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sur les routes improbables

 

du Maroc

2018 Maroc (1) 

du 11 au 29 octobre 2017

Revue Rétro-Tourisme du mois de septembre 2018

Jean-Paul Naddéo

 

2018 Maroc (2)Ce sont dix-huit Triumph : deux TR3, six TR4 A IRS, quatre TR6, une TR250, deux Stag, une Acclaim, une Spitfire et un magnifique roadster 2000 de 1949 venus de différentes régions de France mais aussi des Pays Bas, de Belgique et de Suisse qui se sont retrouvées sur le port de Sète, à la gare maritime Orsetti, après un parcours de concentration, qui pour certains dépassait les 1.000 kilomètres. Les équipages sont accueillis chaleureusement par Alain et Marylène Dufour qui, sous l'égide du Triumph Club de France et membres du club Périgord, ont organisé ce rallye hors du commun : un périple de 2.500 kilomètres à travers le Maroc, accompagné par le superbe Jeep Wagonnier de Marc et Paul Dormal et la Miatta de Michel et Jeanine Debic qui feront office d'assistance.

Dès l'arrivée au port de Sète, Alain Dufour nous remet un petit sac à dos contenant le pack du parfait rallye-man : roadbook, plaque, autocollants, carte du Maroc... rapidement les discussions s'engagent. Tous les équipages étant au rendez-vous, nous profitons des quelques heures avant d'embarquer pour effectuer une grimpette avec nos voitures au mont Saint-Clair, point culminant de la ville de Sète. Il offre un panorama exceptionnel sur la mer et sur la ville, on aperçoit à quai le bateau que nous emprunterons tout à l'heure pour voguer vers Tanger. Puis c'est le retour à la gare maritime pour se préparer à l'embarquement sur le MS Majestic/GNV. Nos voitures ont fière allure et suscitent la curiosité au milieu des véhicules des nombreux marocains rentrant au pays, surchargés dont certains dans un état précaire, défiant les lois de la physique.

2018 Maroc (3)Les formalités policières et douanières accomplies, nous voilà à bord pour une mini croisière. Les discussions s'engagent, on parle de mécanique, de nos expériences, de nos aventures avec nos Triumph. La grande bleue est clémente ce qui rend cette traversée sous le soleil agréable. Nous longeons la côte espagnole puis ce sera le détroit de Gibraltar.

Nous arrivons en début de matinée au port de Tanger Med, situé à 40 kilomètres à l'est de Tanger, accompagnés de quelques dauphins. Là, les formalités de police et de douane sont longues : l'administration marocaine ne plaisante pas ! Nombreux contrôles... coups de tampons sur nos documents, va et vient entre les bureaux et les voitures.

Bref, plus de deux heures pour quitter le port ! Enfin nos premiers tours de roues sur le sol marocain. Nous longeons la côte en direction de Tanger. Un premier petit incident sur une TR4 : une durite de frein débranchée nous oblige à nous arrêter dans un petit garage sympa. En une petite demi-heure, tout sera réparé. Nous déjeunons à Ksar-Sghir, devant les vestiges du port de commerce romain et avalons notre premier tagine ! Puis nous traversons Tanger « la ville blanche » dominée par la colline de la kasbah. Ici, tout est très propre, loin de nos clichés.

2018 Maroc (4)Tanger c'est tout une ambiance. Henri Matisse appelait la ville « le paradis des peintres », La route en direction de Asilah nous plonge rapidement dans l'ambiance du Maroc. Il nous faut vite apprendre à rouler avec les marocains qui ont une conduite un peu anarchique, donc redoubler de prudence et de concentration. Nous longeons la côte Atlantique et arrivons à Asilah, petite ville balnéaire encerclée de remparts ocres qui contrastent avec la blancheur des maisons. Nous rejoignons l'hôtel AI Khaima, situé sur le front de mer. Un superbe endroit pour notre première nuit marocaine !

