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Triumph Dix Voitures Cinema  
2014 Triumph du Mois Mai Bond 4Bond Equipe


Triumph du mois de mai 2014

sur une idée originale et des photos de Patrice Guérin

traduit de l'anglais par Jean-Paul Lamy

 

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

2014 Triumph du Mois Mai Bond 2 2014 Triumph du Mois Mai Bond 3

 

Un peu d'histoire


Construite à partir d'avril 1963, l'Equipe est la première voiture à quatre roues fabriquée par Bond. L'Equipe d'origine, la GT est construite sur la base d'une Triumph Herald avec une carrosserie fast-back en fibre de verre. Elle utilise des éléments de l'Herald, comme le pare-brise et les portières. Baptisée GT4S, la voiture reçut une face avant équipée de quatre phares et un une trappe d'accès au coffre arrière. Le moteur était le 1147 cc de l'Herald utilisé sur la Spitfire, dont la puissance a été légèrement augmentée, à 63 bhp, puis 67 bhp.

En avril 1967, juste un mois après la sortie de la Triumph Spitfire 1275 cc, la Bond Equipe devenue GT4S 1300 reçut également la nouvelle mécanique Triumph développant 75 bhp (56 Kw), soit un gain de 12% en puissance. Les freins avant à disques furent élargis et la suspension arrière améliorée, sans reprendre toutefois les dernières modifications apportées à la Triumph Spitfire.

Au London Motor Show de 1967, la Bond GT4S fut secondée par la Bond 2-Litre GT, dotée d'une carrosserie plus importante aux lignes plus fluides. Cette voiture était basée sur le châssis de la Triumph Vitesse et utilisait son moteur six cylindres en ligne de 1998 cc développant 71 Kw. La Bond 2-Litre GT fut disponible en coupé, plus tard en cabriolet. La voiture atteignait la vitesse de 100 mph, soit 161 km/h, avec des accélérations tout à fait honorables. En 1968, les améliorations mécaniques apportées à la Triumph Vitesse Mk2 furent adoptées, le cabriolet fit son apparition.

Reliant racheta la firme Bond en 1969 et mit fin à la production en août 1970, avec la fermeture de l'usine de Preston.

2014 Triumph du Mois Mai Bond 1 

Caractéristiques

 

 Constructeur  Bond Cars Limited
 Assemblage  Preston - Royaume-Uni
 Carrosserie  Coupé ou Cabriolet à deux portes   
 Moteur  Triumph - 1147 cc - 1296 cc - 1998 cc    
 Transmission 
 Boîte manuelle à quatre vitesses
   Overdrive optionnel sur 2 Litre  
 Dimensions  Empattement  2.362 mm
   Longueur        4.064 mm
   Largeur          1.524 mm

 


Production

 

 Bond GT 2+2  1963 - Voitures de pré-production  7
 Bond GT 2+2  avril 1963 - octobre 1964 444
 Bond GT 4S  septembre 1964 - janvier 1967             1.934
 Bond GT 4S 1300   février 1967 - août 1972 571

 Bond Equipe 2 Litre Saloon

 janvier 1967 - janvier 1970 591
 Bond Equipe 2 Litre Convertible         janvier 1968 - janvier 1970 841
 Bond Equipe Mk3 prototype  Assemblée à Tamworth 1
 Bond Equipe  Production totale 4.389

 



    

 
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0000 Panorama Hollande Polders   
La HB Special, une hollandaise vitaminée

 
avril 2014

d'après le site internet anglais topgear.com


2014 Triumph du Mois HB Special HollandaiseVoici la HB Special, un roadster retro dû aux frères hollandais Tino et Paul Huet. Elle est construite à partir d’un châssis de Triumph TR6 modifié. Le roadster est motorisé par une version réalésée du six cylindres en ligne de la TR6, qui passe ainsi de 2.5 à 2.7 litres de cylindrée. La voiture est disponible selon plusieurs niveaux de puissance : 160 bhp, 180 bhp et même 210 bhp.

Les frères Huet créèrent ce prototype pour concourrir dans les rallyes européens. En 2009, la forte demande de la clientèle les poussa à produire le roadster HB Special en quantité limitée.

