais le shérif est intraitable, le « Rôde-Bouc », comme on dit dans ces contrées d’élevage, doit être respecté à la minute. Un horaire de train est d’une souplesse de contorsionniste à côté de ce qui nous attend. Le temps d’été n’est pas au rendez-vous. Le ciel est gris, le plafond est bas, l’horizon est caché par des nuages égarés au ras des montagnes. Le long convoi d’une trentaine de voitures s’étire au milieu des pâturages bien verts et parsemés de jonquilles pour atteindre le lac de retenue de Charpal. La halte est d’autant plus courte qu’il fait assez froid, mais par chance, il ne pleut pas.

2013 Auvergne Tour Mont Lozere ChaletSans raison apparente, le shérif qui fermait a marche réveille ses chevaux, les éperonne sauvagement et remonte la file de voitures dans un galop effréné. Que se passe-t-il ? Notre chef tient à prendre la tête du convoi pour organiser une pause-café revigorante au sommet du Mont Lozère. C’est une bonne occasion de regrouper le long convoi qui s’étire de plus en plus. Par ailleurs, que proposer de mieux aux équipages frigorifiés qu’un bon café, quand on circule à près de quinze cents mètres d’altitude par un froid polaire ? 2013 Auvergne Tour Pont de MonvertPour une fois, nous renonçons à notre vieille habitude, nous ne réorganisons pas la terrasse de l’établissement à notre convenance. Tout le monde se bouscule à l’intérieur du petit chalet, à l’exception d’un équipage bien réchauffé. Il est vrai que faute de Triumph retenues pour soins mécaniques ou esthétiques, ces intrépides circulent en voiture moderne fermée et climatisée. Personne ne l’avoue, mais cet équipage fait bien des envieux.

Coup de semonce des organisateurs, c’est l’heure ! Les voitures entament l’ascension du col de Finiels avant une magnifique descente en lacets jusqu’au fond de la vallée du Tarn. 2013 Auvergne Tour Pont de Monvert PontLa puissante monture du shérif n’a sans doute pas apprécié la dernière cavalcade effrénée et c’est la panne stupide. Le conducteur découvre que ses roues arrière sont vraiment indépendantes, puisque l’une d’elles a choisi la liberté. Ceux qui le suivent lui prêtent main forte et il rejoindra le groupe après avoir confié son blanc destrier à un garage de Florac.

Nous garons tant bien que mal nos voitures dans le joli petit bourg du Pont-de-Montvert. Les rues sont bien étroites. Comme d’habitude, une course cycliste impose ses contraintes aux autres usagers de la route, ce n’est malheureusement pas nos sorties qui risquent de bénéficier réciproquement d’une telle sollicitude. Le Pont-de-Montvert est tapi au fond d’une vallée étroite, dominé par des pentes d’un vert printannier, parsemées de roches et de fleurs. Le vieux pont qui enjambe le confluent du Rieumalet et du Tarn est la vedette incontestée du site et les appareils de photo crépitent.

2013 Auvergne Tour Les LaubiesHélas, les meilleures choses ont une fin et quand nous regagnons nos voitures, la pluie se met à tomber dru. Ce que nous ne savons pas encore, c’est qu’elle ne cessera pas avant dimanche après-midi. C’est sous des trombes d’eau que nous faisons l’ascension du col de Montmirat pour atteindre enfin l’auberge des Laubies, fort accueillante. Comme promis, la qualité des repas va crescendo, en qualité certes mais aussi en quantité, ce qui commence à inquiéter celles qui surveillent jalousement leur ligne et constatent avec effroi que les sortie de notre club sont propices aux kilos difficiles à perdre avant l’été.
2013 Auvergne Tour Mende Tapisse
Départ pour Mende sous une pluie diluvienne. Au volant c’est l’inquiétude : soumis à un rythme intensif, les essuie-glaces vont-ils tenir ? Comment lutter contre cette maudite buée qui revient à peine essuyée ? Dans un trou de la couche nuageuse, nous apercevons Mende en contrebas, dominée par son énorme cathédrale. Nous dévalons vers la cité où nous avons la chance de pouvoir garer les voitures au centre-ville. Au programme, une visite guidée de la préfecture du département le moins peuplé de France. Les équipages, répartis en deux groupes, suivent chacun leur guide. Nous découvrons les splendides plafonds à caissons du vieil hôtel de ville et les tapisseries d’Aubusson de la salle des mariages. Nous arpentons rapidement la cathédrale, interdite de visite durant les offices comme le mariage en cours. 