Le lendemain départ matinal pour la 2ème étape : 227 kilomètres pour rejoindre Rabat, capitale du Maroc. Le plein fait, le niveau d'huile vérifié, il faut compter entre 4 et 5 heures en passant par les routes secondaires. Nous quittons Asilah. La route est belle, notre TR4 décapotée ronronne, la température flirte avec les 28° ! Nous traversons plusieurs petits villages pittoresques sous les acclamations d'un public nombreux ravi, levant le pouce, applaudissant, devant le passage de nos Triumph. Bientôt nous arrivons à Larache. Les voitures stationnées à l'ombre d'un haut mur de l'ancienne kasbah, nous allons nous perdre dans les dédales des petites ruelles qui descendent jusqu'au port. Ce sera l'occasion pour nous d'acheter quelques victuailles gourmandes, de quoi improviser un pique-nique avec des produits locaux.

 Après un thé à la menthe à la terrasse d'un petit café, nous reprenons nos autos pour aller visiter le cimetière espagnol où est enseveli, selon son souhait, le poète écrivain Jean Genet mort à Paris en 1986. Sa tombe est face à la mer, en haut d'une falaise, à l'endroit où il venait souvent méditer.2018 Maroc (5) Après cet épisode « littéraire » nous reprenons la route, traversons la petite ville de Ksar-El-Kébir réputée pour ses plats et pâtisseries raffinés... mais nous restons raisonnables ! Puis nous passons à Souk-El-Arab avant d'arriver à Kenitra, anciennement Port-Lyautey. Une quarantaine de kilomètres plus loin, nous voilà rendus à Rabat. Notre arrivée au Rive Hôtel attire un public nombreux ! Rabat, ville impériale, capitale du Maroc, avec ses avenues bordées de palmiers et de fleurs nous accueille. C'est une ville magnifique qui mérite que l'on y passe une journée avant de se relancer sur les routes. Notre première visite sera pour le mausolée de Mohamed V. Un imposant édifice de marbre blanc entouré d'une gigantesque esplanade plantée de piliers brisés, qui abrite les dépouilles de Mohammed V et de ses deux fils Moulay-El-Hassan (Hassan II) et Moulay-Abdallah. A l'opposée de l'esplanade, se trouve la Tour Hassan, le monument le plus célèbre de Rabat, haute de 44 mètres, vestige d'une importante mosquée détruite par un séisme en 1755. Nous grimpons ensuite vers la kasbah des Oudeas perchée sur une falaise qui domine l'Atlantique et flânons dans la médina remplie d'échoppes... d'épices... d'artisanat.

En fin de journée, nous regagnons le Rive Hôtel les bras chargés de quelques emplettes qu'il va falloir caser dans nos autos. Après une soirée festive pour célébrer un grand évènement, l'anniversaire d'Alain Dufour, nous retrouvons nos chambres pour une nuit réparatrice.