Le prix de cette sportive varie de 67.000 € pour la version 160 bhp à 80.000 € pour la version la plus puissante. Mais, quel que soit le prix, la voiture est vraiment attractive !



    
 
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0000 Panorama Bourgogne
   
Raid des Neiges 2014

Une Triumph TR3 victorieuse

mars 2014

Envoi de Willy Friedli - Responsable de la région Bourgogne
 

2014 Triumph du Mois Raid des Neiges 


Laurent et Dominica Petit, du Triumph Club de France, région Bourgogne : vainqueurs à l'un des célèbres rallyes hivernaux : le Raid des Neiges.

119 équipages y participaient.

En 2013, ils terminent 40ème à ce rallye, cette année en pleine forme, Laurent et Dominica terminent 1er avec une TR3 vert british.

Félicitations à tous les deux !







 


    

 
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Triumph Dix Voitures Cinema Triumph Dolomite Sprint 1978

Flamenco sauce à la menthe

février 2014

Revue Youngtimers n°40 - février 2014

par François-Xavier Basse - Photos Emerick Houplain


Cliquez sur les images pour les agrandir.

 
Conçue pour aller chasser sur les terres bavaroises et lombardes, la Triumph Dolomite Sprint propose une interprétation très anglaise de la berline sportive. Un cocktail étonnant et très... dansant.

2014 Triumph du Mois Dolomite ProfilHarmonie des proportions, équilibre des volumes, beauté et pureté des lignes, mieux qu’une silhouette simplement jolie, la Dolomite propose une jolie promesse de bonheur automobile. Convaincus par cet argument publicitaire imparable et par l'empressement de Nicolas à nous faire essayer sa charrette à bras anglaise, nous voilà lancés sur l'autoroute de l'Arbre (A77), direction Gien. Dehors, il gèle à pierre fendre…

Histoire de nous mettre dans l'ambiance (et nous donner une chance de ne pas arriver destination, c'est tellement plus cocasse), nous avons opté, Emerick et moi, pour la baronne de Coventry, laquelle, une fois de plus, a fait son devoir sans rien réclamer d'autre que de grosses lampées de sans plomb 98. La Jaguar nous surprendra toujours…Une fois sur place, nous la glissons à côté de la magnifique Dolomite Flamenco Red, histoire qu'elles causent un peu fuites d’huile et faux contacts durant le café de ces Messieurs. L'occasion également de revenir sur l'histoire de cette curieuse berline...

Patchwork made in England

Nous sommes en 1965 et la Triumph 1300, première traction avant du groupe British Leyland, a pour mission de succéder à la très populaire Herald. Hélas, elle ne connait pas le même succès. En 1970, les 1300 deviennent 1500 mais demeurent des tractions et, en septembre de cette même année, Triumph commercialise en parallèle la Toledo, une classique berline à propulsion, mue par le 1300 et le 1500. Pour simplifier le tout (hum !) en octobre 1971, le constructeur présente la Dolomite au London Motor Show. Une appellation reprise d'un modèle d'avant-guerre pour désigner une berline « de synthèse.. : caisse de 1500, transmission et suspension arrière de Toledo, habitacle de 2500 et moteur 1850 (le «Slant » que British Leyland fournit à Saab pour sa 99) développant 91 ch. Un setting qui lui permet à peine d’approcher les Alfa Romeo Giulia et BMW 2002. Un peu court donc...

2014 Triumph du Mois Dolomite AVUne équipe d'ingénieurs menée par Spen King phosphore alors sur une culasse à seize soupapes commandées par un arbre cames unique. Avec une cylindrée portée à 1998 cc (au lieu de 1854cc), des chambres de combustion de type compétition (dixit la brochure) et deux gros carburateurs SU Hs6, la fine équipe tire 127 ch, au lieu des 135 attendus.

En juin 1973, avec près d'un an de retard sur les prévisions, la Dolomite 135 (rapidement rebaptisée Sprint pour la raison évoquée ci-dessus) débarque et se proclame première voiture multisoupapes de grande série. Cette « berline grand sport » s’affirme « la plus rapide du moment dans sa classe, et ce à plus de 187 kilomètres/heure » et permet à son pilote « des accélérations foudroyantes ». Rien que ça ! 