2013 Auvergne Tour Mende PontSous une pluie qui n’en finit pas, nous déambulons le long des ruelles de la vieille cité. Notre guide sait éveiller notre curiosité en évoquant les trois maisons closes locales qui faisaient florès au siècle dernier, nul ne sachant qui étaient les plus assidus, les ecclésiastiques ou les troupes de garnison. Elle nous évoque dans la foulée les vierges noires, particularité locale en voie de disparition, allez comprendre… Notre guide nous entraîne entre les vieilles maisons couvertes de lauzes jusqu’à l’ancien pont… Nous regagnons les voitures sous une pluie toujours aussi intense. Retour vers Châteauneuf-de-Randon, scandé par le battement ininterrompu des essuie-glaces.


Une vieille conductrice du cru, tapie derrière les hautes herbes « écologiquement » oubliées par les Ponts et Chaussées, se lance à corps perdu sur la grand route et monte tout de go à l’abordage de la pimpante Triumph rouge de notre secrétaire général, quel manque de déférence ! Heureusement, les dégâts ne sont que matériels et la vaillante TR3, quelque peu défigurée, regagnera vaille que vaille sa chère Auvergne. Et pour changer, il pleut sans discontinuer…
2013 Auvergne Tour Randon Place
La mairie de Châteauneuf-de-Randon a la courtoisie de nous offrir l’apéritif et accueille nos voitures dans le parc qui nous a été réservé au beau milieu de la place centrale, au pied de la statue du célèbre Du Guesclin. Les Triumph arrivent en ordre dispersé, après avoir fait le plein de carburant à l’unique station-service à des lieues à la ronde. Nous nous précipitons à l’intérieur des deux petits bistrots de la place pour échapper à la pluie qui nous poursuit sans relâche. L’heure avançant, tout le monde redescend vers l’Hôtel de la Poste.

2013 Auvergne Tour Gala SherifCe septième « Auvergne Tour » se veut un petit « Event » régional, avec sa soirée de gala. Après un nouvel apéritif bien convivial, c’est l’heure des récompenses. Monique et Jean-Pierre sont à l’honneur, n’est-ce pas l’équipage qui vient de plus loin ? L’Auvergne, région organisatrice étant disqualifiée d’office, le prix de la région la mieux représentée échoit sans coup férir aux « Michel’s Monfort », leaders charismatiques des « Provence-Méditerranée » venus en force. Le concours inédit de la voiture au coloris le plus « improbable » oppose les teintes vertes les plus surprenantes, 2013 Auvergne Tour Gala Groupebaptisées avec une élégance toute britannique Apple-green, Java-green ou Toundra. Par crainte de représailles, le jury un peu lâche déclare par prudence tous les candidats ex-aequo. Force est donc de recourir au referendum pour désigner la couleur la plus… inattendue. Ce sont nos amis suisses Claudine et Jean-Claude qui sortent vainqueurs haut la main de cette terrible confrontation. Enfin, c’est le traditionnel cadeau aux organisateurs. Pour confirmer son statut s’il en était encore besoin, Patrice reçoit les attributs de sa fonction : une nouvelle étoile de shérif, des éperons et une paire de colts du meilleur effet. Amis auvergnats, vous n’avez plus qu’à bien vous tenir !

2013 Auvergne Tour Saugues BarDimanche matin, ce n’est plus de la pluie, mais une véritable tempête. Plus on nous parle de réchauffement climatique, plus il fait froid ! La mousson soufflerait-elle désormais sur la Margeride et le Gévaudan ? Ce neuf juin à l’aube, le chargement des voitures est une véritable opération amphibie. La météo bouscule le joli programme ciselé avec amour par nos organisateurs et nous filons directement sur Saugues où nous arrivons finalement trop tôt. Le « Rôde-Bouc » restera bien à l’abri, lui… C’est sans regret que nous avons délaissé les petites routes détrempées de la haute vallée de l’Allier noyées dans les nuages.