2018 Maroc (6)Départ vers 8 heures pour Oualidia, 3ème étape : 275 kilomètres sur le road book ! Un stop s'impose à Casablanca, la plus grande ville du Maghreb. Nous stationnons devant « la grande mosquée » réputée pour être la plus grande du monde après celle de La Mecque. Réalisée par l'architecte français Michel Pinseau, elle est construite sur un promontoire rocheux sur l'océan et surmontée par le plus haut minaret du monde (210 mètres). Hélas, pas trop de temps pour la visiter car nous devons retrouver les représentants de la FMVE (Fédération Marocaine des Véhicules d'Epoque) à 12h30 pour un déjeuner au restaurant « La Table Bavaroise » à Bous-Kara Golf City ! Après plus d'une heure de « galère » pour traverser Casablanca tant la circulation est dense, nous arrivons enfin par une piste défoncée dans ce fameux restaurant où nous retrouvons les deux représentants de cette fédération venus nous rejoindre avec leurs très belles TR6. Pas de choucroute mais un... tagine. Après ces agapes et quelques échanges, nous prenons une portion d'autoroute, traversons El-Jadida où nous admirons la forteresse portugaise de Mazagan et surtout nous visitons la magnifique citerne souterraine percée par un oculus qui laisse filtrer la lumière. Orson Welles ou encore Francis Ford Coppola y ont tourné quelques scènes de film. Rapidement, nous resautons dans nos Triumph en direction de Oualidia par la route côtière pour rejoindre l'hôtel Hippocampe : un hôtel de charme en bordure d'une des plus belles lagunes du monde. L'accueil est plus que sympathique, nos places de stationnement devant l'hôtel sont même numérotées et le patron Neil-Illane, passionné de belles autos, fait tout son possible pour nous rendre ce court séjour des plus agréables. Après une nuit et un petit-déjeuner royal sur la terrasse, face à un panorama exceptionnel, c'est à regret que nous quittons cet endroit de rêve pour la 5ème étape qui nous entraîne à Essaouira : 186 kilomètres par la route côtière ! Nos Triumph ronronnent, la température est estivale, la route est superbe et les paysages magnifiques. Nous longeons le cap Beddouza puis Sidi-Bouchta et Safi, un port de pêche qui fut longtemps la capitale mondiale de la sardine. 130 kilomètres plus loin, après avoir admiré la kasbah Hamidouch, nous arrivons à Essaouira à l'hôtel des Iles, sur le front de mer, un véritable motel à quelques encablures du port de pêche et de la médina. Nous stationnons nos voitures devant nos chambres sous le vol des mouettes, à l'abri des tumultes de cette trépidante ville.

Nous sommes là pour deux jours... il nous faudra bien ça pour profiter de cette cité magique et soigner nos Triumph. La Spitfire de Philippe donne des signes de faiblesse, elle cliquette comme une vieille machine à coudre. Cela nécessitera un réglage des culbuteurs, réalisé de main de maître par Michel. Essaouira, autrefois Mogador, est une ville portuaire très animée, pleine de charme et d'odeurs. Une longue promenade sur les remparts, puis nous descendons sur l'ancestral port de pêche. Là, nous pataugeons sur les quais boueux au milieu des pêcheurs qui débarquent le fruit de leur pêche des bateaux, « bombardés » régulièrement par des nués de mouettes. Un spectacle extraordinaire, visuel et odorant d'une autre époque ! Nous rejoignons la fameuse place Moulay El-Hassan, poumon de la ville avec ses nombreux cafés et restaurants, et cheminons dans les souks au hasard des petites ruelles bordées d'échoppes d'artisans de tout poil : peintres, bijoutiers, marchands de tissus, d'épices... Enfin nous regagnons notre hôtel où une douche s'impose après cette journée dite de repos avant d'aller dîner.

2018 Maroc (7)Le lendemain, départ pour la 6ème étape de 175 kilomètres à destination de Marrakech. Nous quittons la côte Atlantique pour pénétrer à l'intérieur des terres. La route est superbe, avec de grandes courbes et lignes droites.

Nous sommes escortés par un motard de la police qui nous ouvre la route avec beaucoup de zèle. Nous traversons Chichaoua, carrefour obligé entre Agadir, Marrakech et Essaouira, une ville bien connue pour ses tapis berbères et ses lanternes décoratives. Au bord de la Nationale 8, les ânes servent toujours de monture et de bêtes de bât. De nombreux vendeurs ambulants proposent des produits exotiques. Ici les premiers arganiers apparaissent, avec les chèvres perchées dans les branches. Nous nous arrêtons dans une coopérative d'huile où nous recevons un accueil sympathique. Bientôt nous arrivons à Marrakech et sur l'avenue Kennedy où se trouve l'hôtel Farah, très bien situé au milieu d'un jardin spacieux à proximité du centre-ville. Nous y passons deux nuits. Sitôt installés et après un diner local, nous allons nous dégourdir les jambes dans la vieille ville. Nous passons au pied du minaret de la Katoubia illuminé, c'est un des plus beaux monuments du Maghreb ! Puis nous grimpons sur une des terrasses qui dominent la place Jemaa-el-Fna toujours très animée avec ses gargotes, ses saltimbanques : une vraie cour des miracles. Nous déambulons dans les ruelles sinueuses de la médina, où bat le cœur de la ville, avant de regagner notre hôtel, des images plein les yeux.

