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20ème Swiss Classic de Morges

1er octobre 2011

par Bernard Stibling

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Morges 2011Vendredi 30 septembre, mon ami François Becker, accompagné de sa doublure Jacques Muller, « Panhardiste » dans l'âme, eh oui cela existe, m'a donné rendez-vous à 10h chez lui, dans le beau ried d’Ebermunster, afin de partir tranquillement par les petites routes pour rejoindre le 20ème Swiss Classic de Morges.

Depuis plusieurs jours, le Dieu de la météo est avec nous. A 10h30, par ce bel été indien, nous prenons la route nationale en direction Mulhouse-Belfort que nous quittons ensuite en mettant le cap sur Montbéliard–Pont de Roide. Le reste du groupe, emmené par Daniel Melle, membre comme moi du Triumph Club de France et président de l'AVA (Alsace et Vieilles Anglaises), avait décidé de ne partir que l'après-midi, puis de nous rattraper en empruntant les autoroutes et les routes nationales qui n’ont aucun charme pour moi. Ma TR4A IRS et la Spitfire 4 de François avancent à une allure de croisière idéale pour nos anglaises, afin de profiter au mieux des petites routes jurassiennes. Dès 13h30, après une petite pause repas, nous reprenons la route en nous offrant de petits arrêts au gré de notre humeur, découvrant ainsi de beaux petits coins perdus de la région. C'est vers 17h30 que François, Jacques et moi-même constatons que nous avons assez lambiné.

Daniel, aux commandes de sa TR5 TGV, se manifeste au téléphone pour savoir où nous sommes, pour effectuer la jonction. Décidément, rien ne se passera comme prévu, Daniel et son groupe nous ayant déjà dépassé de 20 Kilomètres. Cela n’est pas grave, ils connaissent le chemin et l’endroit où passer la nuit, François ayant réservé pour tout le monde à l'Hôtel Restaurant « La Couronne » de Jougne, un bel hôtel avec un petit jardin privé et clos pour garer nos autos pour la nuit. Nous continuons à rouler à une allure plus soutenue, il est vrai que la petite Spitfire 4 poids plume de François avançait pas mal. La nuit se mit à tomber rapidement. Eh oui, malgré le beau temps, nous sommes déjà en automne. Après un petit détour bien involontaire, Jacques étant bien perdu dans ses cartes, nous arrivons à notre tour à l'hôtel de Jougne. Ouf, il était temps de prendre une bonne douche réparatrice et de rejoindre les amis à table. En effet, notre assemblée était exceptionnelle :

Daniel avait pris sa TR5 et la TR4 « réplica » 45VC, Eugène au volant
Thierry Muller et Christophe Hoeffel sur TR4A IRS
Claude Schmitt sur Austin-Cooper
notre ami belge Stéphane de Smedt, président de la Fédération Belge des Véhicules Anciens et son épouse, pilotant une belle TVR

tous nous ont fait l'amitié et partager avec nous ce superbe week-end. Après les présentations à table, puis un copieux repas accompagné de quelques blagues, une grande convivialité aidant, il est temps d'aller dormir un peu, l'ami Daniel annonçant à tous que le départ le lendemain se ferait à 7h45 précises, donc petit déjeuner à 7h15. Aïe, les lève-tard ont du souci à se faire, n'est-ce pas François ?

Cela étant, c'est pour une raison exceptionnelle : notre ami suisse Jean-Jacques Thuner, légendaire pilote Triumph des années 60 nous ayant réservé des places pour garer nos autos à Morges, sur son stand Morgan, quai Lochmann. Cette idée judicieuse nous évitera de tourner pour nous garer. Venant de Jougne, une dizaine de kilomètres après les guérites de la frontière suisse, nous respectons d'emblée les limitations de vitesses, nos amis suisses se montrant plus féroces que nous à ce sujet, c'est bien connu. Plongeant dans la vallée avec un épais brouillard cachant le lac Léman, nous croisons une multitude d’anglaises partageant la même destination que nous.

Vers 8h45-9h, nous entrons dans Morges et atteignons l'entrée du parc fermé. Il y a déjà énormément d'autos, beaucoup de Jaguar car c’est le 50ème anniversaire de la Type-E, des Bentley, des Alvis, sans oublier les Triumph, MG, Sunbeam, etc, etc. Les quais de Morges se remplissent rapidement, nous roulons au pas jusqu'au stand Morgan où Daniel nous fait garer nos TR devant l'entrée du Casino.

Le temps d'aller saluer Jean-Jacques et de le remercier pour son  hospitalité, nous voyons arriver une MGF verte, conduite par une jeune femme accompagnant son père : c’est John Gretener, le légendaire co-pilote de Jean-Jacques. Par petits groupes, nous décidons de nous balader et d’admirer les autos alignées le long des quais. Je croise un ami du Triumph Club de Suisse et j’en profite pour m’enquérir de la présence d’un autre ami, Edouard Burkhalter. Hélas il n’est pas là, ayant préféré rejoindre nos amis du Triumph Club de France pour la virée en Corse, le veinard. Mais ce n’est pas grave !