Nous avons délibérément annulé l’étape de Saint-Privat-d’Allier, initialement dédiée à l’avitaillement en saucissons et autres cochonnailles des hauts plateaux. En dehors des rares chanceux qui ont eu l’opportunité de pouvoir suivre la voiture des organisateurs, personne ne trouve le parc gardé qui nous attend. Cela n’empêche pas notre shérif de soutenir, contre vents et marées, que c’est son « rôde-bouc » qui a raison. 2013 Auvergne Tour Saugues Tour AnglaisAh mais… Tous ces démocrates, même majoritaires, pour qui se prennent-ils ? En attendant l’heure des visites, nous tuons le temps entassés dans un petit café de la grand-rue. Tombe, tombe la pluie…


Les plus courageux d'entre nous empruntent un escalier raide, étroit, sombre et glissant pour se hisser non sans mal au sommet de la « Tour des Anglais ». Maudite pluie, sans elle la vue serait magnifique de là-haut. Dans une des salles de la tour, Patrick tombe sur une antique balance parmi les objets exposés et là, c’est manifestement son domaine. Arguments de poids à l’appui, pesant précisément ses mots, il retrace avec brio la passionnante histoire de la balance romaine à travers les âges et les régions. Rien ne nous est épargné, ni les fléaux, ni les tares. Les visiteurs demeurent tout ébaubis devant ce guide improvisé. Puis nous visitons le « Musée de la Bête du Gévaudan », un son et lumière bien naïf qui plait à certains et en fait sourire d’autres : « Hou… hou… loup y-est-tu ? ».

Aujourd’hui, c’est jour de fête à Saugues et Monsieur le maire nous invite à l’apéritif sous un chapiteau bien trop étroit pour que tout le monde puisse échapper au déluge qui redouble d’intensité. Stoïque, souriant, 2013 Auvergne Tour Saugues Orchestreprofessionnel en diable, l’orchestre joue avec entrain, cela rappelle le Titanic. Entraînées par le flon-flon de la fête, nos équipières ne résistent pas aux rythmes endiablés et exécutent quelques pas de danse sur l’air « des copains d’abord ». On en oublierait presque qu’il pleut à torrents. Les membres du club « Auto-Rétro-Ponot » nous rejoignent dans le grand restaurant du bourg pour le dernier repas de ce mémorable week-end. C’est encore un véritable festin et seuls quelques gros mangeurs parviennent à faire honneur à tous les plats. Puis c’est le temps des « au revoir » et des échanges de numéros de téléphone et d’adresses internet avant de rejoindre les voitures.2013 Auvergne Tour Saugues Char

Quinze heures, l’heure du corso fleuri de Saugues a sonné. Nos vieilles autos sont invitées à défiler en tête de cortège, juste derrière une fanfare auvergnate. Nous nous prêtons de bonne grâce à cet exercice, au milieu d’une foule nombreuse et enthousiaste. Nous croisons des équipages incroyables, pédalant sur des engins extraordinaires, sortis de rêves d’enfant ou de fantasmes d’adultes déjantés. Une baignoire motorisée pétarade au milieu de vélos impensables et devant un orphéon à pédales. La foule se presse sur le parcours et sa bonne humeur fait plaisir à voir. Entre deux ondées, les nuages commencent à laisser un peu d’espace à des rayons de soleil furtifs. Heureusement, ces averses à répétition ne parviennent pas à gâcher la fête.

2013 Auvergne Tour Pont de Monvert PaysagePour saluer notre départ, la pluie reprend de plus belle et chacun reprend la route pour rejoindre ses pénates. Après une bonne demi-heure de conduite sous un rideau d’eau, au terme d’un combat sans merci contre la buée, la pluie cesse enfin, comme si elle avait sournoisement attendu la fin de notre sortie pour s’arrêter. C’est sous un soleil retrouvé que nous faisons les derniers kilomètres.

2013 Auvergne St Paulien Article 2La boutique s’est montrée bien discrète cette fois-ci. Quand nous proposera-t-elle opportunément des produits adaptés aux circonstances, comme des « burkas étanches » frappées de l’emblème Triumph, des « chapkas » bien chaudes et dûment siglées, de véritables cirés de marins ou de vraies tenues de plongeur ? Pourquoi pas non plus des bouillotes aux armes de notre club ou des systèmes de chauffage se branchant sur l’allume-cigare ?

