Quoi de neuf ?

0000 Derniers Articles 1 France 1 Verte
0000 Vichy 1 France 1 Verte
0000 Forez Acte 3 1 France 1 Verte
2018 Franco Suisse 1 0000 Franco Suisse 1
2018 Event 1 0000 Champagne 1
2017 TR Euromeeting 1 0000 Drapeau Allemand 1
2016 Entente Cordiale 1 France 1 Verte
0000 Splendida Sicilia 1 0000 Drapeau Italien 1
Imprimer Envoyer

2018 07 Triumph du Mois TR3A BandeauMystérieuse Triumph TR3 du Québec

 

Triumph du mois de juillet 2018

Rétroviseur du 22 novembre 2006

Alain Raymond - Collaboration spéciale

 

L'archétype du roadster anglais commence dans la vie sous les traits d'un laideron présenté au public à l'occasion du Salon de Londres de 1952. Il faut dire que Triumph n'avait jamais produit de voiture sport auparavant, se spécialisant jusque-là dans les berlines à vocation familiale, des voitures traditionnelles au style lourdaud.

Observant avec envie le marché croissant du roadster en Amérique, les dirigeants de Standard-Triumph décident de profiter de l'engouement des Nord-Américains pour les « petites anglaises ».

Le prototype est franchement trop laid, surtout lorsqu'on le compare à la séduisante Austin-Healey 100 dévoilée au même salon. En outre, selon les chroniqueurs de l'époque, le comportement routier de la Triumph n'a rien de sportif non plus. D'où le retour à la planche de dessin et le dévoilement, un an plus tard au Salon de Genève, de la TR2, entièrement revue et corrigée. Notons au passage qu'il n'y a jamais eu de TR1, le premier modèle étant resté à l'état de prototype.

Animée par le 4 cylindres de 2 litres provenant de la berline Mayflower, la nouvelle venue dépasse la marque des 100 mph (160 km/h) qui sert de barème aux fervents de voitures sport des deux côtés de l'Atlantique. Ajoutons à ces performances la présence d'une boîte à rapport surmultiplié autorisant une belle économie d'essence.

Conforme aux canons techniques de l'époque, la TR2 est montée sur un châssis poutre assorti d'une suspension indépendante à l'avant et d'un essieu rigide arrière suspendu par les classiques ressorts à lames. Judicieusement renforcé par un X central et des traverses en acier, le châssis bénéficie d'une belle rigidité et d'une robustesse notable.

Pour minimiser les coûts de production, les concepteurs optent pour une carrosserie au dessin simplifié qui présente à l'avant un trou béant servant de prise d'air pour le radiateur. Simple mais pas très esthétique, ce dessin est revu sur la TR3, née en 1956 et qui est munie d'une calandre couvrant toute la largeur du museau.

Outre la calandre, la TR3 adopte aussi les freins à disque à l'avant, une première pour une voiture anglaise produite en grande série. Quant au moteur, il monte en puissance et, avec la version TR3A, il atteint le chiffre magique des 100 chevaux, procurant au sympathique roadster des performances enviables. Alliant performances, robustesse et prix abordable, la TR3 devient ainsi le roadster anglais le plus vendu en Amérique, confirmant ainsi la vision des dirigeants de Standard-Triumph.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

2018 07 Triumph du Mois TR3A MercierS'il est une contrée en Amérique du Nord où les petites anglaises ont connu un beau succès, c'est au Québec. Un succès qui se perpétue avec une multitude de collectionneurs et de clubs de voitures anglaises.Parmi eux, Michel Mercier, de Lévis. « J'ai toujours aimé les anglaises », assure-t-il. Cette TR3 1959 est ma première voiture ancienne. Je l'ai achetée en 2000. Comme vous pouvez le voir sur la photo, elle est assez spéciale. Sa carrosserie entièrement en fibre de verre a été réalisée au Québec. Son constructeur, dont je n'ai pas encore retrouvé la trace, en avait construit trois ou quatre. Celle-ci aurait couru au Circuit Mont-Tremblant dans les années 60. La carrosserie monocoque ne compte pas d'ouverture pour les portes, ce qui la rend très rigide.

Évidemment, ce n'est pas facile de monter à bord, mais les deux rideaux latéraux qui s'ouvrent vers l'avant facilitent un peu la manœuvre. Même chose pour le coffre : il n'existe pas mais vous avez accès à un compartiment derrière les sièges. Remarquez aussi les enjoliveurs intégraux en acier inoxydable qui favorisent l'aérodynamique. Grâce à la fibre de verre, la carrosserie est très légère, ce qui permet d'améliorer les performances. Le pare-brise était aussi abaissé pour réduire la résistance au vent, mais je l'ai remplacé par un pare-brise d'origine. C'est plus confortable pour les balades. Ainsi parée, avec sa robe légère et ses 100 chevaux, parions que cette « petite anglaise » pouvait se mesurer sans rougir à quelques grandes.

Question de compléter mon dossier et les archives de Michel Mercier, si vous connaissez l'historique de la transformation de cette TR3 au Québec, nous serons très heureux de vous lire.

 


 
 

 

 

© Triumph Club de France- Association à but non lucratif - Loi de 1901 - Logiciel Joomla 1.5.26 - Licence GNU/GPL           V02.5