En continuant de flâner, je rencontre Adrien Adatte que tout amateur de Triumph qui se respecte connait. A juste titre, il est fier de constater que la marque Triumph est bien représentée, presque tous les modèles sont là, même une rare TR « Italia » française, arborant coloris vert pâle métallisé. Vers 12h, François et moi sommes de retour sur le Stand Morgan. La flânerie matinale nous ayant donné soif, une bonne bière pression est la bienvenue. En regardant autour de nous, c'est noir de monde et les voitures continuent de se presser à l'entrée. Peut-être pas loin de 2.000 anglaises cet après-midi, qui sait ! Bien sûr, j'en ai profité pour apposer sur toutes les TR4A et TR4A IRS un petit tract concernant mon recensement.

L'après-midi estival s'écoulant très vite, nous repartons de Morges vers 17h, cap sur Jougne, pour passer une soirée tranquille avant de rentrer tous ensemble, dimanche dans la matinée. Pour conclure, nous avons passé un week-end fantastique : que du bonheur ! Nous pensons déjà à l'année prochaine. Un grand merci, en particulier à François pour son organisation : parfaite.

 
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Rencontre avec le Triumph Club de Belgique

19 juillet 2011
par Bernard Stibling

Triumph Club de BelgiqueEn effet, les amis belges sont en vacances dans notre belle région, à partir du mardi 19 juillet à Saint-Dié-des-Vosges jusqu’au dimanche matin dans les Vosges du nord, à l'hôtel restaurant « Au Lion d’Or » de La-Petite-Pierre que nous connaissons bien. Je suis en contact avec le Président Edward Bodson depuis quelques mois. Avec toujours cette pointe d'accent belge dans la prononciation, il m'appelle jeudi matin pour m'informer du point de chute pour notre repas de midi, le Restaurant Hohenstein à Oberhaslach.

J'arrive avec ma TR à 12h20. Ils étaient entre quinze et vingt équipages et l'accueil fût très chaleureux. En temps que membre du Triumph Club de France, je profite aussi de l’occasion pour leur présenter l'AVA qu'ils ne connaissent pas, en distribuant au passage des plaquettes du rallye « La virée des cols vosgiens » 2010 et 2011.

imagesTriumph Club de BelgiqueMe conviant à partager avec eux leur repas, les discussions sont très animées. Edward et quelques amis me confient qu'ils viennent assez souvent en Alsace à titre privé, pour les motifs évidents que sont notre gastronomie et le chargement des coffres avec de bons vins. L'horloge a tourné très vite. Pour eux, le temps est devenu pressant, afin d’être à l'heure pour visiter le canal d'Arzviller en Moselle et son plan incliné.

Bien sûr, nous nous promettons de nous revoir en octobre à Morges pour le « Swiss Classic », où ils seront présents. Pour moi, ce fut une très belle journée, très conviviale et riche dans les échanges.

 
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Le Triumph Club de France aux USA

17 septembre - 11 octobre 2010
par Peter Johnston - Région Bretagne

2010 USA 1Peter et Clémentine Johnston ont visité les Amériques…tout au moins une partie, en compagnie de Dave et Linda Massey, dont les participants à l’Event de Florac se souviennent. Peter nous raconte ici la première partie de son voyage.

C’était au Triumph Event 2008 que j’ai rencontré Dave et Linda Massey, américains visitant la France à l’occasion du 30ème anniversaire de leur mariage. Pendant nos conversations j’ai eu la bonne idée de les dire que ma TR4A avait passé 33 ans de sa vie en Amérique du Nord, et que j’aimerais un jour la conduire sur des routes américaines. La réponse à Dave fut du plus alléchant « Pourquoi pas conduire une de mes trois Triumph et avec Linda et moi dans une deuxième, faire la route ensemble vers le « Triumphest » en Californie ? »

Bon je sois à demi sourd, aux dires de Clémentine, je n’entends que ce que je veux, il est évident que cette proposition n'est pas tombée dans mon oreille sourde et nous avons lancé le projet ensemble. Dave habite la ville de St Louis dans le Missouri, sur la rive droite du fleuve majestueux qu’est le Mississippi. Le « Triumphest » allait se passer en Californie, à San Luis Obispo, à mi chemin entre Los Angeles et San Francisco. La distance directe entre les deux villes est de 3.223 kilomètres par la route la plus rapide mais à l’aller, Dave voulait que nous prenions partout où cela était possible l’ancienne route 66. Sur le chemin du retour, nous avons voulu visiter les Parcs Nationaux Séquoia, Yosemite et Grand Canyon.