Trêve de plaisanteries… Malgré les intempéries, cette sortie fut une véritable réussite et rien n’a pu entamer l’entrain ni la bonne humeur des participants. Le décor choisi était fabuleux, les centres d’intérêt n’ont pas manqué, l’intendance s’est avérée remarquable. Merci au shérif Patrice et à sa brillante adjointe, bravo au cow-boy Patrick et à sa jolie Daisy du saloon, vous avez su faire contre mauvaise fortune bon cœur. Pari difficile, mais pari gagné ! On en redemande, mais si possible avec un peu plus de soleil…

0000 Equipages



 

 
Imprimer Envoyer

Triumph Neuf Voitures Droite
Sortie de printemps

en Bourgogne et Champagne 

ChampagneBourgogne13 et 14 avril 2013

Cliquez sur les photos pour les agrandir  



Cette sortie innove avec une nouvelle formule inédite, 
la Bourgogne ayant organisé la journée du samedi et la Champagne celle du dimanche.



2013 Interrégional-Bourgogne Champagne Cave EntreeSamedi    

par Marie-Antoinette et Willy Friedli

 
La journée commence à Chemilly-sur-Yonne à côté d’Auxerre avec le soleil. L’établissement s’appelle « Le Borvo » grand spécialiste du saumon. Notre guide ne nous autorise pas à attendre la région Champagne qui est un peu en retard, car un autre club de voitures anciennes du Gâtinais attend son tour.

C’est la TR3 de Jean-Pierre Menasse qui pétaradait ce matin, mais après une petite intervention du « médecin », tout est rentré dans l’ordre. Ce retard les a malheureusement conduits à ne suivre que la fin de la visite.

Après avoir examiné la trentaine de voiture de l’autre club sur le parking, nous effectuons la liaison pour rejoindre Vézelay et ce très bel hôtel-restaurant où fut tourné en partie le film la « Grande Vadrouille ». Toute l’équipe résidait sur place pendant le tournage avec les grands acteurs qu’étaient Louis de Funès et Bourvil.

Avant de repartir, tout le groupe visite le village de Vézelay jusqu'à la basilique qui reçoit de huit-cent-mille à un million de visiteurs par an. Nouveau parcours toujours avec le soleil pour rejoindre le château de Maulnes, aux formes pentagonales très surprenantes. Le guide qui nous attend au pied du château est le même que celui du matin au « Borvo ». Lui aussi est très « surprenant » et beaucoup de commentaires s’ensuivront. Son prénom est Didier, mais son allure, son physique, sa coiffure, même ses gants sont ceux d’une femme ! Et il se fait appeler aussi bien Monsieur que Madame !

En soirée, nous faisons étape à Chaource dans un établissement qui mérite qu’on le cite : « Le Cadusia », construit il y a deux ans environ, de plein pied au-dessus d’un immense garage. Tout était bien du repas aux chambres. Pour finir la soirée en gaité, Marie-Antoinette distribue au dessert des questionnaires de culture générale et quelques petits cadeaux. La Champagne s’est distinguée avec la première place de Jean-Claude et Elisabeth Noël qui remportent la coupe et la deuxième place de Patrick et Clarisse Corroy. Aux environs de minuit, toute l’équipe se sépare.

Le lendemain c’est Sylvain qui prenait le relais pour une belle journée avec un soleil magnifique pour nous accompagner.


2013 Interrégional-Bourgogne Champagne Maulne 2013 Interrégional-Bourgogne Champagne Vezelay Rues 2013 Interrégional-Bourgogne Champagne Groupe 2013 Interrégional-Bourgogne Champagne Cave Bar

 


 
Imprimer Envoyer

Triumph Neuf Voitures Gauche

0000 DiaporamaUne belle aventure dans les Aravis
Progression estivale sur la route des Grandes Alpes

23 et 24 juin 2012

par Jean-Paul Lamy

Cliquez sur les images pour les agrandir
   
 

Entre les sorties nationales très institutionnelles comme l’Event et les sortie régionales plus confidentielles, il reste une place pour des rencontres fort conviviales, les sorties interrégionales. Elles ont tout pour plaire : une certaine proximité et un effectif raisonnable qui permet de retrouver ses amis habituels et de nouer de nouvelles relations. La dernière sortie dans les Aravis en apporte la démonstration éclatante. Mais foin des mots, place à l’action…

Cette sortie restera dans les mémoires : théâtre d’opérations exceptionnel, état-major dominant parfaitement la situation, choix des cibles fort pertinent, ordre de marche clair et précis, fenêtre météo parfaitement maîtrisée. Bref, la bataille était gagnée d’avance.