Pour digérer le tout, la boîte et le différentiel sont empruntés aux TR et 2000, mais avec des rapports raccourcis, les freins sont agrandis, les suspensions rabaissées et la monte  
pneumatique est majorée.

Dans sa robe Flamenco, notre Sprint excite les sens. Sa ligne élégante et cintrée (signée Michelotti) échappée des années 1960 a été recuisinée à la sauce seventies : calandre à quatre phares sur fond noir, spoiler avant, toit vinyle, double sortie d’échappement et jantes en aluminium côtoient de délicates poignées de portes, un bouchon de réservoir, un rétroviseur obus et des pare-chocs chromés. En la regardant sous toutes les coutures, elle évoque pêle-mêle une Alfa-Romeo Giulia, une BMW ou… une Daf !

Prépa Metge

2014 Triumph du Mois Dolomite InterieurMême topo à bord avec du vrai bois (du noyer poli) fixé à l'aide de vis apparentes pour la planche de bord et les contreportes et une batterie de cadrans Smiths. Seule l'horloge analogique fait exception à la règle : c’est une Kienzle (allemande, donc). On s’amuse également du camembert de voyants multicolores pile dans l'axe du regard du conducteur. Posé sur des sièges avant repris de la 1850, aussi larges que peu enveloppants, on note qu'un effort particulier a été apporté à l'équipement et au bien-être  à bord : colonne de direction réglable, appui-têtes et déflecteurs à l'avant, « somptueuse banquette agrémentée d’un accoudoir central escamotable » (sont-ils flagorneurs ces Anglais), quatre cendriers et j’en passe.

Bref, un petit boudoir comme seuls les britanniques savent en aménager. Reste à évoquer la position de conduite. Du haut de mon mètre quatre-vingt-quatre, avec ce volant incliné à l'horizontale, on oscille entre le kart de location et le tracteur de tonte, mais on s’y fait !

Avant de tourner la clé, j’apprends que notre exemplaire bénéficie d’une préparation réalisée à l'époque par l'atelier de René Metge, visant tout é la fois à fiabiliser la mécanique et à l'optimiser : culasse retravaillée pour un meilleur refroidissement, arbre à cames plus pointu, bloc réalésé à 2,1 litre et ventilateur électrique. Le gain de puissance est estimé à 25 ch, ce qui porterait le total à +/- 150 ch. Pour rigidifier les trains roulants-sans dénaturer le comportement, des combinés Spax réglables et des silentblocs en polyuréthane ont été montés.
2014 Triumph du Mois Dolomite DetailsA la mise à feu, vous savez que vous êtes dans une anglaise, pas parce que ça sent soudainement l’huile chaude (encore que…), mais plutôt à cause de ce grondement caractéristique que l’on retrouve de la Mini Cooper à la TR3. Dès les premiers mètres, vous percevez également cette complainte typique émanant de la boite de vitesses, au maniement et aux verrouillages parfaits, et pourvue de l'indispensable overdrive, qui soulage vos tympans sur les grands axes (d’environ 1.000 tours/minute à 130 kilomètres/heure, le régime passant de 4.500 à 3.500 tours/minute).

Rock n’roll

2014 Triumph du Mois Dolomite MoteurÉtonnamment, bien que sérieusement revue, la mécanique permet d'enrouler sur le couple. C’est à ce point : en conduite paisible, vous pouvez enquiller le rapport supérieur dès 2.000 tours/minute et la Sprint reprend de plus belle, sans renâcler. Comme avec n'importe quelle longue course d’outre-Manche, me direz-vous. Oui, sauf qu’ici ce n'est pas le cas (moteur supercarré avec alésage supérieur à la course) et qu'il y a une vie après 4.000 tours/minute, comme semble l'indiquer le compte-tours, dont la zone rouge débute à 6.500.