Saint-Louis

Nous sommes arrivés à Saint Louis le jeudi 17 septembre ; le vendredi, présentation des deux TR choisies pour le grand voyage : uneTR6 blanche, équipée de deux carburateurs Stromberg conformément aux spécifications des TR 6 américaine et une TR8 verte, uneTriumph inconnue en France. La TR8, construite à très peu d'exemplaires, la majorité pour le marché américain, est essentiellement une TR7 équipée du moteur Rover V8 3,5  litres et carrossée en coupé ou cabriolet. Celle de Dave était un de ces derniers modèles.

2010 USA 2Dave et moi même ont fait la vidange des deux voitures dans un atelier très bien équipé qu'il partage avec trois autre copains et où il est en train de restaurer une belle TR3. J'ai pu conduire les deux voitures, Dave m'a gentiment demandé la quelle je voulais piloter sur notre route et j'ai choisi la TR6. Pourquoi celle là, bien que la TR8 soit nettement plus puissante et probablement plus confortable. Je ne suis jamais arrivé à trouver de la place pour mon pied gauche dans la TR6, mais je pensais que la TR6 ressemblait plus à ma TR4A et donc je serai plus à l'aise avec elle.

Le samedi matin, le grand départ. Je m'en souvenais que St Louis fut le point de départ pour des milliers de migrants venus de l'Europe suivaient d'abord « The National Road » de la côte Atlantique vers l'état d'Illinois et ensuite, après St Louis le « The Santa Fé Highway » vers l'ouest. Plus tard dans le dix neuvième siècle la ligne de chemin de fer remplaçait ces routes, mais le train faisait sa route en passant par Saint Louis.

En avant toute ... sur la route 66

Notre objectif ; de rallier San Luis Obispo, sur la côte californienne, quelques 3.223 kilomètres de là en passant autant que possible sur l'ancienne « Mother Road », autrement dit la Route 66 à travers de sept états de l'Union et d'y arriver l'après midi du mercredi suivant.

2010 USA 6Quelques coups de klaxon en faveur des voisins faisant leur footing matinal et en route. Rapidement libérés des contraints des grands villes, nous nous sommes trouvés dans la région des Ozarks, un paysage similaire à la Suisse normande, des collines, vallées, des beaux arbres et des routes sinueuses comme elles les aiment, nos petites anglaises. A nos arrêts soit pour refaire les pleins, soit pour manger quelque chose, dans les petites villes loin des autoroutes nous avons toujours trouvé quelqu'un qui est venu vers nous pour nous dire « tiens, j'avais une TR6 comme celle là », ou bien « j'ai fait de la course en A-H Sprite et en TR3 dans les années 50 », ou même, après avoir appris la nationalité de Clémentine, "vous n'allez pas me croire, mais chez moi j'ai deux DS Citroën que j'ai ramenées de France où j'ai fait mon service militaire ! ».

Nous avons suivi le soleil à travers le Missouri et le coin le plus au sud-est du Kansas. A la tombée de la nuit, nous avons quitté l'autoroute I44 à l'ouest deTulsa dans l'Oklahoma pour chercher des chambres dans la petite ville de Bristow. Un repas assez oubliable dans le seul café restaurant ouvert de la ville, où j'ai mangé des cuisses de grenouille 'fritouzées' à l'huile de je ne sais pas quoi, suivies de poisson chat 'fritouzé' dans la même huile !

Journée vélo

Le lendemain matin nous sommes partis de bonne heure pour la journée la plus longue de notre trajet – destination Santa Fé, dans l'état du Nouveau Mexique, à 1.041 kilomètres. Sur la 66, temps de petit matin d'été. Nos moteurs avalaient avidement l'air frais, les virages s'enchaînaient les uns après les autres et à 100-110 km/h nous n'étions pas trop au delà des limitations.

Ensuite, jusqu'aux environs d'Oklahoma City, imaginez nos petites routes bretonnes envahies par quelques 5.000 cyclistes pédalent une centaine de kilomètres, sponsorisés par les copains, la récolte de leurs efforts étant destinée aux recherches du cancer. Notre moyenne a chuté vers 25 à l'heure pendant une heure et demie.

Grosse chaleur !

2010 USA 5Une fois libéré de ces contraintes, nous avons repris l'autoroute. L'ouest de l'Oklahoma est vite devenu le nord du Texas. Avec la montée du soleil les températures ont grimpé si bien qu'en arrivant à Amarillo, le mercure se trouvait à 39°. Nous sommes entrés dans un grand bar restaurant super climatisé, où j'ai bu une « root beer float ». Vous n'en connaissez pas ? Je ne vais pas vous expliquer sa composition, il suffit de dire que le goût me rappelle la poudre avec la quelle nous devions nous brosser les dents pendant la guerre de 39-45 et dans un moment de masochisme, à chaque voyage aux États-Unis je me sens obligé de boire une « root beer ». Clémentine s'est tapé une bibine mais, il est vrai qu'elle ne prenait pas le volant d'une voiture prêtée ! A la tombée de la nuit, nous sommes arrivés à Santa Fé. Ici nous avons découvert que l'alternateur de la TR6 ne débitait plus. Un coup de téléphone à Jim TenCate, un copain de Dave, et plus tard il est arrivé de chez lui, à quelques 50 kilomètres de là, avec un alternateur de rechange ! Pour moi la journée était extraordinaire, nous sommes partis de Bristow, altitude 400 mètres, pour arriver à Santa Fé, altitude 2.500 mètres et il me semble que je n'ai jamais était obligé de rétrograder.