2012 Interregional Aravis Roselend Barrage 1Dès vendredi après-midi, toutes les forces mobilisées pour l’événement convergent vers le quartier général du Grand-Bornand, l’hôtel Vermont réquisitionné pour la circonstance. Nos troupes alpines sont plutôt hétéroclites, on y rencontre des gardes suisses, un contingent d’auvergnats, une escouade de lyonnais, des évadés anglais, quelques francs-tireurs et même quelques savoyards, bien sûr. Après le diner, notre général en chef Super-Claudette, impeccablement sanglée dans son bel uniforme blanc, harangue ses troupes. Silence dans les rangs, l’heure de départ demain matin est libre, à condition de partir à 8h45 précises, mais avec une tolérance de quelques minutes, quelle bienveillance !

2012 Aravis Beaufort MeulesLe jour se lève, les participants itou, pour être opérationnels à l’heure dite. Comme l’hôtel est loin d’être organisé pour servir autant de petits déjeuners à la fois, il s’ensuit un bel encombrement, mais pas de bousculade, car nous sommes en compagnie des « gentlemen drivers » d’un club de bonne tenue, n’est-il pas ?

L’horaire est respecté et le convoi de vingt-trois voitures se rue à l’assaut du premier objectif, le col des Aravis. Nous ne sommes pas seuls sur le chemin, une bétaillère barre la route aux audacieux qui prétendent la doubler, distillant à l’envi son trop plein de purin nauséabond sur la chaussée. Des hordes de cyclistes grégaires en mal de sensations fortes enserrent les Triumph, comme un essaim de guêpes attirées par un pot de miel de montagne. Il est vrai que sur les routes sinueuses, ces forçats de la route sont souvent plus rapides que les éléments les plus placides de notre arrière-garde. Bref, les chevaux des Triumph peuvent enfin s’exprimer et nos voitures parviennent à s’extraire non sans mal de leur gangue de cyclistes. Nous pouvons alors profiter d’une route dégagée qui permet de jouir pleinement du magnifique spectacle des Alpes, avec ses sommets, ses falaises, ses cascades et ses lacs. Nous contemplons à loisir la chaîne du Mont-Blanc sous son grand manteau immaculé.


2012 Aravis Roselend ColLe col des Aravis conquis, nous fondons dans la vallée vers La Giettaz, Flumet, Notre-Dame de Bellecombe. Dans les descentes, la vue porte au loin sur les autres massifs qui émergent tour à tour à l’horizon, sous un ciel d’un bleu inhabituel, profond et dégagé de tout nuage. Puis l’assaut reprend avec l’attaque du col des Saisies (rien à voir avec la douane). L’ordre de marche de Super-Claudette est respecté et à 10h précises, la colonne s’immobilise devant la célèbre fruitière de Beaufort, haut-lieu du fromage du même nom. Objectif : tout savoir sur le Beaufort ! Nous découvrons en sous-sol une ligne Maginot insoupçonnée. Après un film de propagande laitière du meilleur cru, notre troupe visite des réserves stratégiques, les galeries remplies de meules de fromage alignées au cordeau et l’usine souterraine robotisée qui les produit presque clandestinement. Il fait frais sous terre, l’humidité ambiante et les puissants effluves d’ammoniac commencent à nous incommoder. Nous regagnons au plus vite des températures plus clémentes, prétextant des contraintes logistiques incontournables : apéritif, dégustation et achat de Beaufort.

2012 Aravis AccordeonL’objectif suivant est ambitieux : atteindre le fameux barrage de Roselend et poursuivre la progression jusqu’au célèbre « Cormet », à près de deux mille mètres d’altitude. C’est un col stratégique qui nous permettrait de passer du Beaufortin en Maurienne et d’approfondir ainsi notre découverte des différentes races de vaches laitières des alpages alentours. Mais tel n’est point l’objectif, nous devons rejoindre notre bivouac au-dessus du lac de Roselend, le restaurant « La Pierra Menta », du nom de l’original sommet qui lui fait face, avec son rocher si particulier, presque ridicule. Une jolie Triumph, bien pimpante dans sa robe verte si seyante, fait un vilain caprice de star et n’accepte de redémarrer que sous la menace d’un marteau, belle mentalité ! Nous déjeunons donc à « La Pierra Menta ». De mauvaises langues nous affirment que nous dégustons du dahu sans le savoir et non de la marmotte ou du lapin des cimes, que la semoule qui nous est servie est la graminée locale qui nourrit les ruminants et non de la vraie polenta comme en Italie. Nous ne cédons pas à l’intoxication.