2018 Maroc (8)Le lendemain, nous visitons le Jardin Majorelle et l'atelier du peintre, puis direction Guéliz pour faire quelques emplettes dans le magasin Atika, créateur et fabriquant de chaussures et notamment de mocassins en daim de grande qualité. Nous déjeunons d'un excellent tagine sur la terrasse du « Bar » de l'hôtel de Guéliz, qui offre un point de vue panoramique sur Marrakech. Cette journée passée à déambuler se termine par un thé à la menthe au bord de la piscine du mythique hôtel Mamounia.

Départ pour la 7ème étape pour Ouarzazate : 207 kilomètres sur le roadbook ! Nous quittons la plaine et attaquons la montagne avec des paysages d'une rare beauté. Nous traversons de petits villages avec des maisons en terre battue de couleur ocre. Nous prenons de l'altitude sur une magnifique route. Nos Triumph ratatouillent un peu en prenant de la hauteur, d'autant plus qu'au Maroc l'essence est au mieux du 95. A l'entrée d'un petit village, le magnifique Roadster 2000 de Claudine et Patrick est arrêté. Un attroupement de badauds encercle la voiture, le capot ouvert, de l'eau coule sous la voiture : l'axe de la pompe à eau a cassé, le ventilateur a percé le radiateur. Scénario catastrophe ! Marc et Paul prennent la voiture en remorque sur une quarantaine de kilomètres jusqu'au garage « Mécanique du Sahara » à Ouarzazate, notre ville étape. Ahmed démonte et refabrique un axe avec une pièce de métal récupérée dans le fatras du garage, resoude le radiateur, restaure la pompe à eau et les pales du ventilateur. Moins de deux heures après, le R2018 Maroc (9)oadster reprend la route, le tout pour 170 euros. Qui dit mieux ? Je n'ose m'interroger sur une panne identique en France ! Nous passons à Taddert avant d'attaquer la grimpette du col de Tichka perché à 2.260 mètres. La route, construite par le 4ème régiment étranger d'infanterie entre 1925 et 1939, est superbe ; elle est à juste titre considérée comme une des plus belles routes du Maroc. Nous enchaînons les virages au milieu d'une nature aride qui offre des paysages à couper le souffle. Nous arrivons au col, c'est le passage routier le plus élevé du Maroc. Un stop s'impose pour immortaliser ce moment. Nous déjeunons chez Yaacoub, une petite pension de famille en bord de route, située à Ighrem-Nougdal. Nous redescendons, bifurquons pour un petit détour d'une dizaine de kilomètre vers Ait-Ben-Haddou, un village fortifié qui date du XVllème siècle, classé au patrimoine mondial de l'humanité. Construit sur le flanc d'une colline, c'est un pur joyau, un endroit magique où ont été tournées certaines scènes du film de David Lean, « Lawrence d'Arabie ».

 Après cette visite, nous revenons sur la Nationale 9 en direction de Ouarzazate et arrivons à l'hôtel Kenzi-Asghor proche du centre-ville. Ouarzazate, c'est l'ouverture sur les grandes vallées du sud, entre les montagnes de l'Atlas et le désert.