Le lundi était relativement tranquille, visite de Santa Fé suivie par une sortie dans les montagnes vers Los Alamos, la vue des troupeaux d'élans dans une vaste cratère volcanique valait le détour. Hôtel à Gallup, proche de la ligne de chemin de fer transcontinentale. De l'ouest vers l’est, des trains de marchandises, longs de 3-4 kms, avec jusqu'à sept locomotives en tête, bourrés de conteneurs chargés d'importations d'extrême orient. Des rares trains vers l'ouest, chargés de matériel militaire en camouflage du désert.

2010 USA GroupeLes parcs nationaux

Mardi fut également une journée touristique avec la visite des Parcs Nationaux du Painted Desert et Petrified Forest. Le désert dans les couleurs d'une palette d'artiste et les vestiges d'une forêt préhistorique transformée en pierre comme par une sorcière malveillante. Ensuite, la visite de Météorite Crater, un trou de 1.600 mètres de diamètre, 50 mètres de profondeur, crée il y a 50.000 ans par l'impact d'une météorite. Dans l'après midi nous avons quitté l'autoroute et ici le copain Jim, nous a rejoint, pour faire route ensemble vers le Triumphest. Jim était également en TR8, mais en version coupé (et climatisé). La 66 s'étendait devant nous sur quelques 120 kms par Seligman, Kingman, le Sitgreaves Pass (1.100 mètres) vers Needles quelques kilomètres à l'intérieur de la Californie. A l'époque de la migration des gens de l'Oklahoma vers la Californie, à la suite des sécheresses successives dans les prairies, le passage de Sitgreaves Pass faisait très peur à ces pauvres fermiers, qui, pour la plupart n'avait jamais vu de colline sur leurs terres. Les habitants de Kingman marchandaient leurs services comme pilotes pour prendre le volant des vieilles Ford, Chevrolet ou autres Dodge, en surcharge, à travers la montagne. Forte heureusement, il faisait nuit lors de notre passage, comme ça nous n’avons pas vu où nous aurions pu tomber, me dit Clémentine.

2010 USA 3Enfin l’arrivée...

Le mercredi, encore de l'isolation sur l'ancienne 66 pendant notre traversée du Mojave Desert, quelques petits lieu-dits d'une poignée de maisons autour d'un ou deux arbres, Goffs, Essex ou Amboy, des endroits qui ont connu des meilleurs jours avant la construction de l'autoroute I40, maintenant somnolents, comme les chiens à l'ombre sous les pauvres arbres. Finalement notre arrivée à San Luis Obispo à l'heure prévue le mercredi après midi pour la grande fête.

 

Suite du périple

Totalement différent de nos sorties en Europe, le Triumphest a accueilli 284 voitures de la marque dont deux d'avant guerre. Plusieurs activités furent organisées mais le choix de participation ou pas, reste au bon gré des participants. La seule contrainte étant que les voitures participantes au Concours étaient obligées de participer aux deux autres évènements dans le but d'empêcher les gens de venir avec leurs bijoux sur plateau et de les décharger seulement pour le Concours.

Désigné juge au Concours j'ai eu la possibilité de voir de près des voitures en superbe état. Bien sur, certaines étaient sur restaurées à la façon américaine, mais en tant que juges, nos consignes étaient ni de pénaliser, ni d’avantager ces cas. L'objectif était de présenter une voiture dans un état conforme au jour de la livraison à son 2010 USA 7premier propriétaire. Je me suis éclaté à l’Autocross (pour nous Slalom) au volant de laTR6. Sur une piste d'atterrissage d’hélicoptères de l'armée américaine, une course contre la montre sur un tour et demi d'un circuit long peut-être de 350 mètres. Quand j'ai vu d'autres participants changer leurs pneus de route pour des slicks tout en portant des tee-shirts proclament « je ne suis pas ici pour être deuxième », je me suis rendu compte que mes chances de victoire étaient moins que minces !Trois essais, le premier, j'ai raté un plot et me suis trouvé mal placé pour la chicane suivante - disqualifié. Deuxième, (faut que je reste sur la piste) et j'ai terminé avec 1.00,3 minutes. Troisième essai, 0.58,1 - avant dernier de la catégorie TR6 non modifiée, mais quel plaisir ! Pour sa part Dave a gagné la catégorie des TR8 non modifiées avec un temps de 51,53 secondes.