La colonne reprend sa progression vers Le Grand-Bornand en enchaînant les cols, tout aussi beaux les uns que les autres : col du Pré, petit col de la Forclaz, col de l’Epine, col du Marais. La descente du col du Pré, extrêmement pentue, diablement étroite et vertigineuse à souhait est un moment fort qui impressionne les moins téméraires d’entre-nous, heureusement qu’il fait grand beau temps. De retour au camp de base du Grand-Bornand, la jolie Triumph verte fait son deuxième gros caprice de la journée, au grand dam de son équipage qui se résout à l’abandonner tout de go jusqu’à ce qu’elle entende raison. Ah, mais !

2012 Aravis Femmes Au Grand-Bornand, la tradition du club reprend ses droits. Comme il sied, le président y va de son petit discours, art subtil dans lequel il excelle. Il décore dignement Super-Claudette, une vraie battante, de l’ordre de la « Clarine » sous les vivats des participants. Le vin d’honneur facilite les échanges. Le ton est donné : Marcel s’harnache de son accordéon rutilant et ses nombreuses groupies l’accompagnent aussitôt en chantant avec une mélancolie empreinte de nostalgie de vieux refrains qui n’ont rien de guerrier. Etoile des neiges…

Le lendemain, réveil au clairon pour un départ tout aussi libre que la veille, entre 8h43 et 8h47. Notre armée de Triumph doit rallier le château de Menthon-Saint-Bernard, après une reconnaissance approfondie de la vallée de Manigod. D’après des renseignements de source sûre, de jolies chapelles bien dissimulées résisteraient encore aux vagues de touristes. Puis notre troupe investit sans difficulté la cour d’honneur du château de Menthon. Nos spécialistes du renseignement relèvent bien quelques véhicules de marques étranges, subrepticement insérés dans le convoi. Heureusement, le conseil de guerre ne se réunira qu’après la bataille, pour statuer sur ces cas de trahison à peine dissimulée. Le château surplombe le lac d’Annecy, offrant une vue extraordinaire. 2012 Aravis ClaudetteSa visite est intéressante à plus d’un titre, avec un peu d’histoire de la Savoie avant et après l’annexion et quelques épisodes de la saga presque millénaire de la famille de Menthon. Puis les Triumph reprennent leur progression vers Sévrier, en contournant tactiquement le lac par le sud afin d’éviter Annecy, célèbre pour son plan de circulation ubuesque et ses encombrements kafkaïens.

2012 Aravis ChateauPour conclure ce beau week-end, le restaurant Beauregard nous accueille pour le déjeuner dominical au bord du lac. Puis c’est l’heure des adieux et congratulations, avec la fricassée de museau de rigueur. Nous nous séparons en nous promettant de nous revoir au plus vite, dans des circonstances tout aussi extraordinaires, espérons-le !


Merci aux organisateurs de cette belle sortie qui ont magistralement dominé leur sujet et gagné la bataille. Nous nous souviendrons longtemps du parcours d’anthologie, des panoramas fabuleux et du soleil radieux. Nous retiendrons aussi leur gentillesse et la qualité de leur accueil.

Mes respects, ma générale et surtout, bravo Super-Claudette, tu as bien mérité du Triumph Club de France !

0000 Equipages 



   

 
Imprimer Envoyer

Triumph Neuf Voitures Gauche
  
0000 DiaporamaVirée en Alsace


29 et 30 avril 2012

par Sylvain Lindecker
  

2012 Interregional Schlumpf BugattiQuand deux régions et deux clubs décident de se rencontrer, cela donne un bon cru, surtout quand il s'agit de Champagne et d'Alsace !

Donc le Triumph Club de France Champagne et le club AVA, Alsace et Vieilles Anglaises, s'étaient donné rendez-vous à la Cité de l'Automobile de Mulhouse, le musée de la collection Schlumpf, le 29 avril au matin pour commencer leur virée. Tous les quatorze équipages étaient au rendez-vous et purent garer leur voiture dans l'enceinte du musée, belle attention particulière à notre égard ! 