2018 Maroc (10)Une visite s'impose à la kasbah de Taourit, majestueuse tel un gros château de sable avec ses murs rouges, ses tours crénelées faites de terre et de paille, une des plus belles kasbahs du Maroc. Le lendemain, nous quittons Ouarzazate pour la 8ème étape : 170 kilomètres en direction de la ville de Tinghir. Nous prenons la N10 en direction de Er-Rachidia, la route longe le barrage El-Mansour puis arrive à Skoura. Notre première oasis avec sa palmeraie luxuriante. C'est la porte de la vallée du Daddes. Les paysages somptueux parsemés de magnifiques maisons traditionnelles nous incitent à musarder ; la route s'élève, nous traversons El-Kelaa-Mbouna le « village des roses » et arrivons à Boumaine, l'entrée des fameuses gorges du Daddes. Après un tagine encore un détour s'impose dans les gorges. 25 kilomètres d'une route sinueuse dans une explosion de couleurs au cœur de paysages à couper le souffle. Un vrai paradis ! Hélas le temps passe et nous revenons sur la N10 pour rejoindre Tinghir, ancienne ville de garnison, avec sa palmeraie et l'hôtel Bougafer, terme de cette magnifique étape. Après un repas typiquement marocain et une bonne nuit, réveil matinal pour la 9ème étape : près de 300 kilomètres, mais avant, une virée s'organise au petit matin, pour les plus courageux, dans les réputée gorges du Todra. Le soleil qui se lève, allume les falaises de granit ocre hautes de 300 mètres qui surplombent l'étroite route qui longe l'oued Todga. Hélas, la chaussée très dégradée se transforme en une piste très abimée difficilement praticable avec nos Triumph, nous obligeant à faire demi-tour pour reprendre la N10, direction Midelt via Er-Rachidia. Sur le bord de la route, des ânes transportent de lourdes charges, de nombreux paysans nous proposent grenades et oranges. On traverse Goulmima, superbe palmeraie. Puis c'est Er-Rachidia. Nous sommes là à 190 kilomètres de Midelt et à 80 kilomètres de la frontière algérienne, nous bifurquons sur la N13, longeons le barrage Hassan et ses eaux turquoise, passons le tunnel du Légionnaire creusé par les sapeurs du 3ème régiment étranger d'infanterie en 1928. Nous rentrons dans les gorges du Ziz, nom de l'oued qui descend des montagnes du haut Atlas et longe la route.

2018 Maroc (11)Nous évoluons dans d'impressionnants paysages lunaires qui font penser à l'Ouest américain. La Nationale 13 nous entraine vers Midelt par le défilé de N'Zala. A Midelt, un stop s'impose au monastère de Notre-Dame de l'Atlas qui abrite une petite communauté de moines issue de Tibhirine. Enfin, nous retrouvons l'hôtel Taddart à Taddamoute à 6 kilomètres de Midlet, une cité montagnarde perchée à 1.500 mètres d'altitude, qui fait face aux montagnes d'Ayachi qui culminent à 3.757 mètres. Arrivés à l'hôtel. Le plein fait, nous préparons nos Triumph pour l'étape de demain et profitons de notre soirée à l'hôtel. Dès 8 heures, après un petit-déjeuner agrémenté de jus de grenades, nous reprenons la route pour cette 10ème étape : 202 kilomètres en direction de Fès. Nous quittons le Haut-Atlas et rentrons dans le Moyen-Atlas, fini le sud, on s'approche du nord du Maroc !

Nous roulons sur la N13, passons le col du Zad à 2.178 mètres d'altitude et avant Azrou, nous prenons sur la droite pour aller visiter Mischliffen une station de ski... Bon rien à voir avec Val d'Isère ! 5 pistes, mais on skie au Maroc ! On s'approche d'Azrou. Sur le bord de la route, des familles de singes magots, des macaques en liberté attirés par la nourriture que les touristes donnent, quémandent. Nous roulons au milieu de forêts de cèdres, dont nom­breux sont centenaires comme le cèdre Gouraud vieux de plus 800 ans. L'architecture des mai­sons change. Ici les toits sont recouverts de tuiles rouges. Le jaune des paysages arides du sud s'ef­face au profit du vert des cultures. A Azrou, nous nous régalons dans un petit restaurant typique en bordure de rue où mijotent de délicieux tagines à même le trottoir, accompagnés de pains berbères cuits dans un four ancestral, garantie d'un savoir-faire traditionnel.