Ayant vu la réglementation pour l'épreuve de navigation et régularité, j'ai décidé, dans l’intérêt de l'harmonie maritale, de ne pas y participer. Comme la navigation n'est pas vraiment un problème, tout est basé sur « Speed-Time-Distance » où les vitesses sont à respecter au 1/10ème de seconde. Par exemple, avec une moyenne de 50 Km/h imposée, combien de temps perdrez-vous à un feu rouge, en plus du temps d'arrêt ? Réponse 15 secondes, si vous êtes en TR3 et vous conduisez comme Fred Untel (d'après la fiche de briefing). Pour rattraper ce retard vous devriez maintenir une moyenne de 55 Km/h pendant 2m 30 secondes.

Au dîner de gala, le samedi soir, j'ai constaté que la table réservée pour notre joyeuse tribu manquait terriblement du pinard. Bien qu'il se trouvait sur la table des carafes remplies d'une liquide de couleur sombre (rouge ?), je ne voyais pas de blanc. Un bar dans le couloir vendait des apéros, donc j'ai pris une bouteille de Chardonnay et j'éclatais de rire d'entendre le Président (noir) du Southern California Triumph Owner's Club (l’un des deux clubs organisateurs) annonçant à tout le monde que « cette ville me fait saigner des dollars comme une Triumph saigne de l'huile ! ». De retour à la table, où le blanc a remporté un succès auprès des convives, je me suis versé un peu du contenant d'une carafe pour le goûter et découvrir que le breuvage était du thé froid ! Clémentine vous dirait que l'expression sur ma tête a vite viré du plaisir anticipé au dégoût ! Il y avait des prix pour presque tout le monde et nous sommes rentrés avec la plaque de ceux qui sont venus de plus loin ! Un peu de discussion avec des écossais qui se croyaient vainqueurs jusqu'au moment que j'ai annoncé que nous avions fait deux heures et demi de vol avant de survoler l'Écosse – discussion terminée ! Il est vrai que j'ai compté le vol Quimper-Paris dans le total mais il fallait que je revienne avec un souvenir, n'est-ce pas ?

Le dimanche nous avons fait demi-tour pour rentrer vers Saint Louis. Dave n'avait que deux semaines de congés et il fallait qu'il soit de retour le dimanche suivant. Nous avons décidé de visiter des sites magnifiques dont l'ouest des États-Unis est le gardien. A travers la Californie vers le « Séquoia National Park ». Ici c'est le pays des magnifiques arbres séquoias géants, certains âgés de 2.200 ans. Après quelques kilomètres dans le parc, nous avons trouvé tout un troupeau de « bambis » broutant la verdure 2010 USA 10abondante à quelques mètres de nos Triumph. Plus tard et à pied en admirant les arbres, Clémentine m'a fait signe de garder le silence et un ours noir est passé à même pas 20 mètres, sans nous accorder la moindre attention ! Loin de tout autre habitation, nous avons passé la nuit dans un hôtel de l'administration des parcs nationaux, le site était superbe, le confort laissait à désirer. Pas d'eau chaude le soir, pas d'eau tout court le lendemain matin, mais il faut dire que la température est descendue à -6° pendant la nuit et nos anglaises se trouvaient couvertes d'une gelée blanche.

Destination le « Yosemite National Park », où nous sommes restés bouche bée devant le spectacle magnifique d'El Capitan, une falaise de pierre blanche de 1.500 mètres de hauteur. Après une nuit chez l'habitant dans une superbe maison les pieds pratiquement dans l'eau d'un torrent, nous avons traversé le parc vers son entrée est. En route, qu'est ce que nous trouvons devant nous mais si : une Citroën 2cv ! A 3.000 mètres d'altitude, la deux-doche pétaradait son chemin mais, touchés par la vue de nos deux Triumph, elle s'est mise dans un parking où nous avons pu discuter avec deux jeunes allemands qui voyageaient allègrement parmi les 4x4 des américains.

Sortis du parc nous avons poursuivi sur des petites routes peu fréquentées vers le Nevada où nous avons pris la décision d'éviter Las Végas. En conséquence, à 300 Kms au nord de la ville nous avons pris une route vers l'est. En sortant de la ville de Tonopah, au bord de la route nous avons vu un panneau avec le message succinct « Attention – prochaine station 263 kilomètres ». L'immensité des États-Unis ne cesse de m'étonner. Après quelques kilomètres, nous prenons un virage et devant moi je vois la route droite comme une flèche. Je regard le totalisateur et vingt cinq minutes plus tard nous arrivons au prochain virage – une distance de 40 kilomètres à travers la savane ! Finalement nous tournons vers le sud sur « the extra-terrestrial highway », où un film a été tourné il y a quelques années. La nuit tombe, dans une petite ville les deux motels sont pleins, rien à faire sauf de poursuivre notre route, encore 112 kilomètres vers une autre petite ville où nous trouvons deux chambres et un restaurant !