2012 Interregional Schlumpf LocomotiveDans le musée à proprement parler, pas une Triumph, quelques Rolls et Bentley haut de gamme sans plus, mais par contre une collection fabuleuse d’environ quatre-vingt Bugatti, dont trois Royales sur les six construites. Quel régal pour les yeux ! Toute l'histoire de l'automobile se trouve là, des tout débuts aux années 80, en passant par les voitures de prestige, les populaires, les voitures de compétition et les prototypes.

Puis ce fut le musée du chemin de fer, qui lui aussi recèle des merveilles, des locomotives de 1844 jusque vers 1970, toutes en parfait état de restauration, des wagons, des voitures spécialement aménagées pour des présidents de la république, dont une utilisée par de Gaulle. Nous y avons vu la seule micheline Bugatti conservée, mue par 4 moteurs de Royale, rien que ça. Des merveilles exceptionnelles partout !

2012 Interregional Schlumpf EguisheimDe Mulhouse, nous avons entrepris la montée de la route des crêtes jusqu'au Grand Ballon à 1.325 mètres d'altitude, pour rejoindre notre hôtel et se garer entre des plaques de neige. Le lendemain matin, beau temps mais très frisquet à cette altitude, surtout en TR3 décapotée, puis nous voici à redescendre vers Guebwiller, la route des vins, pour arriver à Eguisheim, charmant village de vignerons à peu de distance de Colmar.

François Bannwarth, vigneron de son état, nous avait réservé le parking de son domaine au centre du village et nous y guida en érudit avec un humour constant, mêlant l'histoire avec la petite histoire, toujours truculente. Superbe village avec d'anciennes maisons à colombages peintes de couleurs flamboyantes ! Il faut oser ! Qui l'eut cru ?  La visite d'Eguisheim se termina dans le caveau où François nous fit apprécier six de ses crus. Avec une bonne humeur non feinte, nous nous rendîmes à pied à l'Auberge des Trois Châteaux pour y déguster une sublime choucroute, tellement copieuse que peu laissèrent vide leur assiette.

Après cet excellent repas, retour chez Bannwarth, chargement des commandes de vin dans nos petits coffres et direction l'Ecomusée d'Alsace, un village reconstitué à partir de maisons typiques à colombages, 2012 Interregional Schlumpf Cigognes2012 Interregional Schlumpf Chevauxvouées à la destruction, soigneusement démontées, puisque les bois sont tous chevillés, puis remontées à cet endroit. Chaque maison se visite et représente un métier d’antan, le fabricant de roues en bois, le fabricant d'huile, l'école communale, le potier, le tout arrangé en village avec ses ruelles, ses places et bien entendu, un nid de cigognes sur chaque toit, occupé s'il vous plait ! Nous avons même pu admirer une trois chevaux dans son jus.

 
Puis ce fut le temps des au-revoir, des embrassades, bref une bonne virée ! Un grand merci à Bernard Stibling pour son organisation !


Virée en Alsace

29 et 30 avril 2012

par Bernard Stibling                                              

Enfin, c'est l'heure du départ pour Fabienne et pour moi, mais je dois avouer que dix jours auparavant, je me posais de sérieuses questions, pour être septique, en raison de la tempête de neige qui a frappé le Grand Ballon, plus de trente centimètres de neige à notre camp de base. Comment savoir si cette virée pourrait se faire ? Ah, les caprices de la météo !

7h45. Nous prenons la route avec notre TR4A IRS, tout seuls comme des grands, pour rejoindre par la route nationale le point de rendez-vous de Colmar, avec deux autres équipages, bien sûr en Triumph. Le trajet se passe sans problème. Arrivant dans la région colmarienne, je scrute les cimes vosgiennes et je vois qu'elles sont encore bien blanches.

Le temps de prendre le contournement, et voilà qu'apparait l'arrière des deux Spitfire de mes amis. Le temps de se saluer et d’échanger quelques infos, c'est l'heure de repartir pour Mulhouse en longeant le vignoble, le rendez-vous avec mon ami Sylvain Lindecker étant prévu à 10 Heures précises au Musée de l’Automobile Schlumpf.

Arrivés les premiers, le gardien nous ouvre une porte dérobée du Musée pour nous diriger vers les berges du canal, dans l'enceinte même du Musée, pour garer nos autos en toute sécurité. Quelle belle attention particulière à notre égard ! Nous restons postés à l'entrée, nos amis arrivent au fur et à mesure, un beau « vraoum » se fait entendre : c'est Claudette Genin qui arrive, bientôt suivie par le gros des équipages conduits par Sylvain, descendus du Grand Ballon où ils ont passé la nuit précédente.