Sortie de rond-point, un joli bout droit à 2 x 2 voies nous invite à ouvrir le débat, tandis que Nicolas, le propriétaire, m'enjoint à essorer le compte-tours Jusqu'au bout. Voilà qui parait pour le moins contre-nature au volant d'une anglaise. Mais pas de doute, ça le fait et même très bien ! Passé les 4.000 tours/minute, la sonorité se rapproche de celle du Bialbero milanais, mais en plus sourde. Et surtout la Sprint en redemande, séchant sur place la plupart des TDI. Pensez, 150 ch pour 1015 kg, ça déménage un brin, et dans un barouf du diable qui plus est.

A l'abordage du rond-point suivant, vous voilà à converser plus avant avec le volant. Un dialogue de sourds tant La direction se montre floue. Les freins ? Il y en a un peu, mais il faut appuyer fort sur la pédale. Cap maintenant sur les départementales en sous-bois. En haussant le ton, la chose se confirme : au volant de la Sprint, c'est le pilote qui s'adapte à la voiture et non l’inverse. Un postulat qui, dans le cas présent, suppose une âme d’artiste.  Moteur enchanteur, train avant paresseux, direction taiseuse, essieu arrière chahuteur… Vous avez tout intérêt à manger du tigre au petit déjeuner avant d’en prendre le manche.

Haute en couleur, la conduite de la Sprint n'en reste pas moins très enthousiasmante. Brouillonne mais brillante, la « Dolo » est une auto tries attachante, que quelques grands pilotes (Jean-Pierre Jaussaud, René Metge) ont su dompter pour en tirer le meilleur. Preuve que la bête a du potentiel. Personnellement, j'achète !
2014 Triumph du Mois Dolomite AR

Caractéristiques techniques


Moteur 4 cylindres en ligne, 16 soupapes en position longitudinale avant
Puissance fiscale fiscale 11 Cv Cylindrée 1998 cc
Puissance maximum 127 ch à 5.700 t/mn
Couple maximum 166 Nm à 4.500 t/mn
Rapport volumétrique 9,5 à 1
Transmission aux roues arrière, boîte mécanique à cinq rapports + OD
Direction à crémaillère
Freins avant à disque, freins arrière à tambour
Structure/carrosserie Berline à quatre portes, cinq places, monocoque en acier
Suspension AV ressorts hélicoïdaux amortisseurs télescopiques
Suspension AR essieu rigide, ressorts hélicoïdaux, jambe de force et bielle transversale, amortisseurs télescopiques
Pneumatiques 175/70 HR
Dimensions 4.115 x 1.568 x 1.372
Empattement 2.454 - Voie AV 1.356 – Voie AR 1.290
Poids 1.015 Kg
Coffre 380 litres
Réservoir 57 litres
Vitesse maximale 187 Km/h
Accélérations - 0 à 100 Km/h 9,8s – 1.000 m  départ arrêté 31s
Consommation moyenne : 8 l/100 Km (SP98)

 

Guide d'achat

Commercialisée en juin 1973, la Sprint a été produite à 22.941 exemplaires jusqu’en août 1980, dont 356 auraient été immatriculées chez nous. En option, il était possible de choisir notamment un autobloquant ou une boîte automatique Borg-Warner à trois rapports.

Bonne chasse !

Au moment où nous écrivons ces lignes, moins de dix Dolomite Sprint sont à vendre dans toute l’Europe, de 5.000 à 14.500 €, avec une moyenne de 9.000-10.000 € pour repartir au volant d'une auto en état correct. A vous de jouer !

Check-up express

On ne voudrait pas vous faire fuir, mais c'est vrai que la réputation de la Dolomite Sprint la précède. Côté structure, il faut tout vérifier : bas de caisse, passages de roue, coffre (gangréné au niveau des doublures), plancher, berceau (au niveau de la fixation au-dessus des phares), baie de pare-brise, toit vinyle (çà pourrit en-dessous) et ouvrants.

Mécaniquement, c'était une catastrophe à l'époque ! (l'industrie britannique n’était pas au meilleur de sa forme), mais la plupart des Sprint ont été fiabilisées, notamment au niveau du refroidissement. Pour bien faire, lors de la réfection passée, présente ou à venir, optez pour des pistons Mahle, des bielles de bonne qualité et un kit d'allumage électronique. Le faisceau électrique comme les périphériques (alternateur, démarreur, etc.) souffrent également de la chaleur ambiante sous le capot et ont une durée de vie limitée. L'échappement d'origine retient l’eau et s'autodétruit à vitesse grand V. Pour finir, soyez vigilant sur l'état des trains roulants (rotules, silentblocs), qui peuvent transfigurer le comportement de l'auto d'un extrême à l’autre.