Nous sommes maintenant mercredi et l'objectif est d'arriver au Parc National du Grand Canyon. Nous avons terminé la traversée du Nevada pour couper un coin de l'Utah et de visiter le « Zion National Park ». Ici nos avons été éblouis par la beauté du site, les montagnes avec des strates de différentes couleurs. Vers midi, et après avoir traversé une tempête de neige, nous sommes arrivées à Jacob Lake où nous avons trouvé deux cabines en bois libres pour la nuit. Nous avons poursuivis notre chemin encore 60 kilomètres a travers une deuxième tempête de neige vers le centre d'accueil du bord nord du Grand Canyon, plus de neige, du soleil mais un vent froid. Mais quel site ! Les indigènes l'appelaient « la montagne à l'envers ». Il est impossible d'exprimer la grandeur en mots, il est nécessaire d'y aller, de s'asseoir et de se laisser emporter par l'énormité et la beauté du lieu. La partie nord du site est bien moins fréquentée que le sud et en conséquence est plus authentique. Un hôtel luxueux se trouve sur les lieux et depuis l'entrée de cet immeuble en bois, une grande fenêtre panoramique fait apparaître le site dans toute sa beauté. Il est évident que tout ce que nous avons vu par la suite n'arrivait pas à la hauteur du Grand Canyon.

Le lendemain, nous avons traversé 'Monument Valley.' Ce site que vous avez déjà vu et en plusieurs fois, dans d'innombrables films « Westerns » est, à mon avis, en train de devenir surexploité par les tribus d'indiens à qui le site appartient, faisant partie de la « Navajo Nation », un territoire autonome de 67.400 kilomètre carrés. Les contrôles sévères sur la construction dans les parcs nationaux n'ont pas leur équivalent ici et en conséquence, il est difficile de visionner la vallée sans que l'œil ne soit attiré par une agglomération de caravanes, qui depuis longtemps ont remplacées les « tipis » d'antan.

2010 USA Monument ValleyMais il y a encore d'autres attractions sur notre route, la ville de Durango dans le Colorado. Une ville comme l'on imagine les villes du far ouest avec, pour le petit garçon qui somnolent en nous tous, le magnifique « Durango and Silverton Railroad ». Le train à vapeur de voie métrique vient directement des vieux films de cow-boys, ses wagons à passagers sont de l'époque ainsi que les locomotives. Tous les jours, le train part de la gare dans la ville de Durango dans un fracas de bruit de machines et de roues en métal sur les voies en acier, le tout baigné de vapeur. Pendant l'été le train grimpe 855 mètres pour arriver après 73 kilomètres à l'ancienne ville de mines d'argent de Silverton, altitude 2.367 mètres. Pendant l'hiver le train s'arrête à un endroit distant de 58 kilomètres de Durango où, sur une énorme «Y» de voies ferrées, la locomotive fait demi-tour avant d'amorcer sa descente.

Dans la ville de Durango vous trouverez Jean-Pierre, Breton, boulanger et propriétaire d'uneTR6 ! Finalement en route vers le Kansas et Saint Louis, nous avons traversé le col de « Wolf's Creek ». Ici se trouve « the Great Divide », où d'une côté les eaux coulent vers l'océan Pacifique, de l'autre vers le Golfe de Mexique et l'Atlantique. Nous nous sommes arrêtés ici pour admirer le site. Je ne vous ai pas dit avant ce moment que Dave est joueur de cornemuse et une de ses ambitions s'est réalisée ici – il a sorti ses pipes et à 3.300 mètres d'altitude, il a joué. Croyez moi que ce n'est pas facile. D'abord à cette altitude il manque du souffle à notre cornemuseur. Deuxièmement, le roseau ne vibre pas comme aux altitudes normales et finalement encore à cause du manque de densité de l'atmosphère, il est impossible d'accorder les trois « drones », les pipes qui sont presque à la verticale sur l'épaule gauche du cornemuseur. Dave a vite récolté des spectateurs. Un monsieur nous a raconté sa récente visite en Europe pour une sortie Lamborghini. Ben, nos Triumph ne sont pas dans la même ligue mais à 3 .300 mètres, grâce aux gicleurs d'orifice variables de nos carburateurs, les deux moteurs ont donné de leur meilleur, bien qu'ils manquaient de puissance. Et je doute que les clients Lamborghini comptaient un cornemuseur parmi eux !

2010 USA NeigeEnfin notre route continua à travers le Kansas sous la neige. Des expériences négatives sur l'autoroute où nous avons gardé des vitesses de 80-85 Km/h sur des sur gaces de glace tandis que des camions nous doublaient à 100 à l'heure, les roues arrière sans garde-boue, leur plumes de neige et glace nous rendait pendant des longues secondes la visibilité de la route impossible. Finalement, le dimanche 11 octobre nous sommes de retour à Saint Louis, après 8.800 kilomètres de route, aux altitudes entre le niveau de la mer et 3.300 mètres, dans les températures de -06° à 39°, par temps de neige et glace, de soleil, de vent et un peu de pluie. Sur le trajet la TR6 a consommé en moyen 8,7 litres/100 Kms, laTR8 10% plus, la 6 consommait 50 cl d'huile pour 1 500 Kms, la 8 pas du tout.