Après les retrouvailles, c’est la prise en compte du « Pass » d'entrée des deux musées. Nous démarrons la visite par petits groupes en nous donnant rendez-vous vers 12h au restaurant de la Piste. Sur ce fabuleux Musée de l'automobile, comme dit Sylvain, très peu d'anglaises présentes, pas de Triumph, mais une fantastique collection de près de quatre-vingt Bugatti, dont trois des Royale sur les six produites, excusez du peu ! Et cela sur près de cinq-cents autos exposées !

Il faut aussi savoir que dans réserves tapies dans les bâtiments entourant le musée, il dort presque autant de voitures en attente d'être restaurées ou de subir une cure de jouvence (non, pas celle de l'abbé Soury) ! La matinée passe vite pour nous retrouver dans une ambiance très conviviale. Toujours dans le respect du timing prévu, les quatorze équipages reprennent la route pour un court trajet, histoire de rejoindre l'antre d'un autre très beau Musée : celui du Chemin de Fer. 

Le chef de gare « local » nous attend déjà pour nous ouvrir l’accès à une petite place devant l'entrée, encore une attention toute particulière à notre égard ! Une fois à l'intérieur, attention les yeux ! Beaucoup de merveilles exposées créent l’ambiance. De rutilantes locomotives à vapeur, bien sûr en état de marche, d'anciennes et superbes voitures de l'Orient-Express, etc., sans oublier un joyau : la seule micheline Bugatti encore vivante, siglée « Etat ». En effet Albert Lebrun, président de la république à l'époque l'utilisait. Elle est impressionnante, imaginez-vous, équipée de quatre moteurs de Royale, rien que ça, quelle cavalerie ! Rien n'était trop grand pour le génie d'Ettore Bugatti. Quel superbe Musée !

En ressortant, nous repartons calmement sous un grand soleil pour remonter vers le Grand Ballon, mais cette fois par l'autre versant, en passant par Uffholtz. Nous nous arrêtons avant dans une ferme-auberge typique, d'aucuns achetant des produits régionaux, d'autres dégustant une bonne bière fraiche. Le soir au Grand Ballon, une fois les autos garées entre les plaques de neige, le repas fut très animé, avec les blagues qui vont avec.

Le lendemain matin au réveil, le beau temps est au rendez-vous, bien qu’il fasse très frisquet à cette altitude. Nous redescendons sur Guebwiller par les petites routes que nos autos aiment tant, traversant la « noble » vallée qui débouche sur le vignoble pour arriver à Eguisheim, village classé parmi les plus beaux de France. Notre guide, François Bannwarth, également vigneron de son état, nous avait réservé le parking de son domaine. Il nous attendait pour démarrer la visite et nous guider dans les superbes petites ruelles du village, avec leurs flamboyantes maisons à colombages. Comme toujours, tradition du vignoble oblige, cette visite se termina... pour en démarrer une autre, dans le caveau du domaine de François. Nous avons pu apprécier six de ses crus et le kougelhopf qui va avec.

Comme prévu, nous laissons tranquillement nos autos chez François, pour nous rendre à pied à l'Auberge des trois châteaux pour y déguster une sublime choucroute, si copieuse que beaucoup d'entre nous ne la termineront pas. Après cet excellent repas, retour chez François, chargement des commandes de vin, c’est incroyable ce que peut contenir un coffre de TR4, puis cap sur Ungersheim, dernière étape de cette virée, pour visiter l'Ecomusée d’Alsace. C’est un village typique, reconstitué à partir de maisons à colombages vouées à la destruction, démontées puis soigneusement remontées. Toutes les maisons se visitent une à une, chacune représentant un métier d'autrefois, le charron, le fabricant d'huile, le potier, le boulanger, l'école communale, le tout arrangé en village avec ses rues et ses ruelles, ses places... sans oublier les nids de cigognes sur chaque toit, occupés bien entendu. Nous avons même pu admirer une trois chevaux (attelage) dans un beau jus ....


Mais comme toujours, après un dernier verre de l'amitié, c'est le moment des embrassades et des au revoir. Bref, ce fut une bonne virée.

 
«DébutPrécédent1234567SuivantFin»

Page 6 sur 7

© Triumph Club de France- Association à but non lucratif - Loi de 1901 - Logiciel Joomla 1.5.26 - Licence GNU/GPL           V02.5