2018 Maroc (12)Après un thé à la menthe nous retrouvons nos Triumph toujours admirées et photographiées par les nombreux passants. Nous prenons la N8 en direction de Fès. Nous traversons le massif du Kandar. Les paysages sont verdoyants, gros contraste avec le sud ! Nous arrivons au village de lmouzzer-Kandar, passons le col du même nom et descendons sur Fès à l'hôtel Escale, au cœur de la ville nouvelle, pour deux nuits... Le lendemain, nous passons la journée à découvrir le riche patrimoine de cette ville, à nous perdre dans les ruelles de la médina, où derrière chaque mur se cache une merveille. C'est la plus vaste du Maghreb, avec ses nombreux commerces, marchands en tous genres et artisans. Sur la place des ferronniers des hommes martèlent le cuivre ou l'acier avec des gestes séculaires Nous visitons les tanneries, un bouquet de feuilles de menthe sous le nez pour nous prémunir des odeurs que dégage le tannage.

Contact. Moteur, c'est parti pour le 11ème étape : 200 Kilomètres dans le Rif pour Chefchaouen. La route s'étire dans des paysages verdoyants au milieu de vergers, d'oliveraies et de cultures céréalières. Nous traversons de nombreux petits villages. On s'arrête en bordure de la route, attirés par quelques baraquements de marchands qui présentent toutes sortes de paniers... poteries...

2018 Maroc (13)Mais aussi des fruits, grenades et agrumes. On se rapproche de Ouazanne, une des rares villes anciennes qui n'est pas ceinte de remparts. Nous nous arrêtons pour un rapide déjeuner au Motel Rif sur le bord de la route puis on se réinstalle dans nos Triumph pour un dernier galop. On descend sur Chefchaouen par une belle route de montagne, qui offre une vue superbe sur la ville bleue et blanche, encaissée au milieu de montagnes. L'appel à la prière, colporté par les nombreux minarets de la ville, semble saluer notre arrivée. Nous garons nos voitures devant l'hôtel Tarek situé à 10 minutes à pied de la médina. Après avoir pris possession de nos chambres, animés par une envie de découverte, nous partons dans les entrailles de la ville. La grande variété de couleurs des échoppes contraste avec le blanc bleuté des maisons. Les odeurs éveillent nos papilles. Nous prenons un thé à la menthe et quelques pâtisseries à l'ombre d'un mûrier sur une terrasse, au milieu des chants d'oiseaux, en observant les passants et la splendeur de la mosquée et de la porte de la kasbah qui nous font face. Ici, il s'agit de prendre son temps pour mieux profiter. Nous remontons retrouver l'hôtel par des petites rues qui serpentent, pavées de galets. Demain, notre dernière étape nous conduira au port de Tanger Med pour un embarquement à destination de Sète ...mais je reviendrai à Chefchaouen, cette ville calme, qui nous renvoie de multiples sensations de bien-être, de sérénité, où l'on respire un air frais, pour découvrir plus intensément la beauté de ce lieu.

2018 Maroc (14)13ème étape : départ matinal pour profiter de cette dernière journée marocaine. Nous quittons Chefchaouen presque à regret, la fin de ce magnifique rallye touristique est proche ! Nos voitures n'ont pas rencontré de problèmes majeurs et si tout va bien ce soir, elles seront toutes sur le bateau pour retrouver la France. Nous suivons la route jusqu'à Tétouan et nous mettons le cap sur la côte, pour un dernier tagine en bord de mer, passons à Cabo-Negro et longeons la route côtière sur les contreforts du djebel Musa qui fait face au détroit de Gibraltar, avant de plonger sur le port de Tanger Med. Après un ultime apéro autour du Wagonner de Marc et Paul Dormal, nous embarquons pour deux nuits en mer qui clôturent la fin de notre aventure marocaine.

18 Triumph au départ... toutes seront à l'arrivée à Sète et rentreront à leur domicile après un périple global de quelque 4.500 kilomètres sur tous types de route !

Qui a dit que les anglaises ne sont pas fiables ?

 

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