Quelle aventure !

 
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Des gazous en Triumph !

par Cyril Fessy - Région Rhône Alpes

Split 2009 

En octobre 2008 et en Mai 2009, Annick et moi avons abandonné très provisoirement les sorties et événements du Triumph Club pour rejoindre avec notre Stag les rangs des rallyes organisés par Gazoline, la revue d’ancienne bien connue. Les destinations étaient respectivement la Croatie et la Grèce.

Daniel Nolan est le grand ordonnateur de ces manifestations. Il a avec lui une équipe remarquable qui comprend ente autre Jean Jacques Dupuis, le DG de Gazoline. Leur engagement est de procurer deux semaines de découvertes dans la convivialité avec l’assurance de rapatrier toutes les voitures des participants au point de départ qui est généralement Aix les Bains.

Les voitures: environ 50 anciennes de la 2cv à la Chrysler New-yorker cabriolet en passant par une diversité intéressante (4cv, 203 403, Mercedes, Porsche, Panhard, Alfa, P60, traction, DS, Américaines, … et même quelques Triumph) que du bon en somme. Les équipages: Des mixtes, beaucoup; des féminins, quelques un ; des belges, suffisamment; soit environ 110 participants et accompagnateurs mais que du bon également. Les véhicules de l’organisation: Une 403 cab, une P60 et 4 fourgons ou 4x4 tractant 3 plateaux et la remorque d’assistance, que de l’efficace. Les équipages de l’organisation: Outre Daniel, Jean Jacques et leurs épouses, des mécaniciens incroyables, un toubib et une infirmière; encore plus que de l’efficace.

Stag à Esi 2008Le fonctionnement est très simple. Nous disposons d’un « raude bouc » fait pour que tous arrivent à bon port aux étapes du soir. Ce document outre l’itinéraire, comporte de nombreuses indications sur les curiosités locales que ce soit des sites historiques, des points de vue intéressants ou des restaurants pour le déjeuner. Les seules obligation sont outre la bonne humeur, de partir le matin si possible avant la voiture balais et d’arriver à l’heure à l’étape du soir en restant assez  fidèle à l’itinéraire du rode bouc. Le soir à l’étape, généralement dans des hôtels 3*, l’assistance soigne avec une compétence remarquables les bobos de nos ancienne. La remorque d’assistance servant avec la même efficacité de garage et de rdv pour l’apéro. Le dîner est suivi d’un briefing utile pour décrire les éventuelles difficultés ou réjouissances du lendemain et consoler ceux dont les voitures ont « failli ». Au fil des étapes, ces briefing deviennent de véritables show à ne pas manquer.

Voici un exemple du dévouement des mécaniciens. Un soir, une TR4 est arrivée avec un tac tac tac inquiétant. Après démontage, le diagnostique fut un tendeur de chaîne de distribution HS. Les pièces nécessaires on été commandées par Internet à un fournisseur efficace avec une livraison 2 jours plus tard à l’hôtel d’une prochaine étape. La TR4 a fait deux étapes sur un plateau et au soir du 2em jour le moteur à été remonter afin qu’elle reprenne la route le 3eme jour: chapeau n’est-ce pas! Bien que les pannes n’aient été très nombreuses, les mécaniciens n’ont pas souvent fait relâche et certaines voitures ont même finies en meilleur état qu’au départ.

DubrovnikPour la Croatie, l’itinéraire nous à conduit à Venise, puis l’Italie du nord, un petit bout de Slovénie et ensuite la côte Croate avec en prime la visite de quelques îles et de sites magiques tel que Dubrovnik, et les lacs de Plitvice. Un passage au Monténégro avec des restaurants de pêcheurs sublimes. Les routes, des grandes et belles, des petites tortueuses à souhait en montagne. Les conducteurs des tractions ont du faire des manœuvres dans quelques épingles. En Grèce, nous avons évité Athènes et ses encombrement mais profité d‘Olympe, Delphe, Epidaure le tous agrémenté de plages et de paysages magnifique. L’accueil superbe: légèrement réservé en Croatie, exubérant au Monténégro, magnifique en Grèce. En mai nous étions hors saison en Grèce, beaucoup d’endroits étaient fermés, les Grecs les ouvraient pour nous, allaient chercher de la feta chez le voisin et les expressos chez un autre.

Et les Triumph. Il y en a eu 4 ou 5 à chaque expédition : Vitesse, Spitfire, TR3, TR4, TR6 et Stag. La Stag a été infidèle à sa réputation de non fiabilité et à avalé les 4500 km de la Croatie sans soucis. A tel point qu’une 2eme c’est jointe à nous pour les 4500 km de la Grèce que les deux Stag ont digérés sans plus de problème. Alors : pas fiable la Stag !