Dans l’habitacle, les sièges s’usent rien qu’à les regarder, les boiseries craquent, la casquette de le planche de bord finit par se fendre et l'électricité s’en remet à ce bon vieux Lucas, dont on connaît l'humeur facétieuse. Soyez tatillon sur les éléments d'accastillage, qui sont les plus difficiles à trouver, au contraire des pièces mécaniques, pour lesquelles les spécialistes abondent de l'autre côté de la Manche.

Maintenance « old school »

Hasard ou coïncidence, le manuel prévoit de s'assurer que le moteur et ta boîte ne produisent pas de fuites, et ce tous les 5.000 km ! Pour le reste, vidange moteur (+ graissages divers), lubrification de l'allumeur et réglage de l'allumage tous les 10.000 km (huile 10W40), remplacement des bougies, du filtre à air, nettoyage du filtre de la pompe à carburant et lubrification des moyeux arrière tous les 20.000 km, liquide de freins tous les 30.000 km ou tous les 18 mois, remplacement de l’épurateur dans l'ensemble servofrein et de la distribution tous les 60.000 km ou tous les trois ans.

Mes bonnes adresses

Clubs et forums

Triumph Club de France : www.triumph-club-de-france.fr
Dolomite Sprint Website : www.dolomitesprint.com
Triumph Dolomite Club :   www.triumphdolomite.co.uk

Entretien et pièces

Rimmer Bross : www.rimmerbross.co.uk
Sprintspeed :   www.sprintspeed.co.uk


Un peu de lecture (en anglais)

Triumph Dolomite Sprint - Official Workshop Manual – Standard Triumph LdtTriumph, Sport & Elegance - Bill Piggott - Haynes Publishing
 

Cinq raisons de vous laisser tenter

♥ Moteur enchanteur et boîte parfaite
♥ Conduite distrayante
♥ Ligne élégante
♥ Présentation à l’anglaise
♥ Plus rare que la GTI du voisin

Cinq raisons d’y réfléchir à deux fois

♠ Rare en bon état
♠ A fiabiliser avant usage
♠ Comportement parfois sauvage
♠ Direction douteuse
♠ Niveau sonore limitant les conversations  


 
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L’Acclaim restera-t-elle la dernière Triumph ?

Triumph du mois de janvier 2014


par Jean-Paul Lamy

 
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Tempête sur l’Angleterre… Au tout début des années 80, l’automobile britannique connaît une crise sans précédent. Le groupe British-Leyland est confronté à de grandes difficultés dans un climat social tendu. L’entreprise rassemblant un grand nombre des firmes concurrentes en difficulté est devenue un monstre tentaculaire ingérable. Le vieillissement de gammes souvent redondantes et l’arrivée de nouvelles normes imposent un renouvellement complet de l’offre.

Les marques emblématiques du groupe, pour ne citer que les plus connues, Austin, Morris, MG, Riley et Wolseley s’effondrent. Jaguar est en proie à la concurrence des voitures allemandes de haut de gamme. Land-Rover survit dans son marché de niche. Rover connaît pourtant un certain succès, mais uniquement grâce à son modèle SD1, particulièrement réussi.

2014 Triumph du Mois Acclaim (3)La crise est grave et la marque Triumph est au plus mal. En 1980 l’usine de Canley est définitivement fermée, entrainant l’arrêt de la production des Triumph Spitfire et Dolomite. La fin est proche : le 5 octobre 1981 les dernières Triumph TR7 et TR8 tombent des chaînes de l’usine de Solihull. La direction du groupe ne peut plus compter sur les ressources internes de l’entreprise, tant humaines que financières. Pour assurer l’avenir, elle recherche une solution à moindres frais.

De son côté, Honda connaît un succès extraordinaire avec son modèle Civic. Des quotas d’importation drastiques freinent ses ventes en Europe, mais il existe une manière de contourner ce protectionnisme. En effet, la Communauté Européenne considère comme européenne toute voiture construite sur le sol de la Communauté, dès lors que plus de 50% des composants sont produits sur place.

2014 Triumph du Mois Acclaim (4)Honda approche donc le groupe British-Leyland et lui propose d’assembler la version tri-corps de la Civic II, la Honda Ballade, puis de la diffuser sous la marque Triumph. Ce sera la Triumph Acclaim dont il est question ici. Certes, cette voiture ne bénéficiera pas de la même notoriété que roadsters et cabriolets sportifs « so british », mais ce sera un succès commercial inespéré. La firme Triumph ne s’est-elle pas déjà octroyé une solide réputation en construisant également des berlines haut de gamme ou sportives ?

Produite de 1981 à 1984 sur le sol britannique, la dernière Triumph connaitra donc une véritable « success story », la production totale s’élevant à 133.600 exemplaires, un record dans le contexte de l’époque. Il convient de préciser que Honda s’était interdit d’importer son modèle Ballade en Europe, alors que cette auto, tout comme la Civic, connaissait un très large succès à l’échelle mondiale.

Le groupe British-Leyland, en grande difficulté financière, fera ainsi l’économie des frais d’étude et de développement. La recherche de l’économie d’échelle est partout : 2014 Triumph du Mois Acclaim (5)une seule berline tri-corps, un seul moteur, quelques différences peu visibles avec la version d’origine japonaise, comme l’adoption d’un carburateur à double corps et le recours à un train avant de type McPherson. Pour séduire le marché européen, la finition intérieure est beaucoup plus élaborée, avec divers niveaux de finition : L HL HLS et CD. Avec son moteur de 70 CV, elle peut rouler à 150 kilomètre-heure, mais elle ne fera pas oublier la performante Dolomite Sprint.

L’embellie de Triumph sera de courte durée. En 1984, le groupe British-Leyland retient la firme Rover pour produire le modèle qui succèdera à l’Acclaim. Ce sera la Rover 200, dérivée de la toute dernière Honda Ballade. Et depuis maintenant plus de trente ans, la Fée Triumph sommeille en attendant son prince charmant…

2012 Triumph BMW ProjectEt demain ?... Aujourd’hui, c’est le groupe BMW qui tient entre ses mains le sort de Triumph. Après la débâcle du groupe British-Leyland, la firme de Munich a racheté les constructeurs à forte notoriété, Mini, Jaguar et Land-Rover, avant de céder les deux derniers au groupe indien Tata. S’il a conservé des marques réputées, comme Triumph, c’est qu’il en a l’utilité. Ces dernières années, BMW a bien présenté quelques prototypes laissant augurer d’une renaissance probable de la marque Triumph, mais jusqu’à aujourd’hui ces projets sont restés sans lendemain. Gardons toutefois espoir…

L’Acclaim d’origine japonaise n’était certes pas une Triumph purement britannique, mais une métisse qui sut faire bonne figure au pays de sa Gracieuse Majesté.

Le Triumph Club de France, club de toutes les Triumph, ne pouvait ignorer la dernière voiture arborant les couleurs de la marque légendaire. 

 



Fiche technique


Moteur                         4 cylindres en ligne, essence
Carburant                    Essence
Disposition                   Transversale avant
Cylindrée                     1.335 cm³
Alésage-course :          72 x 82 mm
Compression                8,4:1
Puissance maxi             70 Cv à 5.750 tours/minute
Distribution                  Arbre à cames en tête
Alimentation                 Carburateur double corps horizontal
Transmission                Traction
Boîte de vitesses           Manuelle à 5 rapports ou automatique à 3 rapports
Direction                       Crémaillère
Suspension AV              Roues indépendantes et ressorts hélicoïdaux
Suspension AR              Roues indépendantes et ressorts hélicoïdaux
Longueur                      4.095 mm
Largeur                         1.600 mm
Hauteur                        1.340 mm
Empattement                2.320 mm
Voie AV                        1.360 mm
Voie AR                        1.380 mm
Pneus AV et AR             155 x 13
Freins AV                      Disques
Freins AR                      Tambours
Vitesse maximale          154 kilomètre-heure
Réservoir                      46 litres
Poids                            809 kilogrammes


 
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