En résumé nous avons trouvés dans ces rallyes beaucoup de points communs avec les sorties et Events du Tr Club, c'est-à-dire, budgets serrés, pas de prise de tête, convivialité et organisation remarquables. La prochaine destination est la Turquie en mai prochain.

 
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Triumph Dix Voitures Cinema
Une Stag à Tataouine

2010

Cyril Fessy - Région Rhône Alpes

 

2009 CF Stag El Jem AmphiAnnick et moi vous avions laissé il y a quelques mois à notre retour de Grèce avec cette interrogation : fiable la Stag ?

Une direction assistée, une traverse de pont arrière et une paire d’arbres de roue plus tard, nous nous sommes retrouvés à Marseille pour participer au « Grand Erg Tunisien 2010 » toujours organisé par Africa Gazoline. 34 équipages, 6 véhicules de l’organisation et de l’assistance soit environ 80 hommes, femmes et enfants à bord de Citroën, Martin Seven, Matra 530, Peugeot, Renault, Simca Océane, Alfa, Fiat 500, Mercedes, Saab 96 2T, Triumph Vitesse et Stag, Volkswagen. Il y avait également un motard courageux chevauchant une Peugeot TL4 175 cc de 1956. 

La Méditerranée était aussi calme que la France agitée par les débats sur les retraites, les blocages des raffineries, les grèves. Notre ferry c’est joué de tous ces événements pour nous acheminer sans soucis au port de la Goulette à Tunis après un 1er couscous et une nuit calme.

Une 1ère étape de 170 km nous a emmené à Kairouan et nous a permis de nous adapter aux us et coutumes de la circulation locale. Circulation composée de piétons, cyclistes, mobylettes (les Bleues de notre jeunesse), ânes, charrettes,  404 pick-up surchargées, voitures, camion, bus ; tout cela mêlé à la bonne franquette, dans tous les sens et débouchant de droite, de gauche et même d’ailleurs. Vigilance, prudence et bonne humeur sont les ingrédients indispensables à une adaptation réussie. 

Stag Ksar Oued SoltaneNotre périple nous a ensuite conduit à Matmata et ses maisons troglodytes, Tataouine ville d’un ancien bagne et régiment de la Légion, Douz une des portes du Sahara et sa source d’eau chaude (40°), Tozeur en traversant le lac salé Chott El Jerid par des lignes droites interminables, Tamerza dans les montagnes à la frontière Algérienne, Gafsa et ses mines de phosphates et la visite des gorges de Seilja à bord d’un ancien train le Lézard Rouge, Hammamet en bord de mer qui est une station balnéaire aux hôtels gigantesques. La dernière étape nous a ramené à Tunis où nous avons pu marchander nos derniers Dinard avant une traversée aussi calme qu’à l’aller en direction de Gène cette fois. Nous avons pu voir et visiter des paysages inhabituels: dunettes en bordure de désert, palmeraie, oued asséché en attente de pluie, un amphithéâtre Romain, des Ksar qui étaient les greniers dans les quels étaient stockées les récoltes de blé, dattes et huile d’olive.

Fidèle à ses habitudes, l’assistance n’a pas chômé. Des soupapes sont allées dire bonjour à un piston. La Coccinelle cab qui les possédait n’a pas aimé. Une 504 4x4 Dangel a cassé un croisillon de sortie de boite. Les pièces Peugeot étant plus que courante en Tunisie, la réparation a pu être effectuée rapidement. Une Océane a perdu quelques dents de son couple conique et fendu son carter de pont. Le remplacement de l’huile de pont par de graisse lui a permis de regagner la France. Le joint de culasse de la Peugeot 175 a rendu l’âme, Un joint de remplacement a été découpé dans un couvercle de couscoussier en alu, il a tenu jusqu’au bout. Et les Triumph, nickel comme dab, pas une alerte, la Stag a avalé les 3500 km du parcours sans sourciller.

Nous avons bénéficié d’une météo très agréable, soleil sans grosse chaleur  et juste une ½ journée de pluie. Le sol étant  très sec, l’eau ne pénètre pas et il se forme très rapidement des flaques et des ruisseaux traversant les routes. Dans un village un camion nous a croisé sans ralentir dans un de ces ruisseaux, nous nous sommes pris une vague de 2m qui nous a complètement aveuglé, et nous a fait disparaitre de la vue des voitures qui nous suivaient. La capote a résisté vaillamment mais de l’eau s’est infiltrée par tous les joints entre la capote et la carrosserie. J’en ai retiré deux bons litres le soir à l’étape. 

Les étapes sont toutes passées dans des hôtels très confortables avec de très bons  buffets. Beaucoup de couscous, d’agneau, de légume, des dattes et des grenades mais aucune tourista. Le toubib de l’assistance  a été fort heureusement peu sollicité. Les repas de midi étaient libres. Le sens de l’accueil et du commerce des Tunisiens (pas de Tunisiennes) nous a souvent amené dans des restaurants.

 